Mali

Rapport mensuel de monitoring de protection N° 04 - Avril 2018

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I. Analyse de la situation de protection du mois

La situation de protection des populations civiles au cours du mois d’avril est restée précaire dans toutes les régions du nord et du centre. Les violations de droits humains se multiplient et sont commises le plus souvent sur les axes routiers (braquages suivies d’extorsions, de coups et blessures, de menaces, de viols, etc.).

Les facteurs favorisant la récurrence de ces violations (notamment l’absence ou la faible présence de l’autorité de l’Etat (forces de sécurité et administration) dans certaines localités de ces régions, la prolifération des armes légère et de guerre, le mouvement des groupes armés et la formation des groupes d’autodéfense civils) demeurent dans ces régions. Il est donc impératif de voir comment apporter une réponse idoine à ces problèmes dans les plus brefs délais afin que la protection des populations civiles puisse connaitre une amélioration.

D’une façon plus spécifique, la situation est demeurée particulièrement tendue à Mopti, Cercle de Koro avec les multiples violations de droits (tels que les cas de meurtre et d’enlèvements de personnes) enregistrées durant le mois suite aux affrontements entre les groupes armés (milices dozo et groupes radicaux) occasionnant d’ailleurs des déplacements de personnes de Koro vers d’autres localités dans la région et aussi vers d’autres régions et le District de Bamako.

En outre, l’attaque de l’aéroport de Tombouctou et le super camp de la MINUSMA le 14 avril 2018 par des présumés djihadistes, a occasionné une perte en vie humaine dans le rang des militaires (MINUSMA) et aussi de nombreux blessés militaires (MINUSMA, Barkhane et FAMAs) et civils dont des enfants.

Quant à la Région de Ménaka, la situation devient plus inquiétante avec les multiples cas d’assassinats enregistrés courant ce mois dont des femmes et des enfants. Un déplacement de populations (estimées à plus de 1000 ménages) a été observé dans la région dont la communauté Daoushak vers le village de Tiniminiyene à environ 7 (sept) kilomètres d'Anderamboukane.

Tous ces évènements ont eu un impact sur l’environnement de protection des populations civiles dans les régions concernées (Mopti, Tombouctou et Ménaka).