Mali

Les familles déplacées quittent le sud du Mali et rentrent dans le nord du pays

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Mali – D’après la Matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’OIM, les déplacés internes continuent de quitter Bamako et d’autres villes pour retourner dans d’autres régions du Mali autrefois dangereuses, principalement en raison de l’amélioration de la sécurité.

Le nombre de déplacés internes dans le pays est aujourd’hui estimé à environ 137 000, soit une baisse de 30% par rapport aux 200 000 signalés en février. Le nombre total de personnes retournant vers les régions du nord est passé de 196 000 en février à près de 284 000 en avril.

Dans le sud, la région de Bamako continue d’accueillir le plus grand nombre de déplacés internes (40 733). Quelque 17 727 autres ont trouvé refuge à Koulikouro et 10 440 à Segou. Au nord, la plus grande proportion de déplacés se trouve à Tombouctou (29 279), à Gao (16 729) et à Kidal (11 245).

L’OIM a collaboré avec le Directorat malien du développement social (DNDS) et avec le Directorat général de la protection civile (DGPC) afin de déterminer le nombre de personnes étant retournées dans les régions de Gao et de Tombouctou et d’en évaluer l’impact probable.

Cette opération a également été menée pour la première fois dans les régions de Mopti et de Kidal. A Kidal, sur les six communes évaluées par Solidarités internationales, ONG partenaire de l’OIM, seules deux communes ont été identifiées comme des zones de retour.

La hausse du nombre de rapatriés enregistrée par les données de la DTM en avril a été essentiellement attribuée à l’amélioration de la sécurité mais également à la capacité de l’OIM à recueillir des données dans d’autres zones de retour.

Le rapport fournit également des informations sur les besoins des rapatriés à travers le pays. Environ 45% des familles interrogées avaient besoin de nourriture, 18% d’abris, 13% recherchaient un emploi et 7% ont confié avoir besoin d’un moyen de transport pout retourner dans leur lieu d’origine.

Le rapport comprend en outre les résultats d’une évaluation des besoins réalisée dans les villages accueillant une forte proportion de déplacés internes et de rapatriés, notamment dans 36 villages de Gao, 30 à Tombouctou et 41 à Mopti. Environ 71% des personnes interrogées ont mentionné la nourriture comme leur besoin le plus urgent. Quelque 14 autres pour cent ont mentionné l’eau et l’assainissement.

« La hausse rapide du nombre de déplacés internes retournant dans leur lieu d’origine doit être suivie afin d’éviter un nouveau déplacement. Après deux ans de déplacement, les déplacés internes retournent dans des zones où les conditions de vie sont pires que quand ils sont partis en termes de pénurie de nourriture, de destruction des habitations, d’accès à l’eau et aux infrastructures de base », a déclaré Bakary Doumbia, chef de mission de l’OIM au Mali.

Les activités de la DTM de l’OIM sont menées à bien en coordination étroite avec le gouvernement malien et avec le financement du Bureau américain d’aide en cas de catastrophe à l’étranger (OFDA) et du gouvernement japonais.

Pour consulter le rapport de la DTM du mois d’avril :

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Pour plus d’informations, veuillez contacter

l’OIM au Mali Stéphanie Daviot Tel. +223.90500009 Email: sdaviot@iom.int

ou

Juliana Quintero Tel. + 223.90500013 Email: juquintero@iom.int

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