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Mali : Situation des personnes déplacées (janvier - mai 2021)

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De janvier à mai 2021, dans un contexte marqué par l’insécurité et la pandémie à coronavirus, les groupes armés ont poursuivi leurs attaques contre les populations civiles dans le Nord et le Centre du pays. Dans le centre, les violences intercommunautaires et des affrontements ont été signalés. Le caractère violent des conflits a provoqué d’importants déplacements de populations tant à l’intérieur du territoire malien que vers les pays limitrophes. Chaque semaine, de nouvelles personnes déplacées internes (PDI) continuent d’être enregistrés. Ces mouvements ont un impact considérable sur les personnes forcées de fuir leurs foyers et sur les communautés qui les accueillent.

Profil démographique des personnes déplacées

o 55% des personnes déplacées sont des femmes

o 63% sont des enfants de moins de 18 ans

o 2% sont des personnes sont âgées de plus de 60 ans

Prinicipaux défis

  1. Cette tendance croissante de mouvements des populations (386 454 personnes en mai 2021) dépasse le pic constaté en 2013, à un fort moment du conflit armé au Mali, avec 353 455 personnes déplacées.

  2. Manque d’informations détaillées et désagrégées sur le taux de scolarisation des enfants PDI par rapport aux enfants non déplacés.

  3. La persistance de la violence empêche des perspectives de retour dans le court-terme : une dépendance prolongée de l’assistance humanitaire dans ce contexte de financement faible, est difficile à assurer.

  4. Les PDI ont des besoins multisectoriels (vivres, santé, eau, abris, protection, etc.), et sont souvent accueillis dans des zones déjà fragilisées et bénéficiant de services sociaux de base précaires. Ils viennent ainsi accentuer la vulnérabilité des populations hôtes. De ce fait, il est fondamental d’assurer une assistance adéquate et adaptée aux personnes déplacées internes en incluant les familles d’accueil, axée vers leur autonomisation et à l’accès aux moyens d’existence.

  5. Dans ce contexte de déplacement prolongé, un meilleur exercice de profilage des besoins, intentions et conditions de vie des PDIs conduit par les acteurs humanitaires, de développement et les services étatiques, est nécessaire pour le développement des solutions durables à l’intention des PDIs.

  6. Les attaques contre les civils se font dans un contexte d’impunité répandue : le système judiciaire malien nécessite un renforcement et le soutien nécessaire en vue de respecter ses engagements, tels que la Convention de Kampala.

  7. Il est important de renforcer la qualité des services de protection notamment la documentation et l’assistance psychosociale vu le nombre croissant de PDIs sévèrement traumatisées.

  8. Il est important de renforcer les initiatives de réconciliation intercommunautaires à la base pour une meilleure cohésion sociale et promouvoir le dialogue communautaire avec pour objectifs de prévenir de nouveaux déplacements, de faciliter l'accès humanitaire, le retour des PDIs et réfugiés, tout en recherchant une paix durable dans les communautés.

  9. Consolider le phénomène de retour continu dans les zones, bien qu’encore instable avec des activités génératrices de revenus et de projets de résilience, de réhabilitation, des équipements et la construction des infrastructures sociales de base (points d’eaux, centres de santé, écoles, marchés, etc.) à travers le NEXUS (humanitaire – développement)

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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