Mauritanie: Perspectives sur la sécurité alimentaire Octobre 2017 à Mai 2018

Report
from Famine Early Warning System Network
Published on 31 Oct 2017 View Original

Une situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) probable dans l’ouest de la zone agropastorale

MESSAGES CLÉS

  • L’irrégularité et l’insuffisance des pluies ont gravement affecté les productions laitières et agricoles ainsi que les revenus qui en provenaient, dans l’ouest de la zone agropastorale. Sur les 551266 personnes en situation de Stress (Phase 2 de l’IPC), pour cause de déficit de protection de leurs moyens d’existence, depuis quatre années consécutives, environ 137817 (25pour cent) considérées comme très pauvres, pourraient également connaitre des deficits de consommation qui les placeront, entre janvier et mai, en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC). Le PAM continue d’assurer une assistance alimentaire et monétaire aux 51 577 réfugiés maliens du de Mberra.

  • En raison des mauvaises conditions pastorales, des transhumances saisonnières inhabituelles et des besoins de consommation (achat de céréales du fait de l’échec des cultures pluviales), les ventes animales se sont multipliées aussi bien dans les zones agricoles que dans les zones pastorales et les prix des animaux sont en baisse dans la plupart des marchés de bétail. Cette nouvelle pression qui s’exerce sur ce moyen d’existence déjà affaibli par quatre années de surexploitation.
    L’appauvrissement en cours de ces agropasteurs pourrait entrainer des modifications de leurs modes de vie et leur identité.

  • L’approvisionnement des marchés de consommation en denrées alimentaires importées (riz, blé, huile, sucre etc.) est régulier et suffisant et celui des céréales traditionnelles est, malgré la mauvaise production pluviale de septembre, en nette amélioration grâce à la recrudescence des flux maliens. Les prix du blé, actuellement principale céréale consommée par les pauvres, jusque-là stable commence à s’élever avec la demande des éleveurs, alors que leurs revenus accusent de très fortes baisses rapport à une année moyenne.