Lebanon

Le Secrétaire général en consultations actives sur le Liban

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Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a été très actif ces derniers jours pour tenter de trouver une solution à la crise au Liban, a rapporté aujourd'hui le responsable des affaires politiques, B. Lynn Pascoe.

Ce dernier a rappelé ce matin lors d'un exposé au Conseil de sécurité sur le Moyen-Orient que les conditions sécuritaires au Liban s'étaient détériorées d'une manière dramatique ces dernières semaines depuis le début des affrontements entre forces armées libanaises et militants du Fatah el-Islam dans la localité de Tripoli, située au nord du Liban, et autour du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared.

Outre les évènements qui secouent le nord du Liban, une explosion a eu lieu dans la nuit du 20 mai à Beyrouth, faisant un mort, blessant 18 autres personnes, et causant des dégâts considérables dans la zone du quartier d'Achrafiye. Une autre puissante attaque terroriste a suivi le lendemain dans le quartier de Verdun, à Beyrouth, a rappelé le Secrétaire général adjoint.

« Enfin, le 23 mai, au moins 16 personnes ont été blessées dans une troisième explosion qui visait un centre commercial de la ville d'Aley ».

Tous ces actes ont été condamnés par le Secrétaire général qui a mené de vastes consultations avec les dirigeants de la région, a dit B. Lynn Pascoe lors d'une rencontre avec la presse, à l'issue de consultations à huis clos avec les membres du Conseil de sécurité.

« Le Secrétaire général a maintenu un contact étroit avec le Premier ministre Siniora, du Liban, le roi Abdullah II de Jordanie, les ministres des Affaires étrangères de l'Egypte, de l'Arabie saoudite, de l'Iran et de la Syrie, ainsi qu'avec Amre Moussa, secrétaire général de la Ligue des Etats arabes », a-t-il précisé.

B. Lynn Pascoe a par ailleurs précisé que la mission indépendante d'évaluation de la surveillance de la frontière libano-syrienne devrait partir pour le Liban - si les conditions de sécurité le permettent -- au début de la semaine prochaine.

Par ailleurs, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNWRA) a annoncé aujourd'hui avoir pu reloger 2.353 familles palestiniennes déplacées du camp de Nahr el-Bared, pour la plupart dans le camp de Baddawi, à Tripoli ou vers le sud, à Beyrouth, Saida et Tyr.

La porte-parole du Secrétaire général a précisé lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York, que l'UNRWA avait ouvert sept écoles dans le camp de Baddawi pour répondre aux besoins.

« L'agence a aussi fourni près de 2.000 matelas et des aliments de base », a-t-elle précisé.

Une équipe d'urgence de l'UNRWRA a aussi commencé à évaluer les besoins en nourriture, eau, et abris pour les nouveaux déplacés du camp de réfugiés.

Hier, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a annoncé que près de 10.000 Palestiniens avaient pu quitter le camp de Nahr el-Bared pendant une trêve (dépêche du 23.05.2007).

Selon les informations parues dans la presse, les combats auraient repris et il resterait au moins 20.000 personnes dans le camp.