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Mali - Note Humanitaire une opportunité unique pour éviter une crise prolongée (avril 2016)

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Plus de quatre ans après l’escalade du conflit dans le Nord, un nouvel élan est nécessaire pour éviter que le Mali ne s’enlise dans une crise prolongée. La signature de l’accord pour la paix et la réconciliation en juin 2015 a ouvert la voie à une opportunité unique qu’il faut saisir maintenant.
Les communautés dont les vies ont été brisées par le conflit s’attendent à sentir dès que possible les effets positifs de la paix dans leur quotidien.

DES BESOINS HUMANITAIRES QUI PERSISTENT

De nombreuses collectivités touchées par le conflit peinent encore à accéder à la nourriture, à l’eau, aux soins de santé, à l’éducation, à la protection et aux moyens de subsistance. Dans certaines régions, la persistance de l’insécurité continue d’empêcher le déploiement de l’Etat et des acteurs de développement. Pour de nombreuses familles, les acteurs humanitaires sont les seuls fournisseurs de services essentiels.

Le conflit a aggravé la vulnérabilité des communautés. Leur capacité à résister aux chocs avait déjà été minée par la pauvreté chronique, les aléas climatiques des sécheresses et inondations ainsi que les épidémies répétitives (le Mali est classé 176 sur 187 pays selon l’indice de développement humain). L’aide d’urgence demeure nécessaire pour sauver des vies et faciliter le relèvement, car il faudra des années pour que les actions du gouvernement et de ses partenaires de développement sur les causes profondes de l’insécurité alimentaire chronique et de la malnutrition ainsi que sur les problèmes structurels qui limitent la fourniture des services sociaux de base puissent porter leurs fruits.

PREOCCUPATIONS EN MATIERE DE PROTECTION

Au nord et au centre du Mali, la criminalité et les actes de terrorisme constituent une menace grave pour les civils. Divers groupes armés contrôlent encore de grandes étendues du territoire exposant les jeunes inactifs et chômeurs aux risques de recrutement. Le manque d’accès aux ressources essentielles – comme l’eau et la terre - contribue aux tensions intercommunautaires et aux risques de recrudescence de la violence. Les conditions pour un retour sécuritaire en toute dignité – telles que la sécurité et l’accès aux services essentiels – doivent encore être remplies dans de nombreuses zones.
Bien que la majorité des personnes déplacées internes soient maintenant rentrées dans le nord et le centre, elles ont besoin d’un soutien continu pour reconstruire leur vie. A ce jour, une majorité de réfugiés a choisi de rester dans les pays voisins, conditionnant leur retour à une paix durable et la disponibilité de l’aide.

ACCES HUMANITAIRE

Malgré l’Accord de paix, les actes de violence et de criminalité à l’encontre des travailleurs humanitaires et des biens humanitaires ont augmenté au cours des derniers mois. Néanmoins, des centaines de travailleurs humanitaires, en particulier le personnel des ONG, sont en première ligne pour fournir l’aide aux personnes les plus vulnérables dans les zones difficiles d’accès ou d’insécurité.
Malgré des interruptions répétées dans leurs activités – principalement en raison des violences sporadiques et des contraintes logistiques - les organisations humanitaires ont adapté leurs méthodes de travail afin de parvenir à rester sur le terrain et fournir l’aide essentielle.

SITUATION PROLONGEE EN MATIERE DE REFUGIES

Plus de quatre ans après l’éclatement du conflit, plus de 134 800 réfugiés maliens demeurent toujours déplacés dans les pays voisins : Burkina Faso, Mauritanie et Niger. Alors que la plupart vivent dans des camps, leur présence prolongée fait pression sur les ressources déjà limitées des communautés hôtes.

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