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Soudan: Des enfants se réfugient au Kenya et en Ouganda

NAIROBI, 10 juin. (IRIN) - Les organismes humanitaires indiquaient ce jeudi que le nombre de Soudanais qui fuient les combats dans le sud du pays et viennent chercher refuge au Kenya et en Ouganda n'est pas aussi alarmant que la presse l'avait d'abord laissé entendre.
Un responsable d' "Operation Lifeline Sudan" (OLS, Opération ligne de vie Soudan) a reconnu auprès d'IRIN que plusieurs centaines de Soudanais, pour la plupart des enfants, ont franchi la frontière en provenance de la région de Chukudum, mais que le chiffre de 100 à 200 par jour est exagéré. Une mission conjointe du HCR et des autorités ougandaises envoyée évaluer la situation dans le district de Kotido, au nord de l'Ouganda, a confirmé la présence de 345 personnes, pour la plupart des enfants non accompagnés, qui étaient passés par le poste frontière de Kawalakol.

D'après le HCR, l'afflux a commencé le mois dernier et les réfugiés ont reçu assistance de la part des autorités locales et de la Croix-Rouge. Les réfugiés ont indiqué au HCR qu'ils fuyaient "les affrontements tribaux en cours."

Au bureau du Programme Alimentaire Mondial (PAM) à Kampala, on déclarait à IRIN avoir reçu des responsables sur le terrain des informations selon lesquelles les enfants réfugiés souhaitent aller à l'école, la guerre ayant causé la fermeture de celles o=F9 ils étaient élèves dans leurs localités d'origine. "Les filles sont enlevées par les rebelles et les garçons enrôlés de force," selon le PAM.

A Nairobi, le HCR confirmait qu'au total, 442 réfugiés étaient arrivés dans la localité kenyanne de Lokichokio. "Ils sont faibles et quelques uns sont blessés. Chaque cas individuel va être examiné et il y aura probablement transfert au camp de Kakuma," a déclaré un responsable du HCR.

Par ailleurs, un responsable des rebelles de l'Armée de libération du peuple soudanais (SPLA) a indiqué que des batailles sont en cours dans la zone de Chukudum entre son mouvement, dominé par les Dinkas, et la tribu locale des Didinga. Les affrontements ont commencé au début de l'année après qu'un membre de la SPLA ait, semble-t-il, été tué par un Didinga.

"Les combats avaient été interrompus un certain temps, mais ont repris dernièrement en raison du mécontentement des tribus locales," a déclaré le responsable. Celui-ci a précisé que les griefs des tribus ont trait à diverses questions, qui vont du ravitaillement au couvre-feu en passant par les pillards, et ont provoqué des mouvements de population.

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Item: irin-french-484

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