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Madagascar : Epidémie de peste Rapport de Situation conjoint n 2, en date du 13 Octobre 2017

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Faits marquants

  • 35 districts sont affectés mais 6 districts n’ont pas enregistré de nouveaux cas depuis 15 jours.

  • 610 cas ont été recensés (68% de forme pulmonaire) et 63 personnes décédées, dont respectivement 347 cas avec 30 décès (48%) à Antananarivo.

  • Le taux moyen de létalité se stabilise autour de 10%.

  • Le 12 Octobre 2017, 61 nouveaux cas de peste ont été pris en charge dont 42 à Antananarivo Renivohitra, 6 à Ambohimahasoa, 6 à Fenerive est et 4 à Antsirabe.

  • Les réponses continuent de s’organiser sur l’ensemble des zones touchées du pays, la fréquence de réunion du comité de coordination intersectorielle présidé par le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes a été ajustée à deux fois par semaine.

  • La suspension des cours a été prolongée pour la semaine 16 au 20 Octobre 2017 à titre de précaution.

  • 610 Cas cumulés depuis le début de la saison épidémique

  • 63 Décès, soit un taux de létalité de 10,3%

  • 415 Cas sont des formes pulmonaires

  • 473 Cas se concentrent dans les villes d’Antananarivo et de Toamasina

  • 5.000 Malades peuvent être couvertes par les stocks de médicaments

  • 17,7 à 10,3% De diminution du taux de létalité

Aperçu de la Situation

Bien que la peste soit endémique à Madagascar, la saison a démarré avec un mois d’avance par rapport à son début normal. La grande différence entre une saison normale et la saison 2017 est que cette épidémie est à prédominance pulmonaire et touche les plus grands centres urbains de Madagascar (Antananarivo et Toamasina). Certains de districts actuellement touchés ne sont pas habituellement frappés par cette maladie, ce qui représente un autre challenge en plus des défis dans les milieux urbains.

Les réponses à la peste pulmonaire sont techniquement plus difficiles à mettre en œuvre en milieu urbain densément peuplé avec beaucoup de mouvement de la population, et particulièrement pour la ville d’Antananarivo qui constitue un nœud des transports et des échanges commerciaux du pays. Cette situation, accompagnée par la virulence de cette épidémie, rend en même temps les agents de santé plus exposés, 09 médecins traitants ont été ainsi atteints par la peste à Toamasina.
Par ailleurs, malgré que l’épidémie n’affecte pas sérieusement encore les autres secteurs tels que le transport, l’énergie, les banques, la télécommunication, la sécurité, le tourisme, le commerce, l’industrie, l’eau, l’énergie, l’hydrocarbure, etc…, le pays a adopté un mécanisme de réponse intersectorielle et décentralisée qui couvre l’ensemble des districts touchés. Les actions conjointes du secteur santé et des secteurs non sanitaires en appui, commencent à porter ses fruits, en conséquence, on observe une tendance relative à la baisse des cas de létalité.

Depuis l’activation de cette approche multisectorielle, les secteurs socio-économiques ont pris de plus en plus conscience d’une part de leurs rôles respectifs dans cette réponse, et d’autre part des possibles effets potentiellement négatifs sur leurs secteurs respectifs, et ainsi la nécessité d’unir leurs efforts en faveur des activités déjà en cours en vue de circonscrire, stopper et ambitionner d’éliminer le plus tôt possible cette épidémie. Cette approche est soutenue par l’engagement du secteur privé et la prise de responsabilité des sociétés civiles à travers les différentes Commissions techniques et qui s’intensifie de jour en jour au niveau de la capitale mais aussi dans les régions impactées.

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