Point de presse de la MINUSMA du 4 octobre 2018

Sans plus tarder, je vais commencer par vous présenter l’actualité récente de la direction ainsi que celles des différentes composantes de la Mission à Bamako et dans zones de déploiement de ces dernières semaines. Ensuite, je vous donnerai la parole pour poser vos questions.

ACTIVITÉS À BAMAKO

  • Le 16 septembre, le Représentant spécial du Secrétaire général, Chef de la MINUSMA, M. Annadif a tenu une réunion avec les membres de la médiation internationale. Les discussions se sont concentrées sur la mise en œuvre de l’Accord de paix et la capacité limitée actuelle du Comité de suivi de l’Accord (CSA) qui doit être renforcée. Les participants ont également pris note des défis des futures échéances électorales (législatives et régionales) et de la nécessité de soutenir les efforts du Gouvernement pour accélérer le processus de paix.
  • Le 18 septembre, le Chef de la MINUSMA a participé à la 27ème session du Comité de Suivi de l’Accord (CSA). Au cours de la session, le Gouvernement a présenté les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la « Feuille de route » du 22 Mars. Le Chef de la MINUSMA a présenté le projet de « Pacte pour la paix », qui vise à réaffirmer l’engagement des parties maliennes pour l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord de paix. Enfin, il a souligné l’obligation donnée par le Secrétaire général de rendre compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali six mois après l’investiture du Président de la République. Les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord détermineront la nature de l’engagement du Conseil de sécurité avec le Mali ainsi que l’évolution du mandat de la MINUSMA.
  • Le 19 septembre, une délégation d’acteurs humanitaires des Nations Unies, avec le RSSG Annadif à sa tête, a rencontré le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, pour discuter des constatations des réunions techniques relatives à la réouverture des écoles et à la restauration des services de bases dans le Centre du Mali. Ensemble, ils ont souligné l’importance de soutenir l’initiative du Gouvernement par une approche globale à long terme. Le Premier ministre a convenu de mettre en place un mécanisme de coordination permanent pour surveiller les problèmes humanitaires et de développement.
  • Le 21 septembre, l’ONU célébrait la Journée Internationale de la Paix. A cette occasion, la MINUSMA a organisé plusieurs activités à Bamako et en région. Dans la capitale, du 18 au 20 septembre, plus de 100 jeunes leaders du réseau panafricain AfriYan au Mali ont participé à un atelier de renforcement des capacités sur l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali. Le Chef de la MINUSMA a tenu un vibrant discours lors de la cérémonie le 21 septembre à l’hôtel Sheraton. Salué par les jeunes présents dans la salle, il a rappelé l’importance de leur implication dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. A Tombouctou et à Gao, des rencontres entre acteurs de la vie locale ont pris place et se sont conclues par un match de football amical.
  • Le jeudi 27 septembre, à Bamako, la MINUSMA a procédé à la remise officielle auprès du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Salif Traoré, du bâtiment rénové ainsi que des équipements informatiques et du mobilier de bureau au profit de l’Inspection Générale des Services de Sécurité et de Protection Civile. (ISSPC). D’un montant de près de 97 millions de FCFA pour les réhabilitations et de plus de 76 millions pour les équipements, ce projet, exécuté par l’ISSPC avec l’appui de la MINUSMA à travers le Fonds Fiduciaire financé par le Canada, s’inscrit dans le cadre de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) au Mali.

73ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies

  • Comme vous l’avez sans doute suivi, M. Annadif s’est rendu à la 73ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies la semaine dernière à New York. Un événement marquant en ce qui concerne le pays : la réunion de haut niveau sur le Mali et le Sahel.
  • Le Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, le Président Ibrahim Boubacar Keïta, ainsi que les représentants de l’Algérie, de la France et de l’Union européenne, ont participé à la réunion. Ils ont souligné « l’impérieuse nécessité » de poursuivre les progrès de mise en œuvre de l’Accord pour la paix dans les mois à venir. Ils ont rappelé la résolution 2432 (2018) qui prévoit l’application de sanctions contre ceux qui feraient obstruction à la mise en œuvre du processus de paix au Mali.
  • Les participants ont salué les avancées réalisées au cours des derniers mois dans l’opérationnalisation de la Force conjointe G5 Sahel. Ils ont rappelé qu’un appui adéquat à la pleine opérationnalisation de la force conjointe était essentiel à son succès et ont appelé les États membres à fournir l’appui nécessaire à la Force conjointe.

Rapport du Secrétaire général sur la situation au Mali

Vous avez dû recevoir ce rapport qui est aussi à votre disposition sur notre site internet (minusma.unmissions.org). Le rapport sera discuté à New York le 19 octobre prochain au Conseil de sécurité des Nations Unies.

En voici les principaux points :

  • Le Secrétaire général a salué les progrès des parties signataires dans l’application de l’Accord, qui se sont notamment traduits par la nomination d’autorités intérimaires au niveau des cercles, la création de communes dans les régions de Ménaka et Taoudenni et l’adoption d’une stratégie de réforme de l’appareil de sécurité.
  • Il a félicité le peuple malien du bon déroulement de l’élection présidentielle et le Président Ibrahim Boubacar Kéïta pour sa réélection. Il souhaite par ailleurs une accentuation des efforts pour appliquer les principales dispositions de l’Accord et faire avancer la réforme des institutions.
  • Le Secrétaire général a souligné qu’au cours des trois derniers mois, les conditions de sécurité sont demeurées très préoccupantes dans le centre et le nord du Mali. Dans le centre, le bilan de 287 morts pour la période considérée est le plus élevé qui ait été enregistré depuis le déploiement de la MINUSMA. La situation sur le plan des droits de l’homme reste également préoccupante, avec plus de 500 victimes impliquées sur la période écoulée. La situation humanitaire continue de se détériorer : 5,2 millions de personnes ont actuellement besoin de protection et d’une aide pour échapper à la mort ; le plan de l’aide humanitaire a été revu en conséquence afin d’en augmenter les bénéficiaires. En revanche, les besoins de financement sont toujours pressants : 32% du montant total (330 millions de dollars) ont été reçus au 6 septembre.
  • Au niveau de la stratégie de la Mission, et conformément avec son mandat 2423 (2018), la MINSUMA va rééquilibrer sa présence dans le nord et le centre du Mali et renforcer les mécanismes de coordination et de planification au sein de la Mission et avec l’équipe-pays des Nations Unies au Mali. Si le nombre d’actes hostiles visant la MINUSMA est demeuré globalement stable, la tendance observée au cours des six derniers mois de la période considérée a été positive, puisqu’on a constaté une baisse de 30 % du nombre de morts et de 40 % du nombre de blessés par rapport au deuxième semestre de 2017.
  • Concernant l’Accord de paix, l’élaboration du «_ Pacte pour la paix_ » demandé par le Conseil de sécurité dans sa résolution 2423 (2018) offre l’occasion de donner un nouvel élan à la mise en œuvre de ce texte. Le Secrétaire général encourage les parties concernées au Mali et leurs partenaires à œuvrer à la concrétisation de ce pacte, sous la direction du Gouvernement et avec l’appui de la MINUSMA.
  • Enfin, le Secrétaire général rappelle que les parties maliennes doivent honorer leurs obligations et leurs engagements, notamment en se conformant au calendrier défini dans la Feuille de route du 22 mars. Le SG rendra compte des progrès accomplis dans ce domaine, conformément à la résolution 2423 (2018).

Tous les détails et de nombreuses informations sur la situation dans le pays et le travail de la MINUSMA disponibles dans ce rapport.

Nouveaux arrivants à la MINUSMA :

POLITIQUE

Le Secrétaire général António Guterres a nommé Mme Joanne Adamson, du Royaume Uni, au poste de Représentante spéciale adjointe en charge du pillier Politique. Elle succède à M. Koen Davidse (Pays-Bas) qui arrive au terme de sa mission et à qui le Secrétaire général a exprimé toute sa gratitude.

Mme Adamson apporte à l’Organisation 30 ans d’expérience en tant que diplomate, avec une vaste connaissance des questions liées à la paix et à la sécurité, aux négociations multilatérales et à la résolution de conflits avec l’Union européenne, les Nations Unies et le service diplomatique du Royaume-Uni. D’août 2014 à août 2016, elle a été Ambassadrice du Royaume-Uni au Mali et au Niger, où elle a joué un rôle actif dans la mise en œuvre du processus de paix au Mali et dans l’élaboration d’un programme de stabilisation pour le Sahel.

Madame Adamson nous rejoindra à Bamako le mois prochain.

FORCE

Ce mardi 2 octobre, le Général de division Jean-Paul Deconinck (Belgique) a fait ses adieux aux militaires qu’il commandait depuis 18 mois. Il est remplacé par le général de corps d’armée Dennis Gyllensporre de l’armée suédoise.

Le général a débuté sa carrière en 1983. Entre 2008 et 2014, il était chef d’état-major du commandement des armées suédoises, en charge du développement des forces, des plans et des politiques.

Au niveau international, il était officier de liaison en Bosnie-Herzégovine pendant l’opération de stabilisation de l’OTAN (1997-1998), chef des opérations à la commission militaire conjointe au Soudan (2002-2003), chef d’état-major au commandement régional nord de la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan (2008).

ACTIVITÉS DE LA FORCE ET DE LA POLICE ONUSIENNE

  • Entre le 11 et le 24 septembre, la Force a effectué 552 patrouilles, a tenu 574 checkpoints et a effectué 201 escortes au Mali.
  • Du côté d’UNPOL, des opérations permanentes de sécurisation, patrouilles de reconnaissance et de dissuasion (terrestres et aériennes), de contrôle de zone, d’escortes de convois, de sensibilisation de la population, d’assistance sécuritaire aux MOC, entrant dans le cadre de la stabilisation du pays, se poursuivent dans les différentes régions.

  • Sur les activités civilo-militaires, plusieurs réunions ont permis de soumettre deux importants projets à impact rapide à l’étude. Il s’agit du renforcement du check-point de Gao, d’un coût global de 57 millions de FCFA et la réhabilitation d’un tronçon de la route au sud-ouest de GOSSI (RN 16) située dans la région de Tombouctou.

  • Les MOC de KIDAL et de GAO ont presque finalisé la première phase du processus d’opérationnalisation et celui de Tombouctou suit progressivement son cours. La Force de la MINUSMA continue d’apporter son concours à l’opérationnalisation des trois MOC en attendant que les bataillons mixtes aient les capacités opérationnelles nécessaires. Par ailleurs, les visites d’inspection tripartite effectuées le 4 septembre 2018 au bataillon MOC de KIDAL et du 17 au 19 septembre 2018 au bataillon MOC de Tombouctou se sont déroulées sans difficulté ni incident. Ces visites avaient pour but de prendre les dispositions nécessaires pour l'opérationnalisation de ces MOC.
  • Le 14 septembre, Mme Fatou Thiam, Chef du bureau régional de la MINUSMA à Mopti et le colonel Check Tidjane Diarra, à la tête du poste de commandement avancé de Mopti, ont présidé la cérémonie de lancement du projet de réalisation du check-point des FAMa. D’un coût global de plus de 170 millions de FCFA, ce projet vise à améliorer la sécurité dans la région de Mopti pour une meilleure protection des civils et à répondre aux besoins réels des populations.

DROITS DE L’HOMME

  • Monsieur Alioune Tine, l’Expert indépendant de l’ONU pour la situation des droits de l’homme au Mali effectue sa 2e visite dans le pays depuis lundi 1/10. Il aura plusieurs rencontres à Bamako avant de se rendre à l’intérieur du Mali, précisément à Gao et à Kidal.

UNMAS

  • A Ségou, du 17 au 22 septembre, le Service de lutte antimines des Nations Unies a appuyé le Ministère de l’Education Nationale dans l’élaboration d’un guide du facilitateur du module sur l’éducation aux risques des engins explosifs. Pour ce faire, 16 cadres du Ministère se sont réunis à Ségou pour la conception de ce guide qui servira d’instrument de travail destiné aux enseignants des écoles maliennes afin de mieux structurer et préparer les activités d’éducation des enfants à la réduction des risques des engins explosifs. Dans un souci de sécurité et de protection des enfants contre les menaces posées par les explosifs, la MINUSMA dans le cadre de son mandat appuie les autorités Maliennes dans son rôle de protection des populations civiles.

ACTIVITÉS EN RÉGIONS

GAO

  • Le 25 Septembre dernier, la Police des Nations Unies (UNPOL) de la MINUSMA à Gao, a organisé un atelier de formation des Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM) sur la procédure criminelle. Cet atelier avait pour objectif principal de renforcer les capacités de 25 officiers de police judiciaire sur les droits de l’homme dans l’activité de la police judiciaire et sur le rôle de la police de proximité. Agents de la police, de la gendarmerie, de la protection civile, de la garde nationale et de l’administration pénitentiaire ont participé à cet atelier.
  • Ce 26 Septembre 2018, à Tacharane Gourma (cercle de Gouzourey), le Bureau régional de la MINUSMA à Gao a célébré la conclusion d’un projet agricole en faveur de la population locale. Ce projet, d’un montant de 20 millions de FCFA, a pour objectif principal de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des ménages affectés par la crise politico-sécuritaire et par les conditions climatiques à travers une sécurisation des espaces agricoles de Tacharane Gourma.

KIDAL

  • La Division des Affaires Civiles du Bureau a effectué le 19 septembre le lancement d’un projet intitulé « Renforcement des capacités de production de l’association des femmes de l’Azawad pour la valorisation des produits artisanaux dans la région de Kidal ». Depuis 2016, la Mission onusienne au Mali a financé cinq projets de renforcement des capacités de production pour la valorisation des produits artisanaux en faveur des associations et groupements de femmes de la région de Kidal. Ces projets ont permis de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de quelque 3 000 foyers considérés comme vulnérables.
  • Les 26 et 27 septembre, une délégation de la MINUSMA s’est rendue à Aguelhok. La visite a permis d’établir un dialogue avec les acteurs locaux. Le chef du Bureau régional de la MINUSMA a informé les participants sur la tenue d’une conférence sur l’eau qui se tiendrait à Kidal d’ici la fin du mois d’octobre afin de trouver des solutions à l’approvisionnement d’eau dans la région.

TOMBOUCTOU

  • Le 17 septembre, un projet d’achat d’équipements, incluant sept ordinateurs, sept imprimantes, quatre scanners, une photocopieuse, un rétroprojecteur ainsi que plusieurs bureaux, fauteuils, chaises, armoires, stabilisateurs et onduleurs, visant à faciliter le travail de l’Autorité Intérimaire de la région, a été inauguré en présence des autorités de la région et de la société civile de Taoudéni. Le projet financé par la MINUSMA est d’un montant total de 14,6 millions de francs CFA.

MOPTI

  • Une mission conjointe a été organisée le 10 septembre dans la commune d’Ouro-Ali (cercle de Djenné) afin d’évaluer la situation socio-sécuritaire et les relations intercommunautaires dans la région. Les participants ont pu rencontrer une cinquantaine de personnes, dont le maire et ses adjoints, et ceux-ci ont tous confirmé qu’une succession d’incidents sécuritaires auraient déclenché des tensions intercommunautaires avec des répercussions sur l’ensemble du cercle de Djenné. Les intervenants ont sollicité l’appui de la MINUSMA pour les aider dans l’organisation de rencontres intercommunautaires, afin de calmer les tensions et renforcer le dialogue et la réconciliation.
  • Le 14 septembre, le bureau régional de la MINUSMA à Mopti a lancé un important projet de construction de checkpoints des FAMa autour de Mopti et Sévaré afin d’améliorer la protection des civils dans ces zones. Le projet, financé via le Fonds fiduciaire du Canada, s’élève à 170,6 millions de francs CFA.

INCIDENTS

  • Dans la journée du 25 septembre 2018, quatre éléments non identifiés évoluant sur deux motos ont tenté de braquer une famille en vue de les dépouiller de leurs effets personnels dans la région de TOMBOUCTOU. Les voleurs étaient armés de deux (02) AKs. Durant leur forfait, les voleurs ont été surpris par l’arrivée de la patrouille de la MINUSMA (SWE ISR). A l’approche de cette patrouille, les bandits ont ouvert le feu sans faire le feu et pris la fuite immédiatement. Aucun blessé n’est à déplorer. Par la suite, les soldats ont échangé avec la famille et l’ont rassuré. Ils ont aussi documenté l’incidents en collectant les douilles et autres éléments de preuve sur place.
  • Enfin, hier à Kidal, un véhicule de la Force a heurté une mine, à 4km du camp. Un Casque bleu a été sérieusement blesse, 4 autres plus légèrement.

J’aimerais maintenant vous présenter notre nouveau Commandant de la Force.

Commandant de la Force de la MINUSMA, Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre :

Je suis ravi de rejoindre la MINUSMA, je vais vous parler en anglais pour être plus précis. Je voudrais tout d’abord exprimer ma gratitude au Chef de la MINUSMA de m’avoir choisi pour assurer ce poste et être la tête de la Force de la Mission. Je remercie également mon prédécesseur le Commandant de la Force, Jean-Paul Deconinck qui nous a quitté il y a deux jours. Il a posé des bases solides sur lesquelles je vais pouvoir continuer mon travail.

En quelques mots, je suis issu de l’armée suédoise où j’occupais le poste de Chef d’état-major. Auparavant, j’ai travaillé sur d’autres théâtres internationaux dans trois opérations différentes au Soudan, en Afghanistan et en Bosnie-Herzégovine. Si j’ai compris une chose, c’est que chaque théâtre d’opération est différent et il est très important de connaître la culture et l’histoire du pays dans lequel l’opération militaire évolue. C’est ce que je vais faire au Mali, m’accoutumer avec les différents acteurs et principaux interlocuteurs.

Bien sûr, l’opération de la MINUSMA est extrêmement importante, non seulement pour le Mali, mais aussi pour la région du Sahel et pour le monde en général. C’est une opération qui est scrutée à travers le monde, et les progrès réalisés par cette Mission sont scrutés attentivement.

Je vais brièvement énumérer cinq principaux domaines sur lesquels je vais me concentrer.

Tout d’abord, ce sont les efforts qu’il va falloir déployer pour appuyer le processus de paix au sens large. Beaucoup de choses ont déjà été accomplies. Maintenant, on va s’attarder sur les points qui ne l’ont pas encore été pour faire avancer le processus de paix.

Un autre aspect de mon travail va être de d’appuyer le travail du Chef de la MINUSMA (RSSG M.Annadif), en regroupant toutes les composantes de la Mission, en harmonie et de manière encore plus cohérente pour être plus efficaces. Cela demande beaucoup de travail et de synchronisation avec les différentes parties de la Mission.

Le troisième point que je souhaite mentionner est la coopération avec les autres acteurs sécuritaires au Mali, et notamment les FAMAs, la Force conjointe du G5 Sahel, la Force française Barkhane et les européens de EUTM. Nous avons tous des rôles différents et complémentaires pour améliorer la sécurité au Mali, aux côtés des maliens.

Le quatrième aspect, très important, est de reconnaître l’importance de l’aspect sécuritaire dans le Centre du Mali. Je sais que beaucoup d’efforts sont déployés en ce moment dans cette région, et nous devons perfectionner ce dispositif.

Le cinquième et dernier aspect sur lequel je vais me concentrer, c’est la sécurité de la Force de la MINUSMA elle-même car je sais que cette Mission a beaucoup souffert de pertes humaines. Ces derniers temps, on a réalisé toutefois des progrès avec une réduction du nombre de victimes. Il faut malgré tout que l’on continue de progresser.

Pour terminer, je voudrais souligner une fois de plus que je suis honoré d’avoir été choisi pour ce poste et je suis fier de représenter la MINUSMA et la composante militaire de la Mission. Je reviendrai vous voir dès régulièrement pour vous donner des mises à jour sur notre travail au Mali. Merci.