Mali

Un engagement international soutenu est nécessaire pour venir a bout de la crise au Mali

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Le président du Comité des chefs d’état-major (CCEM) de la CEDEAO, le général Soumaila Bakayoko, a lancé un appel pour un soutien international intensifié afin de débarrasser le Mali des fléaux du terrorisme et de la criminalité qui représentent un danger non seulement pour le pays, mais aussi la région et le reste du monde.

S’exprimant lundi 25 mars 2013 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, à l’ouverture d’une réunion extraordinaire du CCEM sur la transformation de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) en une opération de maintien de la paix des Nations unies, l’officier supérieur ivoirien a fait remarquer qu’en dépit des progrès enregistrés grâce à l’intervention de la France et du Tchad, accompagnés par les forces régionales, il reste encore un long chemin à parcourir pour empêcher la déstabilisation de la région.

Pour le général Bakayoko, la dynamique engendrée par la mobilisation internationale, qui a abouti en décembre dernier à la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies, en marge des efforts régionaux en faveur d’une intervention militaire au Mali, doit être soutenue en vue de la transformation de la Misma en une opération onusienne associée à un déploiement accéléré, afin de mettre en échec les insurgés terroristes au Nord du Mali.

Dans son discours, la commissaire de la CEDEAO chargée des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité, Mme Salamatu Hussaini Suleiman, a déclaré que la réunion de Yamoussoukro devait examiner les résultats de la rencontre des 11 et 12 mars 2013 tenue à Bamako entre une équipe onusienne et l’état-major de la Misma sur le niveau des opérations et le soutien logistique d’un déploiement des Nations unies pour la transformation envisagée de la Misma dans le cadre du Concept révisé des opérations (CONOPS).

Au nom de la Commission de la CEDEAO, la commissaire, représentée par le chef d’état-major de la Force en attente de la CEDEAO, le général Hassan Lai, a félicité la France, les Etat-Unis, l’UE, l’Union africaine et les Nations unies pour leur compréhension et leur soutien continu en vue de la résolution de la situation sécuritaire au Mali.

En prononçant le discours d’ouverture de la réunion, M. Paul Koffi Koffi, ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, a déclaré que la réunion extraordinaire du CCEM de Yamoussoukro marquait un tournant dans les efforts de résolution de la crise malienne.

Remerciant les partenaires et collaborateurs, dont les pays contributeurs de troupes et les soldats sur le terrain, M. Koffi Koffi a fait remarquer que la mission visant à sauver le Mali des terroristes et autres criminels opérant sous le couvert de la religion était loin d’être terminée.

Cette réunion de deux jours à laquelle ont participé, entre autres, le général de corps d’armée Babacar Gaye, conseiller militaire du secrétaire général des Nations unies, le général de brigade Grégoire de Saint Quentin, commandant de la force de l’opération Serval au Mali, le général Brahim Sehid Mahamat, chef d’état-major des armées du Tchad, et le représentant spécial de la CEDEAO au Mali, M. Aboudou Chaka Touré, a permis de faire des recommandations aux autorités de la CEDEAO en vue de la transformation de la Misma en une opération des Nations unies.

Ont également participé à cette réunion les commandants de la Misma et de la Mission de la CEDEAO en Guinée-Bissau (Ecomib).