Au deuxième semestre 2025, l’environnement de protection des populations dans les localités couvertes par le monitoring de protection s’est détérioré au regard du nombre des violations rapportés, cela malgré les patrouilles et les opérations de sécurisation des forces armées et de sécurité. Au total, 28 747 violations des droits humains ont été rapportées pendant la période contre 20 578 violations au semestre précédent soit
une augmentation de 39,7%. Ce qui dénote l’exposition continue des civils à l’insécurité et aux risques de protection. Ces chiffres, bien qu’élevés, sont en dessous de la réalité, notamment en raison d’un sous-rapportage de la part des communautés de plus en plus réticentes à partager des informations par peur des représailles et de la faible couverture du monitoring de protection. En effet, les consultations communautaires menées dans le cadre du monitoring de protection indiquent que 48 % des ménages déclarent se sentir en sécurité, tandis que plus de 65 % affirment ne pas faire face à des restrictions de mouvement durant la période considérée. Ces perceptions apparaissent toutefois paradoxales au regard des catégories de violations les plus fréquemment rapportées.