Mauritania

Mauritanie: Mise à jour du suivi à distance, juin 2020

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Les mesures restrictives continueront d’impacter négativement la transhumance et les revenus des pauvres

MESSAGES CLÉS

• La pandémie de COVID-19 continue de se propager et de s’aggraver dans le pays, justifiant le maintien des mesures restrictives qui affectent négativement les revenus des pauvres du secteur informel dans les villes et aussi les revenus et les transferts de la migration saisonnière. Les transhumants continuent aussi de subir les conséquences néfastes de la fermeture des frontières et la dégradation des ressources alimentaires le long de la frontière avec le Mali et le Sénégal affectent négativement l’état d’embonpoint de leurs animaux.

• Près de 69% des pauvres devraient recevoir des transferts monétaires suffisants pour satisfaire à leurs besoins essentiels entre juin et septembre. Cela renforcera leur accès alimentaire et favorisera ainsi une insécurité alimentaire aigue Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) dans la zone de culture pluviale plus exposée à l’effet cumulé d’une soudure précoce et d’une perte de revenu suite aux mesures restrictives du COVID-19.

• Les ménages pauvres de Nouakchott et des autres centres urbains ont subi des pertes d’opportunité d’emplois et des baisses de revenus lors des restrictions contre la propagation du COVID-19 telles que la fermeture des points de commerces, des restaurants, le couvre-feu, et des restrictions de déplacement. Bien que certaines restrictions ont été assouplies en juin (ouverture du commerce et des restaurants moyennant le respect des mesures barrières), les ménages, en particuliers ceux du secteur informel, continuent de faire face au ralentissement de l’économie et sont actuellement en insécurité alimentaire Minimale ! (Phase 1 ! de l’IPC) suite aux distributions de kits alimentaires réalisées depuis avril et aux transferts monétaires en cours.

• L’installation à temps des pluies dans le pays et la poursuite d’une saison normale permettront des récoltes moyennes et l’accès typique au lait et produits animaux, ce qui favorisera une normalisation de la situation alimentaire des ménages entre octobre et janvier. Toutefois, le ralentissement de l’économie, la baisse de la demande de maind’œuvre et les pertes d’emplois pourraient encore impacter négativement les revenus des ménages pauvres surtout en milieu urbain et dans la zone agricole.