ECHO Factsheet – Afrique australe et l'océan Indien – Octobre 2019

Introduction

Les cyclones, les inondations, les sécheresses et les épidémies continuent d'accabler des millions de personnes dans la région de l’Afrique australe et de l’océan Indien. Le cyclone tropical Idai a frappé le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi en mars 2019, laissant derrière lui plus de 3 millions de personnes tributaires d’une aide humanitaire. Il a été suivi peu après par le cyclone tropical Kenneth, qui a touché les Comores et le Mozambique. Les systèmes d’alerte rapide et les mesures prises à un stade précoce peuvent réduire l’impact des catastrophes naturelles. L’aide de l’UE contribue à renforcer la capacité des collectivités et des autorités chargées de la gestion des catastrophes à faire face aux catastrophes naturelles récurrentes.

Quels sont les besoins ?

Les phénomènes météorologiques extrêmes sont fréquents dans la région de l’Afrique australe et de l’océan Indien. Ils se multiplient et s’intensifient sous l’effet du changement climatique.

La situation alimentaire et nutritionnelle dans la région se détériore, alors que les ménages subissent les conséquences de catastrophes récurrentes qui ont gravement endommagé leurs récoltes et perturbé l’accès à la nourriture. En mars 2019, le cyclone tropical Idai a frappé le centre du Mozambique, provoquant des pluies et des inondations dévastatrices qui ont fait 3 millions de sinistrés nécessitant une aide d’urgence au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe. 950 personnes ont perdu la vie, tandis que quantité d’autres ont perdu leur logement et leurs moyens de subsistance. Des zones de terres cultivées ont été endommagées par les inondations, ce qui suscite des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire pour la prochaine période de soudure. Au Zimbabwe, les inondations ont exacerbé une crise de sécurité alimentaire déjà existante, liée à la sécheresse et à une situation économique instable, touchant près de 3 millions de personnes. À peine six semaines plus tard, un autre cyclone a frappé le nord du Mozambique et les Comores, créant des besoins humanitaires supplémentaires.

En Afrique australe, la saison des pluies 2018-19 dans les pays du centre et de l’ouest de la région est la plus sèche enregistrée depuis 1981. En mai 2019, la Namibie a décrété l’état d’urgence en raison de la sécheresse. On observe une baisse considérable de la production alimentaire dans l’ensemble de la région, s’ajoutant à la mortalité du bétail.

En quoi consiste notre aide ?

Depuis 2014, l’UE a fourni à la région de l’Afrique australe et de l’océan Indien une aide humanitaire d’un montant de plus de 125 millions d’euros pour le financement de la préparation aux catastrophes, la réaction d’urgence et l’aide alimentaire.

En 2019, l’UE soutient l’action humanitaire dans la région avec un financement de 24 millions d’euros. Sur ce montant, 7 millions d’euros sont consacrés à la préparation aux catastrophes, tandis qu’environ 17 millions d’euros ont été mobilisés au titre de l’aide humanitaire pour faire face aux effets dévastateurs des cyclones Idai et Kenneth. Le financement de l’UE a fourni aux personnes dans le besoin au Mozambique, au Malawi, au Zimbabwe et aux Comores des denrées alimentaires, des abris, des soins de santé, de l’eau, des services d’assainissement et d’hygiène (WASH), et a apporté un soutien logistique pour atteindre les zones isolées et coupées du monde. Au Zimbabwe, en plus d'aider les populations touchées par les inondations, les fonds de l’UE viennent en aide aux personnes touchées par la crise de l’insécurité alimentaire. Des équipes de protection civile de plusieurs pays de l’UE ont également été déployées au Mozambique dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’UE. Leur intervention d’urgence a permis de mener des opérations de recherche et de sauvetage, de mettre en place des hôpitaux de campagne d’urgence, des systèmes de purification de l’eau et un réseau de télécommunications soutenant les travailleurs humanitaires. Le service Copernicus de gestion des urgences de la Commission européenne a été activé pour fournir régulièrement des cartes de référence pour les trois pays. Montrant l’ampleur des dégâts et les zones inaccessibles, ces cartes ont été extrêmement utiles pour les organismes participant aux interventions d’urgence. L’UE soutient les activités de préparation aux catastrophes visant à renforcer les capacités de préparation et de réaction aux catastrophes des communautés et des organes locaux chargés de la protection civile. Plusieurs projets financés par l’UE font appel à la technologie et à des approches novatrices telles des drones pour cartographier les zones à haut risque - utilisés en réponse à Idai au Mozambique - ou la messagerie mobile textuelle en vrac pour avertir les communautés de dangers imminents. La préparation et l’action rapide peuvent réduire l’incidence des catastrophes naturelles et contribuer à éviter la perte de vies, de moyens de subsistance et de biens. Une plus grande attention est accordée à la préparation aux catastrophes dans les écoles grâce à la promotion de structures d’apprentissage sûres, à la formation des enseignants à l’alerte précoce et à l’information des enfants sur la manière de rester en sécurité.

L’aide humanitaire de l’UE joue un rôle central dans la promotion de systèmes en mesure d'apporter rapidement des aides d’urgence en espèces aux personnes vulnérables touchées par des catastrophes soudaines. Cela permet d’éviter que ces personnes ne soient contraintes de vendre leurs possessions pour pouvoir s'acheter de quoi se nourrir et ne se retrouvent encore moins en mesure de faire face à la catastrophe suivante.

Le 1er juin 2019, l’UE a promis, lors de la Conférence internationale des donateurs au Mozambique, un montant supplémentaire de 100 millions d’euros destiné à aider le pays dans ses efforts de redressement et à renforcer sa résilience.

L’UE fournira en outre au Zimbabwe 10 millions d’euros supplémentaires de financement en vue de répondre aux besoins humanitaires dans le pays dus à une combinaison de catastrophes climatiques (cyclone Idai et sécheresse) et à la détérioration de la situation économique.

Dernière mise à jour 01/07/2019