Mali

Point de presse de fin de visite au Mali du Conseil de sécurité des Nations Unies, Bamako, 24 octobre 2021

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Porte-Parole MINUSMA, Olivier SALGADO: Bienvenus à ce point de presse et merci d’avoir fait le déplacement en nombre, surtout un dimanche.

Aujourd’hui nous accueillons une délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies qui depuis hier, est en visite au Mali. Cette délégation est conduite par les Ambassadeurs auprès des Nations Unies du Kenya, Son Excellence M. Martin KIMANI, Son Excellence M. Abdou ABARRY du Niger et Son Excellence M. Nicolas de RIVIERE de France.

A leurs côtés, nous avons également le plaisir d’accueillir le Chef de la MINUSMA, M. El-Ghassim WANE, Représentant du Secrétaire général des Nations Unies au Mali.

La délégation du Conseil de sécurité vient de terminer aujourd’hui sa mission au Mali et une série d’importantes rencontres.

Sans plus tarder, je vais leur laisser le soin de vous livrer leurs impressions et remarques. Cette première partie sera suivie d’une session de questions/réponses. Messieurs, c’est à vous.

SEM, Martin KIMANI, Ambassadeur du Kenya

Nous sommes venus ici pour transmettre un message de solidarité, pour dire que nous soutenons le Mali. La situation dans le Sahel et au Mali est difficile, nous le savons, se conjuguent les problèmes de terrorisme, des problèmes économiques, de développement, des problèmes humanitaires, d'où d'énormes difficultés pour le Gouvernement à réussir dans ses efforts. Le succès dépend du renforcement des capacités du Gouvernement national, aidé par la région et la Communauté internationale.

Le Conseil de sécurité est donc ici venu pour soutenir le Gouvernement, aidé par l'Union africaine et la CEDEAO. Nous sommes encouragés par les progrès réalisés par le Mali en dépit des nombreuses difficultés rencontrées. Nous avons entendu toutes les parties que j'ai précédemment citées qui ont insisté sur tous les défis liés, notamment aux problèmes précédemment cités.

Elles ont rappelé leur engagement à venir à bout de ces difficultés aussi. J'ai été frappé par la soif de réformes de l'Etat, exprimée par la population et qui souhaite aussi le respect de tous les Maliens, de toutes les Maliennes et voire, satisfait leurs rêves et leurs aspirations.

Nous sommes ici, comme je l'ai dit, pour écouter les autorités de transition. Nous les avons entendu et écouté, avons rappelé la nécessité d'avancer sur la voie de la transition tel que prévu dans le respect des aspirations et des besoins de l'ensemble de la population. La communauté internationale était aussi ici pour écouter et aider à satisfaire aux besoins et aux aspirations de l'ensemble de la population. Nous attendons à présent avec impatience, la fin de la période de transition qui doit aboutir à la tenue d'élections.

Nous sommes aussi attachés, bien entendu, à la mise en œuvre de l'Accord de paix et à la stabilisation du Centre du pays. Tels sont nos objectifs. En tant qu'Africain, je dirais par ailleurs que je comprends la lutte que mène le Mali, qui est une lutte non seulement pour le pays, mais pour l'ensemble du continent africain. Les jeunes doivent savoir qu'ils ont un avenir, que l'avenir qui les attend va être meilleur. Vous êtes en effet la population la plus jeune, la plus énergique au monde et vous avez compris les difficultés de votre pays.

Je vous dirai donc, unissez-vous pour relever ces défis et en venir à bout. L’Afrique et la Communauté internationale peuvent compter sur nous. Nous formulons les vœux les meilleurs pour votre réussite sur la base de la solidarité et du partenariat avec le Kenya et l'ensemble de la Communauté internationale.

Olivier SALGADO, Porte-parole de la MINUSMA: Merci. Nous allons passer maintenant la parole au Représentant du Niger.

SEM Abdou ABARRY, Ambassadeur du Niger

Merci beaucoup, je voudrais, au nom de mes collègues, membres du Conseil de sécurité, vous dire combien on est heureux pour la première visite de terrain du Conseil de sécurité de nous trouver au Mali. C'est donc une mission de solidarité et d'écoute pour le Mali. Mais au-delà du Mali, c'est une mission de solidarité pour l'ensemble de notre région, la région du Sahel, confrontée aux défis de la lutte contre le terrorisme, les impacts du changement climatique, la situation humanitaire qui se dégrade, en un mot également les problématiques de développement qui se posent avec acuité, non pas seulement au Mali, mais dans l'ensemble de la région.

Nous avons évoqué un ensemble de questions, comme l'a dit le Président du Conseil de sécurité, et nous avons particulièrement insisté sur le processus de transition. Une transition, on l'a dit aux différents interlocuteurs, la meilleure transition, c'est la transition la plus courte. Donc, si nous accédons aux préoccupations des autorités maliennes et du peuple malien, très certainement à des besoins et à des impératifs de réformes, ces impératifs de réformes devraient aller avec la détermination d'un calendrier qui soit prévisible, conformément aux décisions qui ont été prises par la CEDEAO pour que très rapidement, le peuple malien choisisse démocratiquement et librement ses dirigeants.

Et donc, je pense que nous avons écouté les autorités maliennes dans leurs préoccupations et nous estimons également que ce message-là est passé. Pour nous, membres du Conseil de sécurité, la paix, la stabilité et la sécurité du Mali, c'est bien pour le Mali, mais c'est bien pour l'ensemble de la sous-région. Le Mali est un verrou dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel et une victoire du Mali contre ces hordes de terroristes qui violent, qui pillent, qui tuent, c'est également une victoire pour l'ensemble de la sous-région.

Voilà en complément de ce que le Président a dit, les commentaires que j'ai cru devoir faire et je vous remercie.

Olivier SALGADO, Porte-parole de la MINUSMA : Merci beaucoup. A présent, la parole est au représentant de la France, Monsieur Nicolas de Rivière.

SEM Nicolas de RIVIERE, Ambassadeur de France

Merci beaucoup. Très heureux d'être là. Je n'ai pas grand-chose à ajouter à ce qu'on dit mes deux collègues. Il était, je crois bien, et le moment était venu, que le Conseil de sécurité se rende au Mali. Cette mission devait avoir lieu d'ailleurs juste avant le début du Covid. Je crois que c'est une mission qui aurait été très utile. On a pu s'entretenir avec les différents acteurs, la société civile, les signataires de l'Accord de paix, le Gouvernement, le Président de la transition, et la MINUSMA, bien entendu, avec ses différentes composantes et le Représentant spécial.

Et je pense que le Conseil de sécurité aura appris pas mal de choses depuis hier. Et c'est bien. Le Mali reste confronté à des difficultés majeures. Les grands défis qui lui sont posés ne sont toujours pas résolus, à commencer par le défi sécuritaire. Et à cela, je voudrais juste dire que, comme dans beaucoup de crises de ce type, la réponse sécuritaire est évidemment nécessaire, mais elle n'est pas suffisante. La bonne réponse doit avant tout être politique.

En 2015, on a signé, et les parties maliennes ont signé, les Accords d'Alger et la priorité doit certainement être de parts et d'autres de relancer une véritable dynamique politique de réconciliation inter malienne, de retour dans l'Etat, dans les zones en déshérence afin de répondre aux attentes des populations et de ramener la paix partout dans le territoire. Comme l’ont dit mes collègues, il y a une attente politique haute puisque nous sommes dans une phase de transition. Il est très important que cette phase de transition puisse trouver son terme à un moment donné et que des élections démocratiques puissent être organisées.

Le Mali sait le faire, l'a fait régulièrement dans le passé, dans de très bonnes conditions. Et donc, nous invitons évidemment les autorités maliennes à respecter leurs propres engagements, c'est à dire à organiser des élections mettant un terme à la transition dès que cela sera possible. Dernière chose, la MINUSMA, la Mission des Nations Unies qui a été créée en 2013, fait un travail formidable. C'est un engagement massif des Nations Unies. C'est probablement maintenant la plus grosse opération de maintien de la paix, que ce soit en termes de sécurité, d’aide à l’Etat de droit, de coopération. Il faut l'aider. Il faut probablement aussi la renforcer. Il faut coopérer avec elle pour qu'elle puisse encore mieux répondre aux attentes des Maliens, mais aussi des partenaires internationaux. Et donc, la MINUSMA continue et continuera à jouer un rôle absolument primordial pour aider le Mali. Pour ce qui la concerne, la France continuera à la soutenir et pour ce qui la concerne, la France continuera aussi à aider le Mali.

Olivier SALGADO, Porte-parole de la MINUSMA : Merci beaucoup. Je crois que nous avons terminé. Nous allons passer maintenant à une séance de questions. On a un peu de temps pour les questions, donc je vais vous demander de vous présenter.

Questions/Réponses

Bréhima SOLO, Alafia TV : Ma question est de savoir : les autorités maliennes de la transition tiennent les Assises nationales de la refondation pour savoir s'il y aura prolongation ou pas. Quelle la position du Conseil de sécurité en visite au Mali à ce sujet ?

SEM Abdou ABARRY, Ambassadeur du Niger : Ecoutez les autorités maliennes que nous avons rencontrées, effectivement, nous ont parlé de la tenue des Assises de refondation comme une sorte de préalable avant la tenue des élections. Le chronogramme indique que ces assises pourraient prendre fin vers décembre, donc vers la fin de l'année, et que c'est à l'issue de ce processus-là, qu'un calendrier consensuel sera établi et soumis. Et aux Maliens, et à la Communauté internationale. Donc, si on ne peut pas avoir d'objection pour les réformes parce qu'effectivement, le pays a connu pas mal de difficultés à réformer, remettre les choses en état…je pense qu'aucun membre du Conseil de sécurité ne s'y oppose.

Mais simplement, il ne faudrait pas retarder de façon prolongée la fin de la transition et la possibilité de donner aux Maliennes et aux Maliens, la possibilité de choisir démocratiquement les personnes qui vont prendre en charge la destinée de ce pays. Voilà ce que je peux vous dire.

Maciré DIOP, L’indépendant : J'avais une seule question. C'était un peu dans la même lignée que mon prédécesseur. Par rapport aux élections, il y a déjà un chronogramme qui a été fixé à une date qui a aussi été fixée. Quelles assurances vous avez eu de la part des autorités que ce calendrier initial sera respecté ? Je vous remercie.

SEM Abdou ABARRY, Ambassadeur du Niger : Merci beaucoup. Vous savez, un processus électoral, c'est d'abord une décision souveraine d'un pays. Nous n'avons pas de doute, nous avons rencontré les plus hautes autorités, le Président de la transition juste avant de venir ici, et il nous a parlé à cœur ouvert. Il a été très sincère. Je l'estime. Il a dit que les autorités de la Transition ne sont pas là pour se pérenniser, pour rester au pouvoir, et donc tout engagement que les autorités maliennes prendront, c'est d'abord dans l'intérêt du Mali.

Nous, nous sommes là pour écouter, pour accompagner et nous n'avons aucune raison de douter de ce qui nous a été dit. Donc, on souhaite simplement que tous les engagements qui ont été pris, qu'ils puissent être respectés, que le dialogue inclusif qui n'est jamais facile en période de transition puissent se poursuivre et qu'à l'unanimité, à travers un fort consensus national, que les Maliennes et les Maliens puissent exercer leur droit à élire des autorités qui vont diriger le pays.

Kadidjatou KONE, ORTM : Alors vous avez dit vous êtes venus pour écouter et vous avez écouté les autorités maliennes. Est-ce qu'en quittant Bamako, vous avez été convaincu par les arguments des autorités maliennes qui insistent surtout sur les réformes et la sécurité ? Et vous êtes venus également pour aider le Mali, soutenir le Mali. Après avoir écouté les autorités maliennes, quels seront les accompagnements des Nations Unies concrètement ?

SEM Nicolas de RIVIERE, Ambassadeur de France : Oui, madame, vous avez raison, on a beaucoup écouté les autorités maliennes aujourd'hui et les autorités maliennes ont beaucoup insisté sur les défis sécuritaires qui demeurent au Mali. De notre côté, je crois que le Conseil de sécurité a rappelé de manière claire son engagement. Il a rappelé la présence et la forte contribution de la MINUSMA et il a rappelé, comme je l'ai dit il y a un instant, la détermination du Conseil de sécurité à maintenir cet engagement dans la durée et au besoin, de le renforcer puisque, comme vous le savez, il est proposé de renforcer la MINUSMA, notamment pour lui donner une présence accrue dans la région du Centre, qui est actuellement celle qui est la plus menacée par les groupes terroristes.

Donc, les Nations Unies sont prêtes à le faire, en liaison avec les autorités maliennes si elles le souhaitent.

Moctar BARRY, VOA : Vous avez rendu hommage aux soldats tombés dans cette mission onusienne. Vous êtes venus sur le terrain et quelles sont les dispositions que vous pouvez prendre pour minimiser les pertes. De plus en plus, au Mali, il est question des négociations avec les djihadistes. Quelle lecture faites-vous de cette opinion ?

SEM Abdou ABARRY, Ambassadeur du Niger : Écoutez la Mission ici, la MINUSMA est devenue l'une des missions des Nations Unies les plus dangereuses en termes de pertes en vies humaines. Et les actions des terroristes, malheureusement, n'épargnent ni les FAMas, ni les forces partenaires et encore moins les populations civiles. Donc, l'hommage que nous venons de rendre aux soldats qui sont tombés sur le champ d'honneur a été là pour nous rappeler que le maintien de la paix, c'est également une question de sacrifices pour ceux qui maintiennent cette paix. D'où la nécessité de rendre encore, et de renouveler l'hommage et les félicitations à l'endroit de la MINUSMA, à l'endroit des femmes et des hommes qui prennent des risques aux côtés des fils du Mali et qui le font, hélas, souvent au péril de leur vie.

Il y a effectivement cette option de dialogue qui a été lancée à un moment, qui a été démenti également. Donc, je pense que nous n'avons pas à nous prononcer sur le choix souverain des Maliens. Si les autorités estiment que c'est de cette manière qu'elles peuvent faire ramener la paix, notre intérêt, l'intérêt de la Communauté internationale, du Conseil de sécurité qui a permis le déploiement de la MINUSMA, c'est le retour de la paix. Ce n'est pas la pérennisation de la situation actuelle, mais c'est de pouvoir en sortir et de pouvoir en sortir le plus rapidement possible.

Malick DIALLO, TV5 Monde : Depuis quelques temps, des informations ont révélé que les autorités maliennes négocient avec une société privée russe, Wagner. Est ce qu'il en a été question avec le Premier ministre, le Président de la transition ? Quelle est la position du Conseil de sécurité des Nations Unies par rapport à ce sujet qui fait polémique ?

SEM Nicolas de RIVIERE, Ambassadeur de France : La première partie de votre question s'adresse, je crois, aux autorités maliennes. Elle ne s'adresse pas au Conseil de sécurité, comme l'a indiqué mon collègue du Niger. Pour ce qui nous concerne, le Conseil de sécurité, depuis 2013, a adopté une attitude de fermeté face aux groupes terroristes. Les autorités maliennes aussi, puisqu'elles ont fait appel d'abord à la France et à d'autres pays à partir de 2013 pour intervenir sur une base contractuelle contre les groupes terroristes. Et à bien des égards, la stratégie des Nations Unies vise aussi à réduire ces groupes terroristes.

Et puis, comme vous le savez, toutes les émanations d'Al-Qaïda présentent sur le sol malien sont mises sous sanctions, un régime de sanctions 1267 et donc le recours à la coercition qui est aussi utilisé par les Nations unies avec un mandat du Conseil de sécurité contre les groupes terroristes. Il n'y a aucune raison de changer cette attitude.

Je passe la parole à mon collègue du Kenya, Président du Conseil de sécurité.

SEM, Martin KIMANI, Ambassadeur du Kenya : Très brièvement, j'aimerais évoquer la question de la négociation avec les djihadistes et je vous parle d'expérience, et de l'expérience que j'ai vécue au Kenya. Nombreux sont les groupes qui se trouvent dans différentes parties du continent ou dans différentes régions du monde et ils présentent tous différentes caractéristiques. Certains sont des réseaux criminels, d'autres nourrissent des ambitions politiques, d'autres encore des ambitions idéologiques. Les djihadistes ne connaissent pas de frontières, ils ne reconnaissent pas la stabilité des Etats et la stabilité des populations.

Pour lutter contre les djihadistes, il faut lutter fortement par la force, mais pas uniquement par la force. Le pays doit être en paix avec lui-même, le gouvernement doit travailler avec la population et donner à la population l’espoir. Nous avons depuis notre arrivée beaucoup parlé de toutes ces questions. Il ne s'agit pas de négocier avec les djihadistes mais de négocier avec la population pour qu'elle présente un front uni et soit d'accord pour lutter contre ce phénomène. Les djihadistes exigent que nous agissions, que nous présentions un front uni pour réussir.

Le mur de la MINUSMA avec tous ces noms de soldats tombés sur l'autel de la paix nous a beaucoup touchés. A New-York, nous discutons de plus en plus de la question de savoir comment préserver les Casques bleus des Nations unies. Et le Conseil de sécurité souhaite aussi aider à préserver ces soldats pour leur permettre d'exécuter les mandats du Conseil de sécurité.

Anne-Fleur LESPIAUT, France24 : Bonjour. J'aimerais savoir plus spécifiquement comment s'est passée votre rencontre avec Assimi GOÏTA. Nous avons cru comprendre qu'il y avait eu quelques tensions à Koulouba. Serait-il possible de nous en parler ? Merci.

SEM Abdou ABARRY, Ambassadeur du Niger : Merci Madame, je peux vous dire sans risque de me tromper que l'audience avec le Président de la Transition s'est très bien passée. Elle est intervenue juste après la rencontre qu'on a eu avec le Premier ministre et des membres du gouvernement concernés par notre visite. Il n'y a eu aucune tension. Ça a été un débat à cœur ouvert, un débat franc où les membres du Conseil ont eu à transmettre notre message et nous avons écouté très clairement les messages du Président GOÏTA sur sa détermination à continuer la lutte contre le terrorisme, sur sa détermination à conduire un processus consultatif de la transition. Une conviction également qu'il nous a exprimé, que la transition n'est pas là pour perdurer, qu'il n'y a pas un agenda caché et que les Maliens iront aux élections aussitôt que les conditions seront réunies pour ce faire.

Koureychi CISSE, Mali Tribune : Si jamais le Mali dépassait ce délai de transition, si on n'arrive pas à organiser les élections aux échéances fixées, quelles peuvent être les conséquences ? Merci.

SEM Abdou ABARRY, Ambassadeur du Niger : Bon, écoutez sur cette question, le Conseil de sécurité n'est pas l'organe principal. Il y a ce qu'on appelle le principe de subsidiarité. C'est la CEDEAO qui est en avant ici. Le Conseil de sécurité ne fera que soutenir ce que la CEDEAO fera. S'il y a des preuves qui sont pertinentes, comme on dit à l'impossible nul n'est tenu. Avec les délais qui ont été indiqués par les autorités maliennes elles-mêmes, les élections auraient pu se tenir en février 2022. Maintenant, on n'a pas de chronogramme. Le calendrier n'est pas sorti. Il y a un certain nombre d'étapes qui ont été décidées par les autorités maliennes. Le Conseil de sécurité ne fera que soutenir la position des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la région au sein de la CEDEAO mais la position de l'Union africaine également.

Olivier SALGADO, Porte-parole de la MINUSMA : Merci beaucoup. Merci beaucoup pour votre disponibilité messieurs. Merci à toutes et à tous d'être venus. C'est ainsi que s'achève ce point presse.