Madagascar

Main dans la main pour maintenir l’accès à l’éducation à Madagascar

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Elèves de l’Ecole primaire publique Andaboly (sud de Madagascar), bénéficiaires du Programme d’Appui d'Urgence à l'Education à Madagascar financé par l’Union Européenne. © PAM/Volana Rarivoson

Le village de Belalanda est situé sur le littoral sud-ouest de Madagascar, l’une des régions les plus pauvres du pays. Les communautés y vivent de l’agriculture et de la pêche. La zone est exposée aux sécheresses, aggravées depuis 2013 par une invasion acridienne, mettant à mal les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des communautés.

Ce facteur limite l’accès à l’éducation pour les enfants de ces régions. Les infrastructures scolaires sont insuffisantes. Pour les familles les plus pauvres, envoyer les enfants à l’école représente des charges supplémentaires. A Belalanda, il n’est pas rare que les garçons accompagnent leurs pères à la pêche au lieu d’aller à l’école.

Mais Bera (11 ans) a la chance d’aller à l’école primaire publique de Belalanda. Il est parmi les bénéficiaires du Programme d’Appui d'Urgence à l'Education à Madagascar, financé par l’Union Européenne. Ce programme vise à maintenir fonctionnel le système d’éducation primaire à Madagascar dans un contexte de vulnérabilité accrue des ménages.

Cet appui est destiné à payer les indemnités des enseignants supportés par les associations de parents d’élèves dans douze régions de Madagascar ; doter de kits scolaires tous les élèves des écoles primaires publiques du pays ; et soutenir le programme de cantines scolaires dans plus de 1200 écoles primaires des régions du sud de l’île.

Bera reçoit un repas scolaire quotidien à travers le programme de cantines scolaires, qui vise à encourager la fréquentation scolaire et améliorer la performance des élèves.

« Je me sens en bonne santé. Chaque matin, c’est différent de savoir qu’on va aller en classe et qu’on y aura droit à de la nourriture » confie Bera.

Grâce à ce financement de l’Union Européenne, les communautés bénéficiaires ont pu être formées à la gestion des cantines ; et les écoles dotées de foyers améliorés et ustensiles de cuisine.

Par ces fonds également, quelque trois millions d’élèves des écoles primaires du pays ont reçu un kit scolaire pour l’année scolaire 2013 – 2014.

« Nous sommes beaucoup plus enthousiastes à envoyer nos enfants à l'école. La dotation de kits scolaires allège nos charges en cette période de crise » confie Madame Lila, mère d’élève.

Ces kits contribuent à réduire les dépenses affectées à l’achat de fournitures scolaires mais surtout encouragent l’inscription et le maintien des élèves à l’école.

Deux agences des Nations Unies, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) travaillent main dans la main pour mettre en œuvre ce programme et assurer que les enfants vulnérables de Madagascar aient accès à leurs droits fondamentaux.