Mauritania

Mauritanie: Mise à jour du suivi à distance, février 2020

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La distribution de cash permet aux ménages de faire face à la baisse des revenus issus des transferts et de la migration

MESSAGES CLÉS

• Les stocks moyens ou supérieurs issus de l’autoproduction, les récoltes additionnelles attendues de la contre-saison froide et chaude, et les distributions de cash en cours permettant aux ménages pauvres de compenser les pertes de revenu des transferts de la migration et du secteur informel, favoriseront un accès alimentaire typique des ménages jusqu’en mai et une insécurité alimentaire aigue Minimale ! (IPC Phase 1 !).

• Entre juin et septembre, les moyens d’existence resteront sous pression en particulier dans les zones agropastorale (MR07) et de cultures pluviales (MR09) et en milieu urbain en raison de la baisse des transferts de la migration, des impacts négatifs des inondations passées et de la fièvre de la vallée du Rift, et des comportements spéculatifs qui maintiennent les prix des produits alimentaires importés supérieurs à l’année passée et réduisent ainsi le pouvoir d’achat des ménages. Les ménages pauvres dans ces zones feront face à une insécurité alimentaire de Stress (IPC Phase 2) pendant la période.

• La disponibilité des ressources pastorales est satisfaisante pour favoriser des mouvements de transhumance normaux des zones déficitaires du nord vers les zones du sud. A partir de mai, la transhumance transfrontalière pourrait être également typique en direction des zones voisines du Sénégal et du Mali, les retours étant attendus pour juillet/aout avec la régénération des pâturages. Ces conditions favoriseront une reproduction typique des petits ruminants à partir du second trimestre de l’année. Toutefois, pour les bovins et camelins, le retour à un niveau normal des mises-bas pourraient atteindre l’année prochaine du fait des conséquences de la sousalimentation au cours des deux dernières périodes de soudure.

• Les bonnes conditions pastorales réduisent le recours des éleveurs aux achats d’aliments de complément sur les marchés. De mème, les distributions de cash qui touchent environ 41 pour cent des ménages les permettent de réduire les ventes saisonnières. Les termes de l’échange bétail/céréales sont en leur faveur et cela devrait se maintenir au cours des prochains mois car la hausse de la demande d’animaux pour les fêtes de Ramadan en mai et de Tabaski en juillet permettra des prix au-dessus de la moyenne saisonnière entre février et septembre.