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Mauritanie Key Message Update : Malgré la hausse des prix des denrées importées, l’accès alimentaire des ménages reste typique, mars 2021

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L’offre de denrées alimentaires sur les marchés reste moyenne. Dans l’ensemble, sur les marchés des zones de culture pluviale et agropastorale (Abdel-Bagrou, Nema, Ould Yengé, Kaedi, Aleg et Boghé), les prix sont stables pour le blé et les céréales locales, mais en hausse légère pour le riz brisure et le sucre, respectivement de 18 et 12 pour cent par rapport à l’année passée. Ces hausses sont liées d’une part, à l’application des taxes douanières qui avaient été suspendues en 2020 et d’autre part, à la réduction des stocks commerçants en raison du ralentissement des activités au port de Nouakchott suite aux mauvaises conditions météorologiques. Sur les marchés à bétail, les prix sont en hausse moyenne de 18 pour cent pour les petits ruminants comparés à l’année passée. Cela favorise les termes de l’échange bétail/céréales pour les éleveurs.

La disponibilité des ressources pastorales (eau et pâturage) est bonne et similaire à celle d’une année moyenne. Dans les zones de déficits localisés (dans l’ouest de la zone agropastorale et dans la zone de transhumance pastorale), les mouvements de transhumance ont lieu vers les régions les plus proches. Dans l’ensemble, les conditions pastorales devraient favoriser des mouvements internes typiques de troupeaux jusqu’en fin avril et externes vers le Mali et le Sénégal à partir de mai. Les moyens et petits éleveurs continuent de disposer de lait pour la consommation et même pour la vente, mais la disponibilité de lait est encore inférieure à celle d’une année normale en raison des impacts négatifs des soudures passées sur les mises-bas et la production.

Dans les zones de culture pluviale et agropastorale, la majorité des ménages disposent encore de leurs stocks issus de la production pluviale et des récoltes additionnelles de cultures de bas-fonds faites en janvier et février. L’opération de distribution de cash au profit de 210000 ménages vient de s’achever et permets aux pauvres en zone urbaine de faire face à la hausse des prix des denrées importés. Elle a aussi permis aux ménages des zones pastorale de constituer des stocks et de pouvoir ainsi limiter les ventes saisonnières de bétails. Par ailleurs, les termes de l’échange leur sont favorables. Dans les zones des oasis, les productions maraîchères supérieures à la moyenne en cours représentent une source de revenu et de nourriture pour les ménages. Dans l’ensemble, l’accès typique à la nourriture et la distribution de cash, permettent à la majorité des ménages de vivre une insécurité alimentaire aigue Minimale (Phase 1 ! de l’IPC).

Toutefois, entre juin et septembre, au moment où les stocks de la propre production sont épuisés, la baisse des transferts de la migration, en particulier dans les zones cultures pluviales et agropastorales, l’impact négatif de la morosité des activités économiques sur les revenus des pauvres issus du secteur informel dans les centres urbains, contribueront à dégrader le pouvoir d’achat des pauvres qui resteront exposés à l’insécurité alimentaire aigue Stress (Phase 2 de l’IPC) pendant cette période.