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Madagascar [Grand Sud] : Aperçu de la sécurité alimentaire et de la nutrition | juillet 2021

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Insécurité alimentaire aiguë (IAA) actuelle

Environ 1,14 million de personnes sur les 2,7 millions de personnes du Grand Sud de Madagascar analysées sont estimées en insécurité alimentaire aiguë élevée (Phase 3 de l’IPC ou plus) jusqu’en septembre 2021, dont près de 14 000 personnes en situation de Catastrophe (Phase 5 de l’IPC).

Malnutrition aiguë (MNA)

Plus de 500 000 enfants de moins de cinq ans dans le Grand Sud de Madagascar vont probablement souffrir de malnutrition aiguë jusqu’en avril 2022. Parmi eux, plus de 110 000 souffrent de malnutrition aiguë sévère et ont besoin d’une action urgente.

3 années de grave sécheresse

Trois années consécutives de sécheresse intense ont anéanti les récoltes et entravé l’accès des populations à la nourriture dans la région du Grand Sud de Madagascar. Parmi les dix districts du sud les plus touchés, Amboasary Atsimo est l’épicentre.14 000 personnes se trouvant dans des conditions catastrophiques (Phase 5 de l’IPC IAA), affectées par un manque extreme de nourriture et de services de base.

Aperçu de la situation actuelle de la sécurité alimentaire et de la nutrition

Pour la période allant d’avril à septembre 2021, plus de 1,1 million de personnes connaissent des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë (Phase 3 de l’IPC ou plus) suite à l’insuffisance des pluies, à la hausse des prix des denrées alimentaires et aux tempêtes de sable.
On s’attend à ce que la période de soudure commence plus tôt que d’habitude pour l’ année de consommation en cours, car les ménages épuiseront leurs faibles stocks alimentaires en raison d’une production très limitée. On s’attend à ce que plus de 500 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë jusqu’en avril 2022, dont plus de 110 000 sont susceptibles de souffrir de malnutrition aigüe sévère et nécessitent un traitement urgent pour sauver leur vie. L’insécurité alimentaire est l’un des principaux facteurs contribuant à cette situation nutritionnelle, suivie par le faible accès aux installations sanitaires et aux sources d’eau potable améliorées en raison de la sécheresse.
Amboasary Atsimo est le district le plus affecté en termes de sécurité alimentaire: classifié en Phase 4 de l’IPC (Urgence), 75% de sa population est en Phase 3 de l’IPC (Crise) ou plus et près de 14 000 personnes, soit 5% de la population analysée dans ce district, sont en situation de Catastrophe (Phase 5 de l’IPC). Ces dernières ont quasiment épuisé toute possibilité de recourir à des stratégies d’adaptation pour pouvoir accéder à la nourriture et au revenu. Ceci se traduit par un niveau de consommation alimentaire extrêmement inadéquate, aussi bien en termes de quantité que de qualité de nourriture consommée. Le district présente également des niveaux Sérieux de malnutrition aiguë (Phase 3 de l’IPC).
Les Districts d’Ambovombe, Ampanihy, Beloha et Tsihombe sont en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC IAA) avec 55% à 60% de leur population ayant besoin d’une action urgente pour protéger les moyens d’existence, réduire les déficits de consommation alimentaire et sauver des vies. Les districts d’Ambovombe et de Bekily présentent des niveaux Critiques de malnutrition aiguë (Phase 4 de l’IPC MNA), nécessitant un traitement urgent pour sauver la vie des enfants affectés.
Amboasary, Beloha, Betioky, Toliara et Tsihombe ont des niveaux de malnutrition aiguë Serieux et nécessitent également des actions de traitement et de prévention.