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Niger Mise à jour sur la sécurité alimentaire : Les prix élevés et les conflits restent les principaux facteurs limitant l’accès alimentaire, avril 2021

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MESSAGES CLÉS

  • A la faveur d’une production agricole jugée globalement moyenne, les stocks céréaliers des ménages se sont épuisés suivant la tendance saisonnière normale. Les productions agricoles en maraichage contribuent à assurer les disponibilités et les revenus des ménages y compris pour les ménages pauvres. Cela permet la prévalence d’une insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) dans la majorité des zones de moyens d’existence.

  • Les contraintes liées à la hausse des prix et les conflits provoquant l’insécurité, le dysfonctionnement des marchés et des activités de moyens d’existence affectent négativement les ménages pauvres dans certaines zones. Les ménages des zones pastorales se retrouvent dans une ’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC), dont les dépenses se limitent aux dépenses alimentaires à cause du niveau élevé des prix des produits. Toutefois, la Crise (Phase 3 de l’IPC) est attendue dans les zones soumises aux conflits et l’accès humanitaire est limité alors que le Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) est attendue dans les zones affectées par les conflits mais les ménages accèdent à l’aide alimentaire.

  • Malgré un bilan pluviométrique excédentaire ayant engendré le remplissage satisfaisant des mares temporaires et permanentes et une régénération normale des plantes fourragères, les conditions pastorales se sont dégradées suite à l’insécurité qui continue de perturber la transhumance et l’accès aux ressources en pâturages et en eaux pour les animaux. La transhumance est aussi limitée à cause de la fermeture des frontières liée au COVID19. Les espèces animales les plus affectées sont les gros ruminants qui constituent l’essentiel des animaux transhumants dont les prix sont d’ailleurs inferieurs à la moyenne. L’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 IPC) prévaut chez les ménages pauvres de cette zone jusqu’en mai suite aux effets conjugués de ce blocage de la mobilité et de la faible demande à l’exportation sur les moyens d’existence.