Lorsqu’un enfant souffre de sous-nutrition, les conséquences négatives de cette situation le suivent pour le restant de ses jours. Ces conséquences négatives ont également des effets graves sur les économies où l’enfant vit, apprend et travaille.
Résumé
L’étude sur le coût de la faim en Afrique (CDFA) est une initiative régionale menée par la Commission de l’Union Africaine à travers laquelle les pays sont en mesure d’estimer l’impact social et économique de la sous-nutrition chez l’enfant pour une année donnée. Au vu de l’importance des questions de nutrition pour le Niger, le Gouvernement a décidé de mettre en œuvre cette étude afin d’apprécier les conséquences sociales et économiques de la sous-nutrition des enfants de moins de cinq ans dans le pays.
L’étude montre que la sous-nutrition chez l’enfant n’est pas seulement un problème social mais aussi économique, puisque les pertes annuelles dues à la sous-nutrition passée et présente des enfants sont considérables. Les résultats de l’étude CDFA réalisée dans les pays de la première phase ont été présentés en mars 2012 aux Ministres africains des finances, de la planification et du développement économique, réunis à Addis-Abeba (Ethiopie). Ces derniers ont adopté la Résolution 898 dans laquelle ils ont confirmé l’importance de l’étude et recommandé sa poursuite au-delà de sa phase initiale.
Les données utilisées pour l’étude ont été essentiellement recueillies auprès de l’Institut National de la Statistique (INS) et d’autres structures telles que les Directions des Statistiques des Ministères de la Santé, des Enseignements Primaire et du Secondaire. Les principaux documents nationaux exploités sont : EDSN 2012 ; RGPH 2012 ; Comptes Economiques de la Nation 2006 à 2014 ; Enquêtes SMART 2006 à 2014 ; ECVMA 2011 et 2014 ; RESEN 2010, Comptes Nationaux de la Santé 2011 à 2014 ; les Annuaires des statistiques de l’éducation 2014, de la santé 2014 et de l’INS 2010 à 2014.
Des données complémentaires ont été recueillies dans la base de données de la Division de la population des Nations unies, la base de données des indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale. En outre, une collecte de données primaires a été réalisée, notamment au niveau du secteur de la santé.
La magnitude des coûts sociaux et économiques engendrés par la sous-nutrition indique l’urgence pour l’Etat nigérien à mobiliser davantage d’efforts pour réduire de manière significative le niveau et les effets de la sous-nutrition. Pour cela, il est nécessaire de:
• Accélérer l’adoption et la mise en œuvre de la Politique Nationale de la Sécurité Nutritionnelle (PNSN) ;
• Mobiliser plus de ressources pour la mise en œuvre de la PNSN.