Rapport de Synthese: Enquête Nationale sur la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle, Septembre 2016 (ENSAN Mali)

1.1. Contexte Situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest le Mali est un pays sahélien, enclavé qui s’étend sur une superficie de 1.241.238 Km21. Plus des deux tiers de ce vaste territoire est désertique dans sa partie nord. Sa population est estimée à 18.343.002 millions d’habitants2. Il est divisé en 10 régions administratives subdivisées en 57 cercles et le District de Bamako. Ce vaste territoire est reparti en 703 communes dont les 6 du District de Bamako assimilées dans cette enquête à des cercles au regard de leur taille. Il est classé au 182ème rang sur 186 pays selon l’indice de développement humain (IDH) de 20133.

NB : Les nouvelles régions de Ménaka et Taoudéni restent dans la base comme elles étaient lors des passages précédents pour faciliter les comparaisons.

L’économie est fortement dépendante du secteur primaire : l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’exploitation forestière occupant 68.0% de la population active4. Ce secteur est lui-même tributaire de facteurs exogènes, principalement d’ordre climatique tels que les sécheresses récurrentes, les inondations et de la précarité des capacités techniques et économiques des producteurs.
Ainsi, malgré les énormes potentialités agricoles dont dispose le pays, une proportion non négligeable de la population n’arrive pas à couvrir ses besoins alimentaires de façon satisfaisante. La production agricole est assez souvent déficitaire et peu diversifiée. Le pays est structurellement vulnérable à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition.

Les conditions de vie dans le pays continuent de subir l’impact négatif de la situation sécuritaire instable et des effets des aléas climatiques principalement dans les régions nord du pays. Les ménages maliens, déjà fortement affectés par une série de crises5 ont ainsi fait face à d’importantes pertes au niveau des moyens de subsistance (bétail, récoltes, sources de revenus, emploi, réduction des activités économiques, etc.). La mise en œuvre de diverses interventions dans le cadre du Plan National de Réponse du Gouvernement en collaboration avec les agences humanitaires principalement dans le nord du pays a contribué à une stabilisation voire une amélioration de la sécurité alimentaire selon les résultats de l’ENSAN réalisée en février 2016 par le SAP, le PAM, la FAO, le FEWS NET et leurs partenaires. Il n’en demeure pas moins que les ménages restent globalement vulnérables et peu résilients face aux chocs.

Dans ce contexte, un suivi régulier de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, de l’évolution des moyens de subsistance et des stratégies de survie des ménages est indispensable pour une meilleure (re-) définition et planification des interventions ou activités à mener en vue d’améliorer les conditions de vie des groupes les plus vulnérables et/ou prévenir d’éventuelles catastrophes/crises.