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Kenya : Les avantages indirects de la circoncision masculine

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KISUMU, 12 janvier 2010 (PLUSNEWS) - En 2009, James Nango a appris qu'il souffrait de la syphilis alors qu'il s'était rendu dans une clinique de Kisumu, sa ville natale, dans la province de Nyanza, dans l'ouest du Kenya, dans l'espoir de se faire circoncire et réduire ainsi les risques de contracter le VIH/SIDA.

« L'extrémité de mon pénis me démangeait, mais j'ignorais ce que c'était. Je pensais que ce n'était qu'une rougeur qui finirait par disparaître », a confié le jeune homme de 26 ans à IRIN/PlusNews.

« Je n'ai appris qu'il s'agissait en fait de la syphilis que lorsque les médecins m'ont annoncé que je ne pouvais me faire circoncire à moins de suivre un traitement », a-t-il poursuivi.

A la clinique, James Nango s'est également soumis à son premier test de dépistage du VIH qui s'est révélé négatif. Après avoir efficacement traité son infection sexuellement transmissible (IST), il a pu se faire circoncire.

En novembre 2008, le Kenya a lancé un ambitieux programme national de circoncision masculine, visant à inciter plus d'un million d'hommes à se faire volontairement enlever le prépuce d'ici 2013. Le gouvernement déploie essentiellement ses efforts dans la province de Nyanza, o=F9 un peu moins de 50 pour cent de la population masculine est circoncise et o=F9 le taux de prévalence du VIH s'élève à 15,4 pour cent, soit un taux presque deux fois supérieur à la moyenne nationale. Une enquête rapide a indiqué que plus de 35 000 hommes de la province de Nyanza avaient subi l'intervention au cours d'une période de six semaines.

Dans le cadre du programme de circoncision de masse, tous les patients reçoivent des services de conseil et de dépistage volontaire du VIH et effectuent également des tests de dépistage des IST. Selon les chiffres avancés par le gouvernement, plus de 75 000 hommes ont été circoncis depuis le lancement du programme.

Charles Okal, chargé du contrôle du VIH/SIDA et des IST dans la province, a déclaré que la plupart des habitants de Nyanza ne cherchaient à traiter leurs IST que lorsque les infections étaient à un stade avancé. D'après les chiffres du gouvernement, le taux de prévalence de l'herpès génital et de la syphilis s'élève respectivement à 49 et 2,4 pour cent dans la province de Nyanza.

« Les IST sont un facteur de risque de transmission du VIH et nous sommes ravis que la plupart des hommes diagnostiqués comme étant atteints d'une infection et souhaitant se faire circoncire acceptent de traiter [leur infection] », a souligné Nicholas Muraguri, directeur du Programme national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (NASCOP en anglais).

« En outre, la circoncision masculine protège partiellement contre le papillomavirus, [impliqué dans le] cancer du col de l'utérus chez les femmes - une des principales causes de mortalité chez les femmes séropositives, principalement dans les zones rurales », a-t-il précisé.

Selon Walter Obiero, gestionnaire auprès de la Société de la santé reproductive à Nyanza (NRHS en anglais) - une des partenaires du Consortium pour la circoncision masculine médicale volontaire au Kenya, les bénéfices du programme vont bien au-delà de l'opération chirurgicale.

« Lorsqu'ils se rendent dans les cliniques afin de se faire circoncire, les hommes ont la possibilité de suivre un traitement pour les IST », a-t-il dit. « Pour les couples mariés par exemple, le bénéfice est double dans la mesure o=F9 une fois que ces infections sont diagnostiquées tôt chez l'homme, elles sont traitées à temps, avant que la femme ne soit elle aussi infectée, ou si cette dernière est également atteinte de l'infection, elle peut à son tour recevoir un traitement ».

Ce programme se compose également de séances de sensibilisation aux préservatifs. « En enseignant aux personnes la manière d'utiliser des préservatifs, et en leur en distribuant [quelques-uns] afin qu'elles en rapportent chez elles, vous insistez sur le message selon lequel la circoncision masculine fonctionne uniquement de concert avec d'autres stratégies de prévention contre le VIH », a conclu M. Obiero.

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