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Raz de marée en Asie du Sud / bilan actualisé de l'action de la DAH

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Pour en savoir plus sur la phase de reconstruction : voir le dossier complet sur l'action de la France pour la reconstruction en Asie.
Dès l'annonce du séisme qui a eu lieu le 26 décembre 2004 dans l'Océan indien, la Délégation à l'Action humanitaire a réagi en convoquant un premier Groupe opérationnel d'aide humanitaire d'urgence, le jour même à midi. A l'issue de cette réunion, il a été décidé que l'aide humanitaire officielle de la France serait prioritairement orientée vers le Sri Lanka, seul pays à avoir alors fait appel à l'aide internationale, et qu'une mission d'évaluation de la Sécurité civile et du Samu mondial partirait le soir même à Colombo. Le lendemain, une seconde réunion a conclu à l'envoi de plus de 80 personnels (Sécurité civile, Secouristes sans frontières, Télécoms sans frontières).

Par la suite, trois autres réunions du Groupe opérationnel se sont tenues les 30 décembre 2004, 4 et 19 janvier 2005. Elles ont pris en compte les demandes d'aide internationale exprimées par les Maldives (envoi de fret humanitaire) et par l'Indonésie vers laquelle a dorénavant porté l'essentiel de l'effort, avec notamment l'envoi à Meulaboh de l'Elément de Sécurité Civile Rapide d'Intervention médicale / ESCRIM (hôpital de campagne).

Parallèlement, la DAH a apporté un soutien à l'action engagée par la Direction des Français à l'étranger et des étrangers en France au profit de nos compatriotes victimes de cette tragédie, en organisant le départ d'équipes spécialisées dans le domaine de l'identification et de la recherche des victimes, en Thaïlande et au Sri Lanka.

L'objectif général poursuivi, tout au long de cette période, a été d'apporter les premiers éléments d'une réponse française, en tenant compte des besoins relayés par nos postes et en attendant que des moyens plus lourds puissent être mobilisés (Défense, partenaires extérieurs).

Le respect de ces quelques principes de base évite bien des déboires et facilite le travail de nos postes diplomatiques.

Après la mobilisation de ces moyens lourds, en particulier ceux de la Marine et de l'Aviation légère de l'Armée de Terre (mi-janvier), et la désignation d'un Délégué interministériel à l'aide de la France aux Etats affectés par la catastrophe du 26 décembre 2004 (Décret du 18 janvier 2005), la DAH a continué d'intervenir ponctuellement dans les domaines relevant de l'urgence humanitaire.

Le tableau ci-dessous présente de façon synthétique les interventions conduites, pays par pays, et les montants engagés par la seule DAH. Ils rendent également compte, dans un souci de transparence, des versements effectués par les particuliers et les collectivités territoriales sur le fonds de concours géré par la DAH, et de l'affectation de ces sommes.

Indonésie
Sri Lanka
Maldives
Thailande
Inde
TOTAL
nombres de secouristes déployés sur le terrain
100
110
16
226
fret humanitaire envoyés sur place (en tonnes)
71,5
55,6
4,6
0,8
132,5
valeur du fret de la DAH (prélèvements sur stocks + achats)
46.345
64.925
130.855
4.056
246.182 €
valeur des consommables humanitaires de la Sécurité civile
240.000
23.000
263.000 €
frais d'acheminement du fret
506.995
72.207
24.554
16.686
620.543 €
frais de transport des personnels (secouristes…)
233.856
306.715
3.819
111.307
655.699 €
frais de fonctionnement des équipes sur place
411.115
113.224
524.340 €
contributions à des projets mis en œuvre par des ONG
702.236
21.721
100.000
823.957 €
TOTAL
2.140.550
601.794
159.228
215.363
16.686
3.133.722 €
dont financés sur le Fonds de concours
1.215.068 €
pour mémoire : valeur des dons des partenaires (ONG, entreprises) acheminés par la DAH chiffre provisoire
387.739 €

=== FONDS DE CONCOURS ===

Le Fonds de concours qui permet à des collectivités locales (communes ou groupement de communes, conseils généraux ou régionaux) ou à des groupement de particuliers de contribuer à l'action humanitaire d'urgence de l'Etat mise en oeuvre par la DAH, a reçu de très nombreuses contributions depuis la catastrophe du 26 décembre 2004 :

A ce jour, plus de 400 contributions ont été versées sur le Fonds de concours pour un moment total de 1.426.585 €.


Liste des contributions supérieures à 10.000 € :

Nice (06)
100 000
Conseil général du Puy de Dôme (63)
100 000
Communauté urbaine de Lyon (69)
100 000
Conseil général de l'Oise (60)
50 000
Schiltigheim (67)
31 000
Chamalières (63)
25 000
Objat (Maison des associations) (19)
24 122
Continvoir (37)
22 650
Conseil Général de la Haute-Vienne (87)
20 000
Bastia (20)
20 000
Communauté de communes de Deauville (14)
20 000
Niort (79)
20 000
Saint-Mandé (94)
20 000
Martigues (13)
15 000
Le Puy en Velay (43)
15 000
Meudon (92)
15 000
Communauté de communes de Maintenon (28)
13 000
Saint-Germain en Laye (78)
10 000
Epernon (28)
10 000
Saint-Brevin-les-Pins (44)
10 000
Communauté d'agglomération de l'Artois (62)
10 000
Gonesse (95)
10 000
La Possession (97)
10 000
Maisons-Alfort (94)
10 000
Communauté de communes du Bassin de Pompey (54)
10 000

Détail des actions financées grace aux contributions versées sur le Fonds de concours :

Inde acheminement de fret humanitaire
16.786 €
Indonésie acheminement de fret humanitaire
achat de fret humanitaire (rations alimentaires, osmoseurs)
soutien aux actions mises en oeuvre par « Acted », « Enfants réfugiés du monde », « Pompiers sans frontières » et « Solidarités» en faveur des populations sinistrées
112.783 €
31.300 €
702.237 €
Maldives acheminement de fret humanitaire
achat et installation d'équipements de désalinisation
22.307 €
121.106 €
Sri Lanka acheminement de fret humanitaire
achat de fret humanitaire (rations alimentaires)
envoi de 20 secouristes de l'ONG « SSF »
soutien aux actions mises en oeuvre par « Atav » en faveur
des populations sinistrées
72.208 €
4.198 €
10.422 €
21.721 €
Thaïlande soutien en faveur des populations sinistrées (hôpital de Phuket)
100.000 €
TOTAL
1.215.068 €

=== CONSEILS AUX ONG ===

La tragédie du 26 décembre a confirmé que, mues par un grand élan de générosité, un grand nombre de petites associations locales de solidarité ont pris des initiatives sans concertation et surtout ont envoyé sur place des équipes sans préparation. Quelques conseils s'imposent :

- s'assurer que l'initiative répond bien à un besoin vérifié localement et ne repose pas seulement par l'idée que l'on peut se faire à distance de la situation sur place,

- n'envisager un départ qu'après avoir consulté la rubrique "conseils aux voyageurs" du site France Diplomatie,

- s'assurer une autonomie suffisante sur place (liquidités financières, rations alimentaires, voire moyens d'hébergement),

- se faire connaître dès l'arrivée dans le pays des services de l'Ambassade, et notamment du correspondant humanitaire (liste publiée au chapître "acteurs" de cette rubrique), tant pour des raisons de sécurité que pour permettre à chacun d'être mis en relation avec les autorités et responsables locaux (éventuelles coordinations européenne et onusienne notamment).