Libya + 1 more

Frontière libyenne : 25 000 familles reconnectées

Format
News and Press Release
Source
Posted
Originally published
Origin
View original

Mission financée par le Service d'Aide Humanitaire de la Commission européenne

Cette mission est également possible grâce au soutien de nos autres partenaires: Inmarsat, Eutelsat, la Fondation Vodafone, la Fondation des Nations Unies, AT&T, PCCW Global, Cable&Wireless Worldwide, Vizada, IT Cup, la Communauté d'Agglomération de Pau et le Conseil Régional d'Aquitaine. Voilà maintenant près de deux mois que TSF est déployé à la frontière de la Libye et de la Tunisie, au camp de transit de La Chucha où des milliers de gens ont trouvé refuge.

TSF mène depuis le 25 février des opérations de téléphonie humanitaire à l’entrée du camp de transit. Depuis le 25 février, 34 000 appels internationaux (plus de 69 000 minutes) ont été offerts à près de 25 000 familles déplacées. En moins d'un mois, 25 000 liens de vie ont été rétablis. Depuis le 15 février, environ 432 000 personnes ont fui la Libye pour trouver refuge dans les pays voisins: la Tunisie et l'Egypte. 57 000 autres personnes ont fui vers le Soudan, le Tchad, le Niger et l'Algérie.

Les besoins des déplacés en communications sont toujours très importants. Le 20 mars, pour 70% des réfugiés ayant bénéficié des opérations de téléphonie humanitaire de TSF, il s’agissait d’un premier appel. Aujourd'hui encore, 50% des appels offerts pas TSF représentent le premier contact des déplacés avec le monde extérieur.

Ces appels prioritaires leur permettent de rassurer leurs proches restés sans nouvelles, mais aussi et surtout de recevoir une assistance personnalisée. Au-delà du soutien psychologique apporté aux victimes, le rôle de TSF est aussi de trouver des solutions concrètes et appropriées aux besoins des familles affectées.

L'équipe TSF témoigne du terrain...

"Nous avons permis à des réfugiés originaires du Ghana de donner des nouvelles à leurs familles. Mais tous les jours, nous les retrouvons à côté de notre centre, sans solution de rapatriement... Il n'y a pas de consulat du Ghana à Tunis. Nous décidons donc d'appeler le consulat du Ghana en Algérie. L'interlocuteur les assure de son assistance officielle et après plusieurs échanges téléphoniques, le 1er mars, l'engagement est tenu: le représentant du Consul lui-même est arrivé dans le camp et a pris en charge ses ressortissants."

"Masi et Mohamed, originaires de Bamako, au Mali sont arrivés à la frontière le 25 février en fin de journée. Grâce à TSF, ils ont pu appeler l’ambassade du Mali à Tunis qui les a assurés d’une assistance officielle."

Les opérations de téléphonie continuent. Chaque jour, l'équipe TSF offre au minimum 700 appels aux réfugiés. En une seule journée, le 9 mars, 1000 appels ont été passés. Depuis le 24 mars, 400 appels en moyenne sont passés chaque jour. A ce jour, TSF a enregistré plus de 110 destinations appelées différentes.

Les besoins ne faiblissent pas. De longues files d’attente (plus de 100 personnes) se forment devant les téléphones mis à disposition.

Pour assurer une meilleure coordination, TSF a également installé une connexion wifi au camp de transit de La Chucha, à l'aide d'équipement satellite et d'un router wifi. Plusieurs organismes bénéficient de cette connexion : l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), les autorités locales, ainsi que des équipes médicales. Nos experts apportent également un soutien technique continu aux équipes de l'OIM et de l'UNHCR (Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies).

Dans la première phase de l'urgence, les organismes humanitaires sur place, œuvrant aux côtés des autorités tunisiennes pour organiser l’accueil et le soutien des déplacés, ont fait face à un afflux massif et constant de réfugiés venus de Libye, et originaires d’Egypte, Tunisie, Somalie, Vietnam, Chine, Pakistan, Bangladesh, Corée, Maroc… Ces derniers jours, les travailleurs humanitaires ont noté un afflux de réfugiés originaires du Soudan, du Nigeria, du Mali et du Cameroun à la frontière.

Le camp de transit est un passage obligé pour tous les migrants venus de Libye avant qu’une solution à plus long terme ne leur soit proposée. TSF se doit de répondre à leurs besoins prioritaires.