Kenya

80.000 enfants kenyans menacés de mort, selon l'ONU

Nairobi, Kenya - Plus de 80.000 enfants kenyans sont menacés de mourir de malnutrition ainsi que d'autres maladies dues à des carences alimentaires, avertit l'Organisation des Nations Unies, qui invoque comme cause principale la sécheresse prolongée sévissant dans le pays.
La presse kenyane de ce lundi cite un rapport conjoint du gouvernement et de l'ONU portant sur la sécheresse et lançant un appel pressant pour des campagnes de vaccination et d'administration de compléments de vitamine en A, en particulier dans les régions du nord kenyan, qui sont les plus durement frappées par la sécheresse, en vue d'éviter le désastre qui se profile à l'horizon.

L'appel conjoint de cette année montre que la fréquence de la sécheresse a augmenté l'ampleur de la pauvreté à plus de 47 pour cent de la population rurale du Kenya, qui a connu de graves sécheresses au cours de ces deux dernières années, ce qui a conduit à un rationnement de l'électricité et de l'eau.

Depuis juin 2000, indique-t-on, la crise de l'énergie électrique a coûté, à elle seule, plus de 500 millions de dollars US à l'économie nationale. Les pluies exceptionnelles de janvier dernier ont quelque peu amélioré la situation, mais la famine guette encore le pays du fait des mauvaises récoltes.

Le rapport indique que le taux de mortalité infantile a augmenté de 62,5 pour 1.000 naissances en 1993 à 70,7 pour 1.000 naissances en 1998. Il accuse également la sécheresse d'avoir aggravé la situation en élevant le taux de prévalence de la malnutrition ainsi que ceux des autres malades liées à des carences alimentaires.

"Le problème qui nous inquiète est la propagation du VIH/SIDA ainsi que celle d'autres maladies sexuellement transmissibles, au moment o=F9 les populations convergent vers les points de ravitaillement en denrées alimentaires et en eau et du fait que les indigents se rabattent sur la prostitution pour gagner de l'argent en vue de se nourrir", déplore le rapport.

La diarrhée, la tuberculose, le paludisme et le choléra sont devenus plus présents dans les régions frappées par la sécheresse, même si les manifestations à grande échelle ont été endiguées grâce une surveillance attentive et à des campagnes de vaccination.

En collaboration avec, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, l'Organisation Mondiale de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), l'Etat kenyan va dépenser 443,8 millions de shillings (soit 5,9 millions de dollars US environ), en vue d'atténuer l'impact de la sécheresse.

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