Mali

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur le Mali, 10 avril 2015

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SC/11855-AFR/3108

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois d’avril, Mme Dina Kawar (Jordanie):

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé sur le Mali, présenté par le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Hervé Ladsous, le 9 avril 2015.

Les membres du Conseil ont accueilli avec satisfaction l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, qui a été paraphé le 1er mars 2015 par des représentants du Gouvernement malien, un représentant de la coalition de groupes armés « Plateforme » et tous les membres de l’équipe de médiation internationale, et qui constitue une étape cruciale sur la voie de l’instauration d’une paix durable dans ce pays. Ils ont considéré que cet accord, qui vise à régler la crise dans toutes ses dimensions – sur les plans politique et institutionnel mais aussi du point de vue de la gouvernance, de la sécurité, du développement et de la réconciliation – était équilibré et global.

Les membres du Conseil ont félicité l’Algérie pour le rôle qu’elle a joué et les autres membres de l’équipe de médiation internationale pour l’aide qu’ils ont apportée aux parties maliennes en vue d’instaurer une paix durable au Mali.

Les membres du Conseil ont engagé les groupes armés de la Coordination à signer le projet d’accord et demandé à tous les acteurs d’user de leur influence sur les parties maliennes à cette fin. Ils ont dit qu’ils entendaient suivre la situation de près.

Les membres du Conseil ont invité les parties à saisir cette occasion historique et à continuer de dialoguer de manière constructive, avec une volonté politique ferme et en toute bonne foi, aidées en cela par l’équipe de médiation internationale, afin de signer l’accord dans les meilleurs délais et de s’engager sincèrement en faveur de sa mise en œuvre effective et complète, moyennant l’établissement de modalités et d’un calendrier d’application.

Les membres du Conseil ont rappelé que la responsabilité de l’application intégrale et stricte de l’accord de paix incombait aux parties maliennes, aidées en cela par l’équipe de médiation internationale et la communauté internationale dans son ensemble.

Les membres du Conseil ont souligné qu’il fallait établir des mécanismes de contrôle clairs, détaillés et concrets pour aider à la mise en œuvre du futur accord, qui devait être dirigée et prise en main par les Maliens, et dit qu’ils entendaient y concourir et la suivre de près, en étroite coordination avec l’équipe de médiation internationale. Ils ont rappelé que le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), aux côtés des autres membres de l’équipe de médiation internationale et de la communauté internationale dans son ensemble, avaient un rôle de premier plan à jouer en appuyant et en contrôlant l’application de l’accord.

Les membres du Conseil se sont vivement inquiétés de la précarité de l’état de la sécurité dans le nord du Mali et des attaques qui continuent d’être commises, y compris contre la MINUSMA, ainsi que des affrontements violents qui se produisent dans le pays. Ils ont engagé toutes les parties à appliquer sans tarder toutes les mesures de confiance arrêtées afin de faciliter la mise en place du cessez-le-feu, avec l’aide de la MINUSMA et en coordination avec elle. Ils ont de nouveau demandé à toutes les parties de s’abstenir de tout acte, commis directement ou via des intermédiaires, qui compromettrait les perspectives de paix. À cet égard, ils se sont redits prêts à envisager de prendre les mesures appropriées, y compris d’imposer des sanctions ciblées, contre ceux qui reprennent les hostilités et violent le cessez-le-feu.

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