Luxembourg

Premier cas de grippe A (H1N1) au Luxembourg

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Suite à l'identification, le 1er juin 2009, d'un premier cas de grippe A (H1N1) au Luxembourg, le ministre de la Santé, Mars Di Bartolomeo, a fait le point sur la situation lors d'un bref point de presse en date du 2 juin 2009.

Le ministre a rappelé qu'il s'agit d'une personne de la région nord du pays qui a séjourné récemment aux états-Unis d'Amérique (New York) et qui s'est présentée l'après-midi du 1er juin 2009 auprès d'un médecin avec des symptômes grippaux bénins (fièvre modérée). Les analyses, effectuées au Laboratoire national de santé, ont confirmé la présence de la nouvelle variante du virus A (H1N1), a-t-il ajouté.

Quant à l'état de santé de la personne infectée qui est sous traitement par l'antiviral Tamiflu, Mars Di Bartolomeo a précisé qu'elle se portait bien, présentait des symptômes mais "qu'elle n'était pas gravement atteinte". Il a ajouté que le déroulement de la maladie chez le patient avait conduit le ministère de la Santé à l'isoler à son domicile. L'Inspection sanitaire a procédé à l'enquête épidémiologique et a offert un traitement antiviral prophylactique aux personnes qui ont été en contact étroit avec le malade.

"Rester vigilent sans céder à la panique"

Depuis son apparition, le virus A (H1N1) a contaminé jusqu'à date 17.000 à 18.000 personnes dans une soixantaine de pays à travers le monde entier et provoqué le décès de 115 personnes, ce qui revient à un taux de mortalité inférieur à 1%, alors que la grippe saisonnière fait chaque année plusieurs dizaines de milliers de morts, a indiqué le directeur de la Santé, Dr Danielle Hansen-Koenig. "Il ne faut toutefois pas banaliser la situation", a-t-elle mis en garde, en faisant référence au danger que pourrait représenter une mutation éventuelle du virus.

Mars Di Bartolomeo a souligné que le ministère de la Santé suivait l'évolution de la grippe "avec une grande attention". "Il faut rester vigilent sans céder à la panique", a-t-il estimé.

D'après le ministre de la Santé, le premier cas de grippe A (H1N1) au Luxembourg n'a pas surpris "puisqu'on on était conscient que le Luxembourg, pays aux confins de trois pays o=F9 des cas ont été décelés, pourrait difficilement échapper au virus".

Depuis la détection du premier cas en Amérique du Nord, le 24 avril 2009, le ministère de la Santé fut en alerte et s'est préparé à l'éventualité d'un premier cas de grippe A (H1N1) au Luxembourg. Des contacts quotidiens ont été établis avec les partenaires européens et internationaux via des conférences audio et vidéo, les médecins ont été sensibilisés et le ministère s'est doté de tous les instruments pour faire face à une pandémie. S'y ajoute également que le ministère de la Santé a pu bénéficier d'expériences faites lors de la mise en place des plans d'action pour parer au SARS ou à la grippe aviaire.

Pierre Weicherding, médecin responsable de l'Inspection sanitaire, a expliqué qu'une personne infectée par le virus de grippe A (H1N1) peut transmettre le virus un jour avant et 7 jours après l'apparition des symptômes. Mars Di Bartolomeo a souligné "qu'il n'existe pas encore de vaccin contre le virus A (H1N1)" mais qu'il "est en train d'être élaboré et qu'il devrait être disponible en août voire septembre de cette année".

"Le Luxembourg est en contact avec l'industrie pharmaceutique et a obtenu la garantie de délivrance du vaccin dès qu'il est disponible", a rassuré Mars Di Bartolomeo.