Madagascar

Ban Ki-moon rencontre les populations vulnérables à Andohatapenaka

Le Secrétaire Général de l’ONU, M. Ban Ki-moon et son épouse ont visité mercredi le Conseil de Développement d’Andohatapenaka (CDA). Ils ont tenu à rencontrer des communautés vulnérables des quartiers défavorisés d’Antananarivo avant de quitter Madagascar. Six ministres, membres du gouvernement de Madagascar ont accompagné cette visite.

Le Système des Nations Unies soutient les activités de cette ONG qui, depuis 2004, participe au développement éducatif, social et économique de six quartiers environnant Andohatapenaka. Ce soutien se manifeste par le lancement, en 2007, du système éducatif non formel « ASAMA » permettant aux enfants qui n’ont pas fréquenté l’école d’être encadrés durant dix mois – en apprenant à lire et à écrire et postuler l’examen du CEPE, et de quitter ainsi le monde du travail.

Conformément aux mandats des agences du Système des Nations Unies (SNU) dont le Bureau International du Travail (BIT), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM,) divers programmes ont été développés et menés avec le CDA. Ces programmes incluent la mise en place d’une clinique juridique ; le développement communautaire ; les formations professionnelles pour les enfants retirés du travail et pour les jeunes ; la protection contre le travail des enfants ; les formations professionnelles pour les jeunes issus de familles vulnérables qui sont dotés d’équipements et matériaux ; les formations de formateurs ; des programmes de transferts monétaires ; ainsi qu’un programme d’alimentation scolaire.

Le Secrétaire Général a pu constater les efforts fournis par le SNU et ses partenaires pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des ménages vulnérables et les défis encore à relever pour promouvoir les droits humains, renforcer les capacités et accroitre leurs revenus.

Depuis 2010, 14 800 personnes bénéficient des services de conseils et de médiation de la clinique juridique et sont informées sur leurs droits. Le Centre appuie également la prise en charge des réfugiés à Madagascar. Par ailleurs, quelque 200 enfants ont été retirés du travail grâce aux soutiens psychosociaux et à la formation professionnelle en leur faveur, et aux appuis aux parents dans le développement d’activités économiques.

De 2011 à 2015, plus de 1500 jeunes ont bénéficié de formations professionnelles ainsi que de conseils en entrepreneuriat et en gestion de microentreprises pour démarrer des activités génératrices de revenus. Ces formations ont été dispensées dans le cadre d’un projet d’appui à l’accès à l’emploi et aux activités génératrices de revenu ; et de renforcement de la résilience et de la sécurité alimentaire des familles selon une approche Argent contre formation.

Plus de 8 100 élèves reçoivent un repas chaud enrichi en micronutriments chaque jour d’école sous l’encadrement du CDA dont 200 enfants pris en charge au centre d’Andohatapenaka. Les repas scolaires ont contribué à une augmentation du taux de scolarisation de 92 à 99 % de 2012 à 2015. Le programme d’alimentation scolaire encourage les parents à envoyer leurs enfants à l’école, afin qu’ils puissent terminer leur cycle primaire.

Après le passage de la tempête tropicale « Fundi » en 2015, le SNU a fourni une assistance alimentaire d’urgence à 7 000 personnes touchées par les inondations grâce à des stocks de vivres pré-positionnés à Antananarivo. Cette assistance a permis d’accompagner les ménages vers un retour à la vie normale.

Près de 28 000 personnes du quartier d’Andohatapenaka bénéficient de l’appui du SNU. Monsieur Ban Ki-moon s’est entretenu avec la population et les autorités locales sur les résultats atteints et a encouragé les acteurs de développement à poursuivre leurs efforts afin de pérenniser les activités et les résultats. Il a également souligné les avantages de l’approche « Unis dans l’action » des Nations Unies qui consiste à apporter des solutions multisectorielles et durables, en coordination avec le gouvernement, les ONG et les autorités locales.