Madagascar

Madagascar : Projet d’Appui d’Urgence aux Services Essentiels d’Éducation, de Santé et de Nutrition et à son financement additionnel

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Rapport No. 146625
26 JUIN 2020

Résumé

Ce résumé présente les résultats et leçons tirées de l’évaluation du Projet d’Appui d’Urgence aux Services Essentiels d’Éducation, de Santé et de Nutrition de la République de Madagascar aux fins de renseigner et nourrir les efforts continuels pour améliorer l’efficacité dans le développement des projets de la Banque mondiale. Les notations du projet sont présentées à l’appendice A. La méthodologie d’évaluation et les sources des preuves ou données factuelles sont détaillées à l’appendice C.

Cadre de référence et Contexte

En 2009, la Banque mondiale a suspendu ses opérations à Madagascar suite à un coup d’état et l’installation d’un gouvernement de facto. Le changement de régime inconstitutionnel provoqua une période de crise politique prolongée qui, ajoutée à la crise financière de 2008, a menacé de renverser une décennie de progrès soutenus des indicateurs sociaux et économiques. Particulièrement inquiétant était le problème du manque de financement public destiné aux services sociaux de base et du retrait des partenaires financiers durant cette crise politique prolongée.

Le Projet d’Appui d’Urgence aux Services Essentiels d’Éducation, de Santé et de Nutrition fut préparé en 2012, juste après le réengagement de la Banque mondiale et juste avant le retour des autres partenaires. L’objectif du projet était « ... de préserver la fourniture des services essentiels d’éducation, de santé et de nutrition dans les zones vulnérables ciblées. » À l’origine, le projet s’est concentré sur cinq des plus pauvres et plus vulnérables régions de Madagascar, là où les autres partenaires financiers n’étaient pas actifs, pour finalement étendre seulement ses services de nutrition à quatre régions supplémentaires (sur un total de 22 régions du pays).

La théorie de changement comportait le soutien nécessaire pour mener à bien l’objectif de préservation des services sociaux essentiels. D’abord et avant tout, le projet a fourni le financement indispensable pour continuer d’assurer la fourniture des services essentiels. Le projet est parti du principe que pour maintenir l'éducation, il fallait réduire les dépenses que les parents assumaient de leurs poches ; le projet a donc accordé des subventions pour le salaire des enseignants communautaires et fourni des fonds aux écoles pour couvrir les frais essentiels. En utilisant le milieu scolaire comme plate-forme pour mobiliser les synergies et améliorer l'efficacité et l'efficience, le projet a soutenu la formation et fourni du matériel pour mettre en place un nouveau programme de santé et de nutrition scolaire. Afin de maintenir une fourniture continuelle des services de santé, le projet a appuyé la réhabilitation des établissements de santé de base ; le financement des médicaments, la formation, la supervision et le matériel ; la mise en place d’une politique d'exemption de frais ; et l’organisation d’activités de sensibilisation. En se fondant sur les preuves et données factuelles recueillies dans le monde, ainsi que sur de vastes connaissances spécifiques au pays, le projet a appuyé le développement, la fourniture, et l'expansion de la couverture d'un paquet coût-efficace de services de nutrition communautaires avec livraison de matériels et d'équipements afférents. Les relations causales entre ces investissements et un plus grand accès aux services essentiels d'éducation, de santé et de nutrition, une augmentation de l’utilisation de ces services et l’élargissement de leur couverture se sont avérées adéquates et plausibles.