Madagascar

Le PAM, ECHO et le Ministère de la Population redonnent le sourire aux victimes des inondations à Antananarivo

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© WFP/ Giuseppe RULLANTI

ANTANANARIVO – Haingo, 34 ans, a dû quitter la petite maison qu’elle louait à Ankasina, un quartier pauvre d’Antananarivo, après que les inondations aient touché en plein cœur la capitale malgache au début de l’année 2015. Haingo et trois de ses enfants ont été accueillis dans le village d’Andranofeno, à une centaine de kilomètres d’Antananarivo.

Vivre dans ce hameau entouré de collines et situé au milieu de nulle part semble impossible. Mais c’est là que Haingo, ainsi qu’une centaine d’autres familles vulnérables, apprend à se relever des séquelles des intempéries et commence une nouvelle vie, avec le soutien du Département d’Aide Humanitaire et Protection Civile de la Commission Européenne (ECHO) et du Programme alimentaire mondial (PAM).

« A Tana, je travaillais comme lavandière et gagnais 2 000 à 3 000 ariary par jour - moins d’un euro - parfois même moins. C’est dur de faire vivre seule sa famille dans ses conditions. Les inondations n’ont rien arrangé. Du jour au lendemain, nous nous sommes retrouvés démunis » se souvient Haingo.

Un appui financier d’ECHO permet au PAM de fournir - en collaboration avec le Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme - une assistance alimentaire par transferts monétaires inconditionnels. Un volet conditionnel consiste à fournir aux bénéficiaires des formations sur les bonnes pratiques nutritionnelles et hygiéniques.

Cette assistance de dix jours par mois pendant quatre mois est complémentaire aux vivres distribués mensuellement par le PAM dans le but de créer des avoirs communautaires. Les activités élaborées grâce aux vivres consistent à aménager, à Andranofeno, 2,5 hectares de terre pour pratiquer l’agriculture et les remettre aux sinistrés des inondations tout en leur fournissant des formations sur les méthodes et techniques agricoles. Pour irriguer ces terres, les activités comprennent l’élaboration de 1 800 mètres de canaux d’irrigation.

Haingo participe à ces activités et reçoit des vivres à raison de 20 jours par mois et 40 000 Ariary (11 euros) par mois, ce qui est équivalent à dix jours de vivres dans le marché local.

« L’argent couvrira les dépenses essentielles comme la nourriture et la scolarité de mes enfants. Mais j’essaie aussi de faire des économies, ou de démarrer de petites activités rémunératrices telles que la vente des récoltes, en attendant les prochaines récoltes » confie-t-elle.

D’autres activités financées par ECHO, d’un montant total de 300 000 euros et mises en œuvre avec des transferts monétaires, couvrent plus de 15 000 personnes vivant dans les zones périurbaines défavorisées de la périphérie d’Antananarivo qui ont été les plus affectées par les inondations.