Mali

Conseil de sécurité : M. Lacroix souligne que l’amélioration de la situation sécuritaire au Mali repose sur le succès de la transition politique

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SC/14487
6 AVRIL 2021

Alors que le Mali continue de faire face à une multitude de défis politiques, sécuritaires, relatifs aux droits de l’homme et humanitaires, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix a déclaré, ce matin, au Conseil de sécurité, que « toute amélioration durable de la situation sécuritaire repose en grande partie sur le succès de la transition politique actuelle ».

M. Jean-Pierre Lacroix a également condamné l’attaque qui a pris pour cible, le 2 avril, un camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), à Aguelhok, provoquant la mort de quatre Casques bleus. Selon lui, cet attentat qui intervient dans un contexte de détérioration de la situation sécuritaire dans le centre et le nord du Mali, rappelle les défis auxquels le pays et la région du Sahel sont confrontés. 

Dans ce contexte, le soutien de la communauté internationale et du Conseil de sécurité reste de la plus haute importance pour garantir que les parties prenantes nationales respectent leurs engagements, a souligné  le Secrétaire général adjoint pour qui « le succès de la transition politique au Mali est à portée de main ».  

Le Secrétaire général adjoint a relevé qu’en dépit de la fragilité de la transition politique, des signes encourageants ont été enregistrés au cours des trois derniers mois, citant notamment le lancement du fonctionnement des principales institutions de la transition, ainsi que l’approbation, lors de la première session du Parlement de transition, du programme établi par le Gouvernement pour la période à venir. Il est essentiel que le rythme de ces réformes soit accéléré de toute urgence tout en garantissant que le plus grand nombre d’acteurs se joignent au processus, a dit M. Lacroix qui a appelé à achever les réformes engagées dans les domaines du redécoupage territorial, des réformes électorales et de la réforme de la Constitution.

S’agissant des préparatifs des élections prévues à la fin de la période de transition, M. Lacroix a fait savoir que les discussions des dernières semaines entre les autorités de la transition, les acteurs politiques et les groupes de la société civile doivent encore aboutir à un accord sur la gestion des bureaux de vote et qu’en conséquence, aucun calendrier électoral officiel n’a été publié. Il a encouragé les acteurs politiques maliens à travailler dans un esprit de compromis et à promulguer des réformes visant à créer un environnement propice à la tenue d’élections pacifiques, inclusives, transparentes et crédibles.

Ces élections représentent le test décisif de la transition actuelle et une étape nécessaire vers le retour du Mali à la règle constitutionnelle, a souligné le Secrétaire général adjoint, rejoint dans son analyse par une grande majorité de membres du Conseil de sécurité qui, à l’instar de l’Irlande, ont également insisté sur l’importance d’appuyer la participation des femmes et des jeunes au processus. De son côté, le Mali a assuré que son gouvernement de transition a fait le choix de privilégier les réformes essentielles à la tenue d’élections libres et transparentes, organisées dans une démarche inclusive.

La délégation malienne s’est également attardée sur la tenue, en février à Kidal et en mars, à Kayes, des rencontres délocalisées du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Au-delà de la symbolique que représente le drapeau malien qui flotte à nouveau à Kidal, cette rencontre délocalisée du Comité est une marque supplémentaire du retour progressif de la confiance entre les parties maliennes, a affirmé a délégation qui a précisé que ces deux rencontres délocalisées ont permis aux parties maliennes de s’engager sur des actions prioritaires à brève échéance, notamment celles sur la clôture du processus de désarmement, démobilisation et réintégration accéléré, et l’opérationnalisation des bataillons de l’armée reconstituée déjà déployés à Kidal, Tombouctou, Gao et Ménaka.

Ces deux rassemblements ont une importance symbolique majeure et sont considérés comme des étapes positives essentielles pour améliorer l’appropriation par les parties prenantes maliennes de l’Accord, un facteur clef dans sa mise en œuvre, a noté M. Lacroix. Six mois après que les représentants des mouvements signataires ont rejoint un gouvernement malien, une première depuis la signature de l’Accord, le moment est venu de traduire les engagements pris en progrès concrets sur le terrain, a-t-il plaidé.

De son côté, la France a appelé à accélérer le processus de désarmement, démobilisation et réintégration pour permettre l’intégration, dans les forces nationales, des combattants des groupes signataires et le redéploiement de l’armée reconstituée sur tout le territoire. La délégation a par ailleurs souligné que l’appui fourni par la MINUSMA via le mécanisme tripartite reste nécessaire aux opérations de la Force conjointe du G5 Sahel et a lancé un appel urgent aux Nations Unies et à l’Union européenne pour qu’elles accélèrent le recours aux contractants. « Nous regrettons que cette disposition ne soit toujours pas mise en œuvre alors que ce Conseil a demandé son lancement il y a 10 mois », a-t-elle déploré. Compte tenu de « l’immensité des défis », le Mali a plaidé, pour sa part, pour un financement « prévisible et pérenne » de ladite Force.

Estimant que le contexte actuel ne permet pas d’envisager une réduction de la taille de la MINUSMA, le Niger, qui s’exprimait au nom des A3+1, à savoir le Kenya, le Niger, la Tunisie et Saint-Vincent-et-les Grenadines, a jugé nécessaire de réajuster son mandat en vue d’apporter un soutien holistique à la transition et de retirer des tâches de soutien à la force conjointe pour permettre à la Mission de mieux se concentrer sur ses priorités stratégiques.  À cet effet, la délégation a fait savoir que les A3+1 présenteront, en juin 2021, un projet de résolution pour la création d’un bureau d’appui dédié à la Force conjointe. La Fédération de Russie, a estimé, pour sa part, que l’idée d’une force africaine dans la région du Sahel, suggérée par Commission de l’Union africaine, mérite d’être examinée.

Plusieurs délégations, dont la Norvège et le Royaume-Uni, se sont par ailleurs préoccupées de la persistance de l’impunité pour les violations des droits humains.   Des enquêtes complètes et une reddition de comptes s’imposent afin de renforcer la confiance dans le Gouvernement, ont appuyé les États-Unis, tandis que le Mali a assuré que les cas documentés de violations ou d’abus feront  l’objet d’une enquête et d’une prise en charge judiciaire, y compris ceux qui seraient imputables aux militaires.  

Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, M. JEAN-PIERRE LACROIX, a déclaré que la dernière attaque majeure contre les Casques bleus, vendredi dernier, nous rappelle les défis auxquels le Mali et la région du Sahel sont confrontés. Il a indiqué que le vendredi 2 avril, vers 6 h 15, heure locale, un groupe de terroristes lourdement armés a attaqué un camp de la MINUSMA à Aguelhok, dans la région de Kidal située dans le nord du Mali. Le bilan fait état de 26 Casques bleus blessés et 4 tués, alors que de graves pertes ont été infligées aux assaillants, a-t-il précisé. Citant le Secrétaire général, il a affirmé que « cette action ne découragera pas notre détermination », notant que cette dernière attaque a eu lieu dans un contexte de détérioration de la situation sécuritaire dans le centre et le nord du Mali. Il a aussi réitéré l’appel du Secrétaire général aux parties prenantes concernées pour qu’elles intensifient et renforcent la réponse de la communauté internationale au problème du terrorisme et de l’extrémisme violent dans la région du Sahel, notamment en assurant la mise en œuvre rapide des recommandations des sommets de Pau en 2020 et de N’Djamena en 2021.

Outre la menace posée par les groupes terroristes, M. Lacroix a dit sa préoccupation face aux activités de déstabilisation en cours des milices opérant selon des critères ethniques dans le centre du Mali. Malgré les améliorations encourageantes de la situation sécuritaire dans certaines zones grâce aux accords de paix locaux appuyés par la MINUSMA, il a appelé le Gouvernement de transition du Mali à concevoir une approche globale pour améliorer la situation en matière de sécurité, parallèlement aux efforts de protection des civils, et à rétablir l’autorité de l’État et les services sociaux de base. Cette approche doit également comprendre des solutions durables pour garantir que les milices et les groupes armés déposent les armes et se joignent au processus de dialogue. Il a aussi appelé à un effort vigoureux pour garantir la responsabilité et lutter contre l’impunité des acteurs accusés d’avoir commis des violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Toute amélioration durable de la situation sécuritaire au Mali repose en grande partie sur le succès de la transition politique actuelle, a poursuivi M. Lacroix. Et même si la transition reste fragile, au cours des trois derniers mois, des signes encourageants ont été enregistrés, a-t-il noté. Il a notamment cité le lancement du fonctionnement des principales institutions de la transition, ainsi que l’approbation, lors de la première session du Parlement de transition, du programme établi par le Gouvernement pour la période à venir. Il est essentiel que le rythme de ces réformes soit accéléré de toute urgence tout en garantissant que le plus grand nombre d’acteurs se joignent au processus, a dit M. Lacroix. Selon lui, dans les semaines et les mois à venir, le succès de la transition dépendra de l’engagement des parties prenantes maliennes à faire en sorte que la transition et les principaux processus de réforme qui la sous-tendent restent inclusifs, transparents et crédibles.

L’achèvement d’une série de réformes politiques et institutionnelles cruciales fait partie des priorités urgentes du Gouvernement, a-t-il poursuivi. Il s’agit notamment, a expliqué le Secrétaire général adjoint, du redécoupage territorial, des réformes électorales et de la réforme de la Constitution. Il a salué la publication, le 31 mars, par le Président Bah N’Daw, d’un décret portant création du Comité d’orientation stratégique chargé des réformes politiques et institutionnelles, précisant que celui-ci doit définir la portée des réformes à mettre en œuvre dans les mois restants de la transition.

Passant aux préparatifs des élections prévues à la fin de la période de transition, M. Lacroix a fait savoir que les discussions des dernières semaines entre les autorités de la transition, les acteurs politiques et les groupes de la société civile doivent encore aboutir à un accord sur les réformes à mettre en œuvre, y compris sur la question importante de la gestion des bureaux de vote. En conséquence, aucun calendrier électoral officiel n’a été publié. Il est prévu que le résultat des travaux du Comité d’orientation stratégique comprendra un projet de réforme du code électoral et un calendrier électoral. Il a donc encouragé les acteurs politiques maliens à travailler dans un esprit de compromis et à promulguer des réformes visant à créer un environnement propice à la tenue d’élections pacifiques, inclusives, transparentes et crédibles. Ces élections représentent le test décisif de la transition actuelle et une étape nécessaire vers le retour du Mali à la règle constitutionnelle, a souligné le Secrétaire général adjoint. De même, il est essentiel d’accroître la participation, y compris parmi les femmes et les jeunes, et de renforcer la crédibilité des urnes pour faire en sorte que ce jalon du processus démocratique ne déclenche pas une nouvelle instabilité politique au Mali.

Si la mise en œuvre de l’Accord pour la paix est restée lente, une dynamique positive et un nouveau sentiment de confiance entre les parties maliennes sont apparus ces dernières semaines et des efforts ont été entrepris pour améliorer l’appropriation par les Maliens de l’Accord. M. Lacroix a dit que le 31 mars, une réunion du Comité de suivi de l’Accord a eu lieu à Kayes, dans le sud du Mali, moins d’un mois après la réunion précédente à Kidal dans le nord du Mali. Les deux rassemblements ont une importance symbolique majeure et sont considérés comme des étapes positives essentielles pour améliorer l’appropriation de l’Accord par les parties prenantes maliennes, un facteur clef dans sa mise en œuvre. Il a exhorté les parties maliennes à s’appuyer sur l’élan généré ces dernières semaines pour accélérer le redéploiement et l’utilisation efficace des unités reconstituées de l’armée dans le nord, l’opérationnalisation de la Zone de développement des régions du nord et la mise en place de la police territoriale. Six mois après que les représentants des mouvements signataires ont rejoint un gouvernement malien, une première depuis la signature de l’Accord, le moment est venu de traduire les engagements pris en progrès concrets sur le terrain, a-t-il plaidé.

Alors que le Mali continue de faire face à une multitude de défis politiques, sécuritaires, relatifs aux droits de l’homme et humanitaires, le soutien de la communauté internationale et du Conseil de sécurité reste de la plus haute importance pour garantir que les parties prenantes nationales respectent leurs engagements, a souligné le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix pour qui « le succès de la transition politique au Mali est à portée de main ».

La France a jugé indispensable, à un an des élections qui doivent marquer la fin de la transition au Mali, que les acteurs maliens, dans leur ensemble, se saisissent de l’opportunité que représente cette période. « La mise en œuvre de l’Accord de paix reste impérative », a déclaré la France, en appelant à traduire les engagements en actes. La mission a demandé l’accélération du processus de désarmement, démobilisation et réintégration pour permettre l’intégration dans les forces nationales des combattants des groupes signataires et le redéploiement de l’armée reconstituée sur tout le territoire. La France a aussi encouragé les autorités de transition à accélérer les préparatifs en vue des élections de mars 2022.

La France a appelé à poursuivre la lutte contre le terrorisme au Sahel et à accompagner les pays de la région pour qu’ils puissent gérer cette menace de manière autonome. « Les Chefs d’État du G5 Sahel, l’Union africaine, l’Union européenne et ses États membres ont appelé lors du sommet de N’Djamena en février à un soutien accru et pérenne de l’ONU à la Force conjointe pour permettre la poursuite de sa montée en puissance opérationnelle. » L’appui fourni par la MINUSMA via le mécanisme tripartite reste aujourd’hui nécessaire aux opérations de la Force conjointe, a-t-elle souligné. La France a lancé un appel urgent aux Nations Unies et à l’Union européenne pour qu’elles accélèrent le recours aux contractants. « Nous regrettons que cette disposition ne soit toujours pas mise en œuvre alors que ce Conseil a demandé son lancement il y a 10 mois. »

Ces efforts en termes de sécurité, pour être efficaces, doivent être accompagnés d’un véritable sursaut civil comme cela a été acté au sommet de N’Djamena, a poursuivi la France. Elle a appelé les autorités maliennes à un engagement politique vigoureux pour déployer des services publics dans les zones reculées. « Nous souhaitons que la MINUSMA joue pleinement son rôle et accompagne le redéploiement des forces de défense et de sécurité et des autres services de l’État. »

La France a également souligné les mesures mises en œuvre par les autorités maliennes pour faire cesser les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, tout en appelant ces dernières à aller plus loin, afin de mettre fin à l’impunité. Enfin, la mission a salué la création d’un fonds régional pour l’Afrique centrale et occidentale, centré en particulier sur le Sahel, ajoutant que la France y contribuera à hauteur d’un million d’euros.

Les États-Unis ont tout d’abord adressé leurs profondes condoléances aux victimes du terrorisme et à leurs familles, à commencer par les Casques bleus tués ou blessés lors d’attaques récentes. « Comme en janvier, nous nous réunissons après une nouvelle attaque », a constaté la délégation, avant de condamner ces violences dans les termes les plus fermes et de saluer le courage et la bravoure des soldats de la paix, dont il convient, a-t-elle souligné, d’améliorer la sécurité. Pour les États-Unis, il importe également que les autorités maliennes et les acteurs de sécurité régionaux luttent contre les atteintes aux droits humains, notamment celles fondées sur le genre. Á cette fin, des enquêtes complètes et une reddition de comptes s’imposent afin de renforcer la confiance dans le Gouvernement, a-t-elle ajouté, estimant que les attaques ne font qu’exacerber la défiance dans les institutions maliennes.

De surcroît, il faut faire en sorte que des élections libres et équitables soient organisées, ont plaidé les États-Unis. Saluant le plan d’action ambitieux mis en place par les autorités maliennes, ils se sont aussi félicités des mesures importantes prises en janvier pour assurer une transition pacifique, la priorité étant donnée à la tenue d’élections d’ici à la fin de cette période. A cet égard, la délégation a encouragé les autorités à publier un calendrier du processus électoral et à profiter de l’appui fourni par la MINUSMA. Elle a d’autre part souhaité que des progrès soient accomplis en ce qui concerne l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, jugeant qu’une réouverture de l’Accord entraverait sa mise en œuvre. Les États-Unis ont également salué la tenue d’une première réunion du Comité de suivi de l’Accord à Kidal, dans le nord du Mali, y voyant une « bonne nouvelle », de même que la participation croissante des femmes au processus de paix. Enfin, en tant que principal bailleur de fonds au Sahel, ils ont rappelé qu’ils avaient fourni à la région une aide supérieure à 80 millions de dollars, ce qui devrait contribuer notamment à la mise en place de services de soins.

Le Niger, qui s’exprimait au nom des A3+1, à savoir le Kenya, le Niger, la Tunisie et Saint-Vincent-et-les Grenadines, a salué la volonté affichée par les autorités de transition d’apaiser les tensions politiques au Mali qui ont précédé les événements d’août 2020. La récente réunion du Comité de suivi de l’Accord reste un acquis à consolider, de même que la lutte contre l’impunité dans le centre du pays, a estimé la délégation.  À 12 mois de la fin de la transition, tous les acteurs maliens doivent s’écouter et s’accorder sur les priorités du moment, ont fait valoir les A3+1, notamment en matière de réformes constitutionnelles, institutionnelles  et électorales, qui sont les fondements de la démocratie. Ils ont notamment encouragé la participation des femmes et des jeunes. Quant à la communauté internationale et à la MINUSMA, les A3+1 ont dit attendre d’elles qu’elles continuent de jouer un rôle constructif, et d’apporter un soutien politique, logistique  et financier.   Ils ont demandé au Gouvernement de continuer à lutter contre la violence intercommunautaire en renforçant ses actions pour rétablir des relations pacifiques entre les communautés et en punissant ceux qui interfèrent avec la mise en œuvre de l’Accord de paix.  

Les A3+1 ont appelé les partenaires au développement du Mali à reprendre l’aide suspendue depuis le dernier coup d’état, afin de permettre au pays de mieux faire face aux crises multiples et multiformes qui risquent d’aggraver la situation économique, sociale, sanitaire, humanitaire  et sécuritaire.   La Commission de consolidation de la paix devrait, selon eux, jouer un rôle plus important à ce stade dans la stabilisation du Mali.

Sur le plan sécuritaire, tout en saluant les progrès réalisés à ce jour, et notamment le retour effectif des forces armées nationales et de l’administration sur l’ensemble du territoire, les A3+1 ont souligné que la montée  du terrorisme  et de l’extrémisme violent ainsi que la prolifération des armes ont un impact considérable sur la sécurité du Mali et du Sahel. Déplorant les récentes pertes en vies humaines au sein de la MINUSMA et des forces armées nationales, régionales et internationales, les A3+1 y ont vu la preuve que le contexte reste très préoccupant et que nous sommes loin d’avoir atteint les objectifs qui permettraient d’envisager le retrait ou la réduction de la taille de la MINUSMA.   Ils ont réitéré l’importance pour la Mission de disposer des capacités nécessaires pour remplir son mandat et promouvoir la sûreté et la sécurité de  ses  Casques bleus. Saluant le renforcement des capacités opérationnelles de la force conjointe par le déploiement du huitième bataillon d’infanterie de 1 200 Tchadiens dans la zone centrale, les A3+1 ont estimé cependant qu’à long terme, l’opérationnalisation de ce nouveau bataillon nécessitera une mobilisation active et soutenue de tous les partenaires présents sur le théâtre  malien, y compris les Nations Unies.  Pour les A3+1 le prochain renouvellement du mandat de la MINUSMA doit avoir deux résultats majeurs, à savoir le réajustement du mandat de la Mission en vue d’apporter un soutien holistique à la transition, et le retrait des tâches de soutien à la force conjointe, afin que  celle-ci puisse mieux se concentrer sur ses priorités stratégiques. 

À  cet effet, les A3+1 ont l’intention de demander au Secrétaire général de leur indiquer, d’ici à la fin mai 2021, par le biais d’une note blanche, les modalités et les besoins de la création d’un bureau d’appui dédié à la Force conjointe, qui, ils en sont convaincus, serait plus approprié que l’Arrangement technique tripartite, qui ne correspond plus, selon eux, au contexte actuel.   Sur la  base de la  note blanche, les A3+1 présenteront, en juin 2021, un projet de résolution consensuel pour la création du Bureau d’appui susmentionné. 

L’Estonie a appelé les autorités maliennes à mettre en œuvre les priorités critiques du programme de réforme, insistant sur l’importance de prendre dès à présent des mesures « concrètes, transparentes et crédibles » pour faire des élections de mars 2022 une réalité. Elle a exhorté les autorités maliennes à établir un calendrier électoral détaillé. Elle a aussi insisté sur l’importance clef que revêt la participation des femmes et a demandé à toutes les parties de respecter la loi de 2015 instituant un quota en matière de genre.

La délégation s’est déclarée extrêmement préoccupée par la situation sécuritaire et a appelé à condamner dans les termes les plus fermes toutes les attaques contre la présence des forces nationales et internationales, évoquant notamment « l’attaque odieuse » qui a pris pour cible le camp Kidal de la MINUSMA. Elle a noté qu’une approche militaire ne suffira pas pour résoudre le conflit, soulignant qu’une solution à long terme repose sur la volonté politique, le dialogue inclusif et l’engagement de toutes les parties. À cet égard, l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger continuera d’être un cadre essentiel, a affirmé la délégation qui s’est déclarée encouragée par la bonne volonté manifestée lors des deux réunions du Comité de suivi de l’Accord, en février et mars derniers. Des progrès supplémentaires s’imposent cependant en ce qui concerne le redéploiement et l’utilisation effective des unités reconstituées de l’armée et le rétablissement de l’autorité de l’État dans le nord du Mali, a-t-elle estimé. Saluant par ailleurs les mesures prises pour lutter contre l’impunité face aux violations des droits humains dans le centre du Mali, l’Estonie a demandé aux autorités de mener des enquêtes rigoureuses et des procédures légales.

Particulièrement préoccupée par la propagation des groupes terroristes au Sahel, l’Inde a souligné la nécessité d’un soutien plus solide du Conseil de sécurité et de la communauté internationale à la Force conjointe du G5 Sahel). Elle a attiré l’attention sur la menace des engins explosifs improvisés (EEI) et sur les 20 Casques bleus qui ont perdu la vie depuis 2018. Elle a pressé les autorités de transition à prendre des mesures urgentes pour redéployer et élargir les services de l’État dans le centre et le nord du pays. Elle a salué dans ce contexte, la cinquième réunion du Comité de suivi de l’Accord de paix, le 11 février dernier.

L’Inde a pris note des mesures prises pour organiser le référendum constitutionnel et convoquer des élections locales et générales. Il est important, a-t-elle insisté, que les efforts soient orientés vers des réformes qui faciliteront les élections dans les temps et ouvriront la voie à un gouvernement élu capable de lancer des réformes à long terme. Soulignant l’importance de la médiation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel, l’Inde a pris note de la feuille de route du Secrétaire général sur la mise en œuvre du mandat de la MINUSMA et du plan de transition par étapes.

Elle a dit avoir fourni au Mali des financements pour divers projets de développement, offert une formation pour le renforcement des capacités humaines et livré, par le biais du Mécanisme COVAX, 396 000 vaccins contre la COVID-19. Le Mali, a-t-elle ajouté, est également l’un des bénéficiaires du système de préférences commerciales en franchise de droits, bénéficiant d’un droit nul sur près de 95% de ses exportations vers le territoire indien, a conclu l’Inde.

Le Royaume-Uni a insisté sur la nécessité d’un processus politique inclusif fondé sur la consultation et le dialogue, pour favoriser un sentiment d’appropriation entre toutes les parties à l’Accord de paix. Il a jugé « encourageants » les récentes réunions du Comité de suivi qui viennent de se tenir à Kidal et à Kayes ainsi que les efforts déployés par le Gouvernement de transition pour entamer un dialogue avec les partis politiques. Cependant, à moins d’un an de la fin de la période de transition, les progrès dans la mise en œuvre de l’Accord de paix restent limités, a constaté le Royaume-Uni, ajoutant que la question de l’impunité pour les violations aux droits de l’homme est toujours préoccupante. Il a exhorté les autorités maliennes à garantir l’établissement des responsabilités et la transparence dans les enquêtes et les poursuites.

L’attaque contre un camp de la MINUSMA à Aguelhok vendredi dernier a rappelé les circonstances complexes et difficiles dans lesquelles la MINUMSA opère, a fait observer le Royaume-Uni qui a souligné que les auteurs de cette attaque peuvent être passibles de poursuites pour crimes de guerre.

Pour lui, le Conseil de sécurité devrait s’inspirer de la feuille de route pour la transition de la MINUSMA pour voir comment cette dernière peut aider au mieux le Gouvernement malien à assumer une responsabilité croissante dans le domaine de la sécurité.

Le Mexique a salué l’adoption en février du plan d’action du Premier Ministre malien visant à accélérer les réformes et à jeter les bases d’une transition démocratique. Le Conseil, a-t-il estimé, doit apporter au Gouvernement de transition le soutien nécessaire. Il a appuyé la stratégie de retrait de la MINUSMA contenue dans le rapport du Secrétaire général et rappelé que le succès de la transition dépendra de la tenue d’élections. Le Mexique a invité les autorités maliennes à donner la priorité à la mise sur pied d’un cadre et des institutions nécessaires à la bonne tenue des élections.

Il s’est dit très préoccupé par la dégradation de la situation sécuritaire, condamnant les attaques perpétrées contre les civils. Toutes les parties au conflit doivent s’acquitter de leurs obligations en vertu du droit international, a martelé le Mexique qui a appelé à intensifier les efforts contre la circulation des armes légères et prôné, à cette fin, une coopération plus étroite avec les pays voisins. Il a salué l’arrivée de 400 000 doses de vaccins au Mali via le Mécanisme COVAX et a insisté sur la nécessité de régler les facteurs socioéconomiques qui alimentent le conflit malien.

La Chine s’est félicitée de l’amélioration de la situation au Mali. Elle a salué les progrès accomplis par le Gouvernement, notamment la mise en place d’institutions de la transition et la préparation des élections. Toutefois, a-t-elle observé, le pays reste confronté à d’importants défis, qu’il s’agisse du terrorisme, de la pandémie de COVID-19 ou de la crise humanitaire. Il importe par conséquent que la communauté internationale lui maintienne son plein appui. La Chine a également souhaité que l’élan imprimé dans le processus de transition politique se poursuivre.

Á un an des élections, les conditions de vie des populations doivent être améliorées pour permettre la participation la plus large, a-t-elle souligné. Pour rétablir la paix et la stabilité dans le pays, d’autres mesures sont, selon elle, nécessaires, en particulier le déploiement des forces de sécurité dans les zones septentrionales du Mali. Saluant l’appui constructif de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Chine a estimé que les intenses activités terroristes dans certaines régions du pays impose une riposte exhaustive et intégrée. À ses yeux, il faut aussi éliminer les causes profondes de ces violences afin de s’attaquer à la fois aux causes et aux symptômes.

Dans ce cadre, a-t-elle ajouté, la MINUSMA doit mettre l’accent sur son mandat de base et permettre une bonne coordination entre les différents acteurs sur le terrain. Ces derniers doivent en outre veiller à ce que l’opération antiterroriste soit conforme au droit international humanitaire et garantisse la protection de la population. La Chine a tenu à rendre hommage aux Casques bleus qui ont sacrifié leur vie. Dénonçant avec force les attaques répétées dont ils font l’objet, elle a appelé de ses vœux à l’ouverture d’enquêtes, la traduction de leurs auteurs en justice et des mesures pratiques pour renforcer la mise en œuvre de la résolution 2518 (2020). Avant de conclure, la délégation a souhaité que la MINUSMA continue à jouer son rôle de stabilisation au Mali et dans la région.

La Norvège a commencé par relever certains développements positifs au Mali comme l’arrivée des premiers vaccins contre la COVID-19 via le Mécanisme COVAX, les réunions du Comité de suivi de l’Accord de paix à Kidal et Kayes et la participation croissante des femmes à ce Comité. Mais, dans le même temps, elle s’est dite préoccupée par les « attaques horribles » contre des civils et par les pertes en vies humaines parmi le « personnel courageux » de la MINUSMA et de ses partenaires. La détérioration de la situation humanitaire exige également, selon la Norvège, une action renforcée pour assurer la protection des civils et un accès humanitaire sûr et sans entrave. Consternée par ailleurs par les dernières informations sur la violence sexuelle et la violence contre les enfants, y compris leur recrutement dans les forces et groupes armés, la Norvège a exhorté toutes les parties au conflit à mettre en œuvre les dernières conclusions du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés.

Les défis persistants en matière de sécurité et de gouvernance montrent que la MINUSMA est toujours nécessaire, a souligné la Norvège qui a jugé « sage » de garder pour le moment la feuille de route sur le mandat de la Mission. La sécurité, a-t-elle insisté, dépend d’abord et avant tout, d’'un développement inclusif et durable, de la bonne gouvernance et du respect des droits de tous les Maliens. Ils méritent que l’Accord d’Alger devienne réalité, ce qui signifie le retour à un État civil qui protège sa population contre la violence et les injustices et qui fournit des services sociaux de base, comme l’éducation.

La lutte contre l’impunité, a poursuivi la Norvège, doit également être intensifiée, tout comme les efforts de médiation et le dialogue intercommunautaire. La Norvège s’est dite prête à élargir son engagement en faveur de la paix et de la réconciliation. À un an de l’échéance électorale au Mali, l’héritage du Gouvernement de transition sera déterminé par sa capacité à garantir une démocratie inclusive, a souligné la délégation, en insistant sur la participation pleine, égale et significative des femmes.

La Fédération de Russie s’est inquiétée du fait que des groupes extrémistes continuent de semer la terreur parmi les populations civiles maliennes, ainsi que de la situation profondément tendue dans la zone frontalière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Les autorités de ces États doivent agir de manière plus décisive pour éradiquer le terrorisme sur leur sol, a demandé la délégation. Sur le plan politique, elle a salué les mesures prises par le Gouvernement malien pour mettre en place des institutions transitoires. Elle a aussi noté que beaucoup dépendra de la poursuite du dialogue entre les autorités et toutes les parties prenantes.

Pour la Fédération de Russie, la stabilisation de la situation dans le pays dépend de la mise en œuvre par le Gouvernement de transition et d’autres forces politiques de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Le dialogue entre les groupes signataires  doivent se poursuive, a déclaré la Russie. Elle a aussi espéré que le processus DDR et la réforme de l’administration publique s’accéléreront afin de créer les conditions pour la relance socioéconomique des zones touchées. Les intérêts de tous les peuples du pays et en particulier de ses territoires du Nord doivent être pris en compte, a-t-elle insisté.

Notant que la situation au Mali est un facteur clef de la sécurité régionale, elle a appelé les forces armées maliennes à continuer de participer aux opérations de la Force conjointe du G5 Sahel et à la mise en œuvre des décisions prises par les pays d’Afrique de l’Ouest pour intensifier la lutte contre le terrorisme. L’idée d’une force africaine dans la région du Sahel suggérée par la Commission de l’Union africaine devrait être examinée, a estimé la Russie, pour qui la priorité reste d’aider à rétablir l’ordre constitutionnel et de faciliter la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. À cet égard, la présence de la MINUSMA reste un facteur clef de stabilisation, a-t-elle estimé.

L’Irlande a déclaré que la première priorité reste le retour à l’ordre constitutionnel sous l’égide d’un gouvernement démocratique. Elle a jugé impérative la tenue d’élections libres, régulières et ouvertes pendant la période de transition qui s’achève dans un an. La délégation a notamment appelé le Gouvernement de transition à confirmer le calendrier des élections, et établir de toute urgence un organe électoral représentatif, inclusif et indépendant, au sein duquel, a-t-elle ajouté, la représentation des femmes est cruciale. Elle a aussi appelé à déployer tous les efforts possibles pour faciliter la participation pleine, égale et significative des femmes aux élections, comme le prévoit la Charte de Transition. « Il faudrait encourager les femmes à voter, et les soutenir en tant que candidates et représentantes élues de leurs communautés », a insisté la délégation.

Citant les priorités essentielles pour les mois à venir, l’Irlande a jugé essentiels de progresser en matière de DDR, de déploiement des unités reconstituées de l’armée, de mise en place d’une police territoriale et de la mise en œuvre des projets pour la Zone de développement des régions du Nord. Elle a également appelé à mettre fin à l’impunité pour les violations des droits de l’homme et les exactions perpétrées par de nombreux acteurs, y compris les forces de sécurité nationales. « Les responsables de ces violations doivent être traduits en justice sans délai », a insisté l’Irlande avant de saluer les progrès accomplis par les autorités maliennes, notamment grâce à l’émission d’ordonnances de poursuites contre les auteurs présumés de violations des droits humains. Dans ce contexte; l’Irlande a exhorté les autorités de transition, avec l’appui de la MINUSMA, à donner suite au rapport de la Commission internationale d’enquête pour le Mali.

Pour le Viet Nam, le résultat de la réunion ministérielle du Comité de suivi de l’Accord constitue une dynamique positive, même si des efforts supplémentaires sont nécessaires pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. La délégation a souligné la nécessité pour le Gouvernement de transition et les parties concernées de renforcer la confiance, de régler les différends et de travailler ensemble dans un esprit de réconciliation. Dans le même temps, la communauté internationale doit continuer de fournir une assistance et un soutien au Mali et la participation significative des femmes au processus politique doit être davantage garantie et encouragée.

Le Viet Nam a, à son tour, condamné les attaques contre les civils, les forces de sécurité et les soldats de la paix des Nations Unies. Comme elle est déployée dans un environnement complexe et dangereux, il faut, a-t-il insisté, que la MINUSMA ait l’équipement et les ressources adéquats. Dans ce contexte d’insécurité et de pandémie, le Viet Nam a jugé impératif que toutes les parties s’acquittent de leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et des droits de l’homme et protègent les civils, en particulier les femmes et les enfants. Il a réclamé un soutien supplémentaire de la communauté internationale pour aider le Mali à relever ses défis humanitaires.

Le Mali a souligné la détermination de ses autorités de la transition et des autres parties maliennes à mettre en œuvre l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Cette détermination se trouve réaffirmée dans le plan d’action du Gouvernement de la transition, qui vise notamment à diligenter les réformes politiques et institutionnelles. Le Gouvernement a fait le choix de privilégier les réformes essentielles à la tenue d’élections libres et transparentes, organisées dans une démarche inclusive, a déclaré le Mali, en ajoutant que le Premier Ministre a rencontré à cette fin les responsables politiques maliens le 10 février. Cette dynamique positive se poursuivra.

La tenue de la cinquième réunion de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord à Kidal, le 11 février dernier, est également un fait majeur à souligner, a poursuivi le Mali. Au-delà de la symbolique que représente le drapeau malien qui flotte à nouveau à Kidal, cette rencontre délocalisée du Comité est une marque supplémentaire du retour progressif de la confiance entre les parties maliennes, a affirmé le Mali. La deuxième session délocalisée du Comité vient de se tenir à Kayes, le 29 mars dernier, afin d’assurer une meilleure appropriation nationale de l’Accord.

Ces deux rencontres délocalisées ont permis aux parties maliennes de s’engager sur des actions prioritaires à brève échéance, notamment celles sur la clôture du processus de désarmement, démobilisation et réintégration accéléré, en particulier l’opérationnalisation des bataillons de l’armée reconstituée déjà déployés à Kidal, Tombouctou, Gao et Ménaka. Les parties maliennes poursuivront les efforts nécessaires pour l’intégration des 1687 ex-combattants restants au sein des Forces de défense et de sécurité maliennes afin d’atteindre un total de 3 000 éléments.

La situation dans le centre du pays reste une préoccupation majeure du Gouvernement qui veille à favoriser le dialogue entre les communautés, a dit le Mali. Cette dynamique a permis de lever, il y a quelques jours, le blocus imposé pendant plusieurs mois sur la localité de Farabougou, dans la région de Ségou. Quant à la question des droits de l’homme, le Mali a assuré que les cas documentés de violations ou d’abus feront l’objet d’une enquête et d’une prise en charge judiciaire, y compris ceux qui seraient imputables aux militaires. Certains d’entre eux d’ailleurs ont été condamnés à Mopti pour des abus commis dans le cadre des opérations de lutte contre le terrorisme.

Sur le plan régional, le Mali a souligné l’urgence de renforcer la coordination des actions communes dans la lutte contre le terrorisme et a salué le déploiement de l’unité tchadienne dans la zone des trois frontières, au sein de la Force conjointe du G5 Sahel. Cependant, compte tenu de l’immensité des défis, nous réitérons notre appel à un mandat robuste et adapté, c’est à dire un mandat placé sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies et, à un financement « prévisible et pérenne » de la Force conjointe, y compris à travers les Nations Unies, a conclu le Mali.