Vaste campagne de vaccination contre la fièvre jaune au Mali

Report
from World Health Organization
Published on 10 Apr 2008
6 MILLIONS DE MALIENS VONT ÊTRE VACCINÉS CONTRE LA FIÈVRE JAUNE dans le cadre de la première campagne de vaccination menée grâce à une collaboration sud-sud

Brazzaville/Bamako, 10 Avril 2008 -- Une campagne d'une semaine visant à vacciner 5,7 millions de personnes dans la partie méridionale du Mali doit commencer vendredi. Pour la première fois, une telle campagne de vaccination de masse sera menée grâce à une collaboration « sud-sud » : le seul fabricant sud-américain du vaccin antiamaril, la firme brésilienne Bio Manguinhos, fournira en effet la moitié des doses de vaccin nécessaires.

Comme l'a souligné le Dr Adamou Yada, Conseiller régional chargé de la surveillance des maladies transmissibles et de l'action dans la Région africaine de l'OMS, « Avec les trois fabricants mondiaux de vaccins antiamarils présélectionnés par l'OMS désormais à disposition, nous sommes mieux en mesure de faire face à la demande liée à la vaccination d'urgence et à la vaccination systématique comme l'illustre bien ce premier approvisionnement massif de vaccins d'un pays en développement à un autre ».

La firme brésilienne livrera 3 millions de doses alors que les 3 millions de doses restantes seront fournies par Sanofi Pasteur - l'un des deux autres fabricants de vaccins antiamarils présélectionnés par l'OMS.

La campagne durera une semaine et couvrira la moitié sud du pays, c'est-à-dire les 33 districts situés au sud du quinzième parallèle.

Les zones cibles ont été retenues après une évaluation montrant que le risque amaril était minime dans la partie septentrionale du Mali, en grande partie désertique, où les conditions écologiques pour la transmission du virus à l'homme font défaut alors que la population de plusieurs districts de l'ouest du pays a déjà été vaccinée. En tout, 5,7 millions de personnes seront vaccinées dans les 33 districts méridionaux par des équipes sanitaires locales et des volontaires et un large appui de terrain sera apporté par l'OMS, l'UNICEF et la branche malienne de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Pour le Dr William Perea, responsable du programme Fièvre jaune au Siège de l'OMS à Genève, « Cette évaluation approfondie et précise des risques - qui a été financée par l'Alliance GAVI - réduit considérablement le coût et la complexité des opérations visant à assurer une couverture vaccinale de 80 % dans toutes les zones à risque au Mali et permet d'éviter les campagnes de vaccination qui ne sont pas nécessaires

Selon les estimations, les taux de couverture vaccinale actuels sont de 48 % dans les districts où les enfants de moins de 15 ans ont été vaccinés en 2006 et beaucoup plus faibles encore dans les districts où ils ne l'ont pas été. La campagne de vaccination doit durer une semaine, du 12 au 18 avril. Une fois qu'elle aura été menée à bien, le risque de flambée de fièvre jaune au Mali sera beaucoup plus faible pendant 10 ans au moins, et pendant bien plus longtemps si des programmes de vaccination systématique étendus à la vaccination antiamarile sont poursuivis à long terme.

La campagne de vaccination de masse au Mali s'inscrit dans le cadre des efforts de l'Initiative contre la fièvre jaune, l'Alliance GAVI ayant fourni un appui de $58 millions pour réduire massivement le nombre de sujets à risque en Afrique occidentale. Le Mali est le troisième pays après le Togo et le Sénégal à entreprendre une campagne de vaccination préventive nationale dans le cadre de l'Initiative et d'autres pays suivront dès qu'on disposera de stocks de vaccins suffisants.

La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë transmise à l'homme par un moustique infecté. L'infection ne provoque pas nécessairement une pathologie, et celle-ci peut être bénigne ou grave ; en cas d'affection grave, la fièvre jaune est mortelle pour 20 à 50 % des malades. Il n'y a pas de traitement antiviral spécifique connu contre la fièvre jaune, mais le vaccin antiamaril permet d'éviter la maladie et offre une protection pendant 10 ans au moins.

En raison de la gravité de la maladie, même un seul cas (comme l'a signalé le Mali en 2007) constitue une préoccupation pour la santé publique. La fièvre jaune est endémique dans les régions tropicales d'Afrique et d'Amérique du Sud, 44 pays étant considérés comme exposés au risque (33 en Afrique et 11 en Amérique du Sud). La menace pour la santé publique ne disparaît que si les taux de vaccination antiamaril dans les zones à risque atteignent au moins 60 à 80 %. On considère actuellement que 610 millions de personnes sont exposées au risque de fièvre jaune en Afrique.

L'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination est un partenariat financé par des ressources du secteur public et du secteur privé visant à améliorer la santé de l'enfant dans les pays les plus pauvres par l'amélioration et la qualité de la couverture vaccinale dans le cadre de services de santé renforcés. Ces efforts sont déployés par l'intermédiaire des dispositifs de financement du fonds et grâce au Secrétariat de l'Alliance à Genève qui achemine les fonds, optimise la disponibilité des produits et les prix et coordonne l'appui nécessaire sur le terrain pour planifier et appliquer des programmes aux pays les plus pauvres.

Les 12 pays participant à l'Initiative contre la fièvre jaune sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Mali, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Les ministères de la santé de ces 12 pays bénéficient du soutien financier et technique du Partenariat contre la fièvre jaune, créé en février 2006 et dont font maintenant partie l'OMS, l'UNICEF, l'Alliance GAVI, Médecins Sans Frontières, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l'Association pour la médecine préventive (AMP), le Programme de technologie appropriée pour la santé (PATH),la Direction générale de l'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d'Amérique, le Réseau mondial OMS d'alerte et d'action en cas d'épidémie (GOARN) et l'Institut Pasteur. Il est encore possible de rejoindre le partenariat.

Note:

L'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination est un partenariat financé par des ressources du secteur public et du secteur privé visant à améliorer la santé de l'enfant dans les pays les plus pauvres par l'amélioration et la qualité de la couverture vaccinale dans le cadre de services de santé renforcés. Ces efforts sont déployés par l'intermédiaire des dispositifs de financement du fonds et grâce au Secrétariat de l'Alliance à Genève qui achemine les fonds, optimise la disponibilité des produits et les prix et coordonne l'appui nécessaire sur le terrain pour planifier et appliquer des programmes aux pays les plus pauvres.

Les 12 pays participant à l'Initiative contre la fièvre jaune sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Mali, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Les ministères de la santé de ces 12 pays bénéficient du soutien financier et technique du Partenariat contre la fièvre jaune, créé en février 2006 et dont font maintenant partie l'OMS, l'UNICEF, l'Alliance GAVI, Médecins Sans Frontières, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l'Association pour la médecine préventive (AMP), le Programme de technologie appropriée pour la santé (PATH),la Direction générale de l'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d'Amérique, le Réseau mondial OMS d'alerte et d'action en cas d'épidémie (GOARN) et l'Institut Pasteur. Il est encore possible de rejoindre le partenariat.

Pour de plus amples informations:

Gregory Härtl : courriel : hartlg@who.int ; portable : +41 79 203 6715; télécopie : +41 22 791 4721
Samuel Ajibola : courriel : ajibolas@who.int ; tél. : +47 241 39378 ; portable : +41 79 203 6715