En novembre 2025, 37 incidents d’accès ont été recensés, marquant une baisse de 27 % par rapport au mois d’octobre (51 incidents). Les restrictions incluant les interférences directes dans les activités humanitaires, les restrictions de mouvements et les restrictions d’accès à l’assistance humanitaire pour les populations constituent la première contrainte d’accès avec 12 incidents. Ce chiffre est resté similaire à celui d’octobre.
Les incidents liés à la présence d’engins explosifs (EE) ont connu une baisse de 68 %, de 28 cas à 9 cas en octobre. Cette contrainte demeure une des causes majeures de restriction de mouvements des acteurs et de l’accès routier.
Les violences contre les humanitaires ont concerné trois cas, tout comme au mois d’octobre. On note notamment un enlèvement d’un humanitaire et de son chauffeur sur la RN24 (axe Kati – Kita).
La fin de la saison des pluies améliore le déplacement sur certains axes et la navigation sur le fleuve Niger ; aussi, l’approvisionnement en carburant se normalise progressivement, bien que d’autres contraintes physiques continuent de poser des défis logistiques.
Dans la région de Sikasso, la perturbation des communications par sabotage d’infrastructures s’est accentuée avec trois incidents visant le réseau GSM dans le cercle de Bougouni, notamment à Zantiebougou et Débélin.
Dans la région de Tombouctou, la restriction d’accès à la localité de Léré et ses environs reste maintenue. Les axes qui mènent vers les différentes localités à partir de Léré ne sont plus accessibles et impactent les communautés en renforçant la vulnérabilité de celles restées sur place.
Le contexte reste relativement imprévisible ; cela ralentit l’acheminement des intrants essentiels, la livraison de l'aide et l’atteinte des zones ciblées.
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