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Mauritanie: Vers une croissance inclusive partagée dans le Hodh el Chargui : Potentiels, vulnérabilités et pistes d’investissements urbains à Nema, Bassikounou et Adel Bagrou

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RÉSUMÉ EXÉCUTIF

L’économie du Hodh el Chargui est traditionnellement intégrée à l’économie malienne et historiquement animée par les dynamiques d’échanges des nomades transhumants. Les produits céréaliers, les épices, les étoffes en provenance du Mali ou encore le bois de Côte d’Ivoire ont longtemps été objets d’échange sur le sol mauritanien jusqu’à l’intensification et la diversification des relations commerciales incluant dorénavant des produits électroniques et des véhicules. Parmi les produits clés exportés vers le Mali depuis la Mauritanie figurent le riz, le sucre, les huiles, le miel et les peaux, tous vendus ou échangés. Autour de ces échanges évoluent des dynamiques économiques de première importance pour les populations locales en termes d’emplois, de revenus et d’activités – quand bien même le suivi par les services douaniers ne permet pas à l’heure actuelle de mesurer tant l’impact que le potentiel pour le développement local.

Dans les années 90 et depuis 2012, l’émergence de conflits et de l’insécurité au nord jusqu’au centre du Mali ont perturbé les dynamiques, depuis la transhumance des troupeaux jusqu’aux échanges commerciaux. Une partie de la population des zones affectées est entrée en exil vers des territoires connus et souvent sociologiquement proches, mobilisant autour des sites temporaires d’accueil des réseaux d’échanges et de solidarité. En Mauritanie, la réponse humanitaire par ailleurs déployée par les autorités nationales et leurs partenaires, a apporté en second lieu, et au-delà de la protection, une gamme de services sociaux et sanitaires basiques ayant permis d’améliorer considérablement les conditions sanitaires, sociales et éducatives des populations réfugiées dans le camp de Mbera.

Le déploiement de cette réponse humanitaire a particulièrement mis en exergue les défis structurels locaux de pauvreté économique et sociale, de faible accès aux infrastructures et services sociaux de base ou encore de manque d’opportunités structurantes pour l’emploi et l’insertion économique d’une population locale majoritairement jeune.