Madagascar + 2 more

Madagascar : Epidémie de peste Rapport de Situation conjoint n 5, en date du 16 novembre

Attachments

Faits marquants

  • L’épidémie reste active dans 9 districts sanitaires pendant les deux dernières semaines (S44-S45).

  • 2.158 cas cumulés ont été recensés du 1 er août au 13 novembre 2017 - 258 confirmés (12%), 692 probables (32%) et 1.208 suspects (56%) - dont 76% de forme pulmonaire.

  • 174 personnes décédées dont environ 60% sont de décès au niveau communautaire.

  • 1.180 malades sont guéris depuis le début de cette épidémie, 28 autres sont encore sous traitement dans les hôpitaux au 06/11/2017.

  • Il y a une nette diminution de cas de peste, passant de 502 cas au cours de la semaine épidémiologique 40 (02-08 octobre) à 70 cas au cours de la semaine 45 (06 au 12 novembre).

  • 7.166 personnes ayant été en contact avec les malades de peste pulmonaire ont achevé leur traitement prophylactique, sur un total de 7.270 personnes identifiées.

  • 08 aéroports internationaux et un port disposent des postes de contrôle sanitaire.

  • 2.158 Cas cumulés depuis le début de l’épidémie - 174 Décès cumulés, tous les cas confondus - 76% Cas sont des formes pulmonaires - 1.180 Malades sont guéris et sortis des hôpitaux entre le 1 er aout et le 13 novembre 2017 - 28 personnes restent hospitalisées en date du 13 novembre 2017

Aperçu de la Situation

Bien que la peste soit endémique à Madagascar, la saison a démarré avec un mois d’avance par rapport à son début normal (en août et non septembre comme d’habitude). La grande différence entre une saison épidémique normale et la saison 2017 est que cette épidémie est à prédominance pulmonaire et touche les plus grands centres urbains de Madagascar avec une forte densité de population (Antananarivo, Toamasina, Fianarantsoa et Antsirabe). Certains des districts actuellement touchés ne sont pas habituellement frappés par cette maladie, ce qui représente un autre défi en plus de ceux rencontrés pour le contrôle de l’épidémie dans les milieux urbains.

Le nombre total des cas enregistrés au 13/11/2017 (2.158) est déjà cinq fois supérieur au nombre moyen annuel de cas recensés habituellement pendant une saison pesteuse (400 cas de septembre à avril).

Cependant il y a une nette diminution de cas de peste, passant de 502 cas au cours de la semaine épidémiologique 40 (02-08 octobre) à 70 cas cours de la semaine 45 (06 au 12 novembre 2017).
La propagation de la peste pulmonaire en milieu urbain avec une forte densité de la population est plus rapide avec un risque d’épidémie de grande ampleur alors que la mise en œuvre des réponses sanitaires et non-sanitaires y est confrontée aux problèmes d’accès (il n’est pas aisé de retrouver les contacts surtout dans les bidons villes) et de déplacement fréquents des populations. La grande ville d’Antananarivo (la capitale) qui constitue la plaque tournante des transports et des échanges commerciaux du pays est la zone la plus touchée par cette épidémie. La peste pulmonaire du fait de sa transmission de personne à personne par voie aérienne constitue un risque sanitaire élevé pour tous les acteurs impliqués dans la riposte notamment les prestataires des services de santé dans les hôpitaux et centres de santé, les travailleurs sociaux, les agents des forces de sécurité et de défense, les journalistes, les hygiénistes, les communicateurs, et les volontaires, etc. En effet, du début de l’épidémie au 07 novembre, 82 personnels de santé ont été affectés, sans décès.

Par ailleurs, cette épidémie a provoqué des conséquences immédiates dans les secteurs du Tourisme suite à l’annulation du passage d’une croisière, mais la situation a été vite rétablie avec des efforts menés avec l’implication directe de l’Organisation Mondiale du Tourisme ; et dans le secteur Education qui a subi une suspension des cours pendant un mois.

Disclaimer

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
To learn more about OCHA's activities, please visit https://www.unocha.org/.