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Madagascar

Madagascar : Appel à une assistance d’urgence - Lutter contre les infestations acridiennes pour assurer la sécurité alimentaire

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Contexte

Madagascar est confronté à une invasion acridienne critique, dont les effets sont exacerbés par une période de sécheresse intense, les conséquences persistantes de la pandémie de covid-19, de la fièvre de la vallée du Rift et des infestations de la chenille légionnaire d’automne. Depuis avril 2024, des populations de criquets migrateurs malgaches, caractérisées par une forte grégarité sous forme d’essaims et de bandes larvaires, se sont développées dans plusieurs zones du sud du pays. Leur présence a un effet dévastateur sur les cultures et les pâturages. En effet, un essaim moyen de 40 millions de criquets peut consommer jusqu’à 80 tonnes de végétation par jour, compromettant considérablement les capacités de production nationale à moyen et long terme et aggravant l’insécurité alimentaire et la malnutrition des populations vulnérables.

Réponse

Face à cette situation, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Ministère de l’agriculture et de l’élevage ont préparé conjointement un Programme quadriennal (2024-2028) de réponse d’urgence à l’invasion acridienne, afin de contribuer à assurer la sécurité alimentaire des populations rurales. La FAO et le Centre national de lutte antiacridienne (Ivontoerana Famongorana ny Valala eto Madagasikara [IFVM]) sont à pied d’œuvre depuis décembre 2024 pour lutter contre ce fléau. En effet, un dispositif d’intervention pour des opérations de grande envergure a été déployé avec plus de 70 agents engagés et dotés d’équipements essentiels; une base aérienne mobile a également été mise en place depuis janvier 2025 et un hélicoptère mobilisé pour assurer les interventions aériennes de prospection et de lutte.

Pour faire face à ces vastes infestations et espérer un retour à la rémission, il est urgent d’intensifier les campagnes de lutte au cours des trois à quatre prochaines saisons des pluies. À ce jour, plus de 110 000 hectares (ha) ont déjà été traités et protégés en trois semaines. Cependant, sans un soutien financier conséquent, tous les efforts déployés risquent de ne pas être durables. Le coût d’une action tardive, ou pire, de l’inaction, mettrait gravement à risque la sécurité alimentaire des populations de Madagascar.