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Liberia: L'Envoyée humanitaire visite des centres de transit

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MONROVIA, 3 février (IRIN) - L'Envoyée humanitaire pour la crise en Côte d'Ivoire, Carolyn McAskie, a conclu ce lundi une visite de trois jours au Liberia, durant laquelle elle a visité de nouveaux centres de transit établis pour les milliers de personnes ayant fui les combats dans le pays voisin, la Côte d'Ivoire.
Mme McAskie, accompagnée des chefs des agences onusiennes au Liberia, a visité le centre de transit Saclepea, que le HCR projette de transformer sous peu en un camp de réfugiés. Situé à Saclepea, une localité libérienne de l'Est, le centre héberge actuellement quelque 200 réfugiés ivoiriens. Le HCR et ses partenaires - incluant Médecins sans frontières et le Programme alimentaire mondial - ont indiqué que le site pourrait accueillir jusqu' à 3 000 déplacés. En tant que camp de réfugiés, il pourrait héberger environ 10 000 personnes.

Mme McAskie, qui a visité des abris, des installations sanitaires et des centres d'alimentation thérapeutique, a interrogé les réfugiés sur leurs conditions de vie, sur les difficultés auxquelles ils ont à faire face, et sur ce que l'ONU et la communauté internationale pourraient faire pour leur venir en aide. Les représentants des réfugiés ont lancé un appel pour qu'ils puissent retourner en Côte d'Ivoire de sorte que, comme l'a exprimé une jeune femme, ils puissent être "avec leurs familles" là-bas. Ils ont également évoqué leurs besoins en matière alimentaire et non alimentaire.

Mme McAskie leur a déclaré qu'elle s'est rendue auprès d'eux pour écouter leurs histoires et pour " amener leurs souffrances aux yeux du monde". Elle s'est engagée à intervenir auprès de l'ONU et d'autres instances au nom des réfugiés ivoiriens, des rapatriés libériens et des ressortissants de pays tiers affectés par la crise.

Au 21 janvier, 69 370 réfugiés et rapatriés avaient été enregistrés et "leurs nombres continuent d'augmenter", a signalé le HCR. Le chiffre inclut 39 204 rapatriés libériens, 25 081 réfugiés ivoiriens, et 5 445 ressortissants de pays tiers, dont la grande majorité est issue du Burkina Faso.

"Les nombres réels des rapatriés et des réfugiés pourraient être bien plus élevés car il est impossible de contrôler tous les points d'entrée", a rapporté dans une note d'information le Bureau de Coordination des affaires humanitaires de l'ONU (BCAH/OCHA).

Traversant des villages le long de routes accidentées et poussiéreuses, la mission s'est rendue à Karnplay, à 76 km au nord de Saclepea, o=F9 vivent des Libériens, des Ivoiriens, des Burkinabè et des Sierra Léonais ayant récemment fui l'ouest de la Côte d'Ivoire. Karnplay est l'un des quatre centres de transit ouverts par le HCR depuis le déclenchement du conflit ivoirien.

Des représentants de chaque communauté ont raconté à l'Envoyée de l'ONU l'attaque du 28 novembre à l'ouest de la Côte d'Ivoire, qui les a forcés à fuir. Ils ont sollicité des vivres et d'autres produits, notamment des médicaments pour les femmes enceintes et celles qui allaitent, et ont déclaré qu'en définitive, ils voudraient retourner dans leurs pays d'origine.

Mme McAskie, qui était accompagnée du président de la Commission libérienne pour le rapatriement et la réinstallation des réfugiés, a assuré les déplacés que les agences onusiennes au Liberia feront tout ce qu'elles peuvent pour les aider, et qu'elle lancera un appel pour leur venir en aide.

L'Envoyée de l'ONU a également eu des entretiens avec de hauts responsables publics, des ONG et des délégations étrangères, comme l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale, Monrovia.

Dès son arrivée samedi, à l' issue d'une visite de 24 heures au Burkina Faso, Mme McAskie a rencontré l'Equipe de l'ONU dans le pays [les représentants de plusieurs agences onusiennes travaillant dans le pays], qui ont exprimé leur inquiétude pour le Liberia, et ont insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de rester centrée sur le pays, o=F9 de nouveaux problèmes pourraient surgir avec les élections présidentielles et générales prévues en octobre prochain.

Le représentant du HCR, Moses Okello, a déclaré que la crise ivoirienne avait créé "l'existence de la tentation d'oublier le Liberia" qui, avec 80 pour cent de sa population vivant en-deça du seuil de pauvreté et un nombre de chômeurs encore plus élevé, reste un acteur déterminant pour la paix et la sécurité de l'Afrique de l'Ouest. "Le Conseil de sécurité doit recentrer ses efforts sur le Liberia d'une manière soutenue", a insisté le directeur par intérim du Bureau de l' ONU de construction de la paix au Liberia.

Vendredi, Mme McAskie a discuté avec l'Equipe de pays de l'ONU au Burkina Faso de l'impact de la crise ivoirienne sur ce pays. Elle a rencontré le président Blaise Compaoré qui lui a fait plusieurs recommandations, qu'il faudrait notamment que l'ONU appuie l'accord que les parties ivoiriennes ont signé à Paris à la fin janvier.

Mme McAskie, qui voyage avec Besida Tonwe, directeur du Bureau d'OCHA d'appui régional, sis à Abidjan, est attendue lundi en Guinée.

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