Mali

Mali: Bulletin humanitaire, février – mars 2017

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Au sommaire

Principaux facteurs de l’insécurité alimentaires p.2

De plus en plus d’écoles ferment face aux menaces sécuritaires p.2

Les interdictions de motos affectent l’accès aux services sociaux p.4

Assistance aux 10 000 nouveaux déplacés au centre p.5

Manque d’accès à l’eau en zones rurales de la région de Ménaka p.6

Financement du plan de réponse humanitaire en 2017 p.8

FAITS SAILLANTS

 Un Malien sur cinq sera en insécurité alimentaire pendant la soudure

 Centre du Mali : de plus en plus d’écoles ferment face aux menaces sécuritaires  Les interdictions de circuler en moto affectent l’accès aux services de base

 Manque « alarmant » d’accès à l’eau en zones rurales à Ménaka

CHIFFRES CLES

Nb. de PDI (rapport CMP, mars 2017) 45 750

Nb. de réfugiés dans les pays voisins (rapport CMP, mars 2017) 140 450

Nb. de retournées (rapport CMP, mars 2017) 487 000

Nb. De rapatriées (rapport CMP, mars 2017) 57 400

Population en insécurité alimentaire (Cadre harmonisé mars 2017) 3,8 millions

Nb. d’enfants malnutris de moins de 5 ans (SMART 2016) 622 350

FINANCEMENT

293 millions Fonds requis ($ US) pour le financement du HRP 2016

8% financés

3,8 millions de personnes en insécurité alimentaire

Selon les dernières estimations de l’analyse du Cadre Harmonisé de mars 2017 1 , plus de

3,8 millions de personnes seront considérées comme étant dans le besoin en termes de sécurité alimentaire au cours de la période de soudure de juin à aout 2017. Parmi elles, plus de 600 000 personnes seront en situation de « crise » ou « urgence » (phases 3 et 4 selon la nomenclature de l’IPC pour les pays du CILSS) et 3,2 millions de personnes seront « sous pression » (phase 2). Ces données indiquent une dégradation de la situation par rapport à l’an dernier, avec près d’un million de personnes supplémentaires dans le besoin cette année.

Les déplacements de population et l’insécurité aggravent l’insécurité alimentaire. Près des deux tiers des personnes en situation de crise et d’urgence alimentaire se trouvent dans des régions instables et affectées par le conflit : Gao, Ménaka, Tombouctou, Taoudénit, Kidal, Mopti et nord de Ségou. Les importantes inondations l’an dernier et la soudure pastorale précoce ont aussi affecté les récoltes et le cheptel et accentuent les déplacements de population et les risques de conflits intercommunautaires.

Ressources insuffisantes pour répondre à l’ampleur des besoins

Le Gouvernement, avec l’appui des différents partenaires humanitaires, coordonne la réponse pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables. À travers leurs efforts concertés, les organisations humanitaires prévoient distribuer une assistance alimentaire gratuite sous forme de vivre ou d’argent («cash ») à 440 000 personnes en situation de « crise et au-delà » pendant les mois de soudure.

D’autres activités sont aussi planifiées pour aider les ménages et les communautés dans ces phases de « crise » et « urgence » ainsi qu’une partie des 3,2 millions de personnes « sous pression » : transferts monétaires de type « résilience », appuis à la production agricole et pastorale, appuis à la pêche, appuis à la relance d’activités économiques, etc. Cependant, le financement actuel ne permettra pas aux organisations humanitaires de couvrir l’étendue des besoins.

Il est donc urgent de mobiliser des fonds supplémentaires, en particulier pour assister les ménages en besoin d’aide immédiate qui se trouvent dans les zones touchées par le conflit. L’appel de fonds des organisations humanitaires pour le Mali en 2017 comprend une requête de 93 millions de dollars pour les interventions en sécurité alimentaire. À ce jour, seul 10 pour cent de ces ressources sont mobilisés, selon les données rapportées au service de suivi financier d’OCHA (FTS).

Principaux facteurs de l’insécurité alimentaire

La dernière édition de l’Enquête Nationale de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (ENSAN), réalisée en février 2017, souligne que l’insécurité alimentaire actuellement enregistrée au pays est en grande partie liée à la pauvreté des ménages. La précarité des ménages est exacerbée par l’insécurité qui affecte certaines zones du nord et du centre du pays ainsi que par les aléas climatiques.

Selon l’enquête, plus d’un ménage sur quatre affirme avoir subi un ou des types de chocs au cours des six derniers mois qui ont nui à sa capacité de se procurer de la nourriture et d’autres produits essentiels.

De façon générale, les ménages dirigés par des femmes sont davantage en insécurité alimentaire que ceux dirigés par des hommes (37,4 pour cent contre 24,7 pour cent). À noter également que la prévalence de l’insécurité alimentaire est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (31 pour cent contre 7,5 pour cent.)

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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