La Commission d’enquête internationale pour le Mali conclut sa deuxième visite dans le pays

BAMAKO (10 mars 2019) - La Commission d’enquête internationale pour le Mali termine sa deuxième visite au Mali conduite du 25 février 2019 au 10 mars 2019. Au cours de cette visite, la Commission s’est entretenue avec le Premier ministre et d’autres gouvernementales, les représentants des autres parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, les représentants de la MINUSMA et du système des Nations Unies, ainsi que différentes missions diplomatiques et organisations de la société civile. Un objectif majeur de cette visite était de se rendre dans les différentes régions du Nord et Centre du pays pour rencontrer les autorités locales, les parties prenantes et la société civile sur place.

S’exprimant à l’issue de la visite, la Présidente de la Commission, Madame Lena Sundh a déclaré : « Cette deuxième visite au Mali a été très utile pour les Commissaires. Les rencontres conduites dans les régions avec les différentes parties prenantes ont été fructueuses et nous ont permis d’approfondir notre compréhension de la crise malienne. A l’issue de cette visite, je suis confiante de la volonté du gouvernement et des autres parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, ainsi que de la société civile de collaborer avec notre Commission. La collaboration est essentielle pour atteindre les objectifs de la Commission ».

La Commission d’enquête internationale pour le Mali a été établie le 19 janvier 2018 par le Secrétaire général des Nations Unies (SG) suite à la demande du gouvernement du Mali conformément à l’Article 46 de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Le 23 janvier 2018, le SG a nommé Madame Lena Sundh de la Suède comme Présidente de la Commission et Messieurs Simon Munzu du Cameroun et Vinod Boolell de l’Ile Maurice comme membres.

La Commission a pour mandat de :

  • enquêter sur les allégations d’abus et de violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, y compris les allégations de violence sexuelle liée au conflit, commis sur tout le territoire du Mali entre le 1er janvier 2012 et le 23 janvier 2018;

  • établir les faits et les circonstances de la perpétration de ces abus et violations, y compris ceux qui pourraient constituer des crimes internationaux, et d’identifier les auteurs présumés de ces abus et violations ;

  • présenter au Secrétaire général un rapport écrit sur ses enquêtes, conclusions et recommandations aux fins de la lutte contre l’impunité, au regard des abus et violations identifiés.

La Commission est soutenue dans l’accomplissement de son mandat par un Secrétariat composé de fonctionnaires des Nations Unies et basé à Bamako. Elle travaille en toute indépendance et impartialité.

La Commission prend toutes les mesures nécessaires pour protéger les personnes qui coopèrent avec elle, ainsi que la confidentialité des informations qu'elle reçoit.

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