Réhabilitation et reconstruction en Indonésie

Report
from Government of France
Published on 30 Jul 2005
Plus d'une trentaine de projets font l'objet, à ce jour, d'un financement public.
1. Les interventions à impact rapide

A la lumière des constatations faites sur le terrain par les missions interministérielles, il a été décidé dans un premier temps de privilégier des interventions à impact rapide afin de répondre aux besoins immédiats des populations.

Plusieurs projets dits « cash for work » (travail rémunéré en espèces), mettent à contribution les populations locales, contre une rémunération, pour la reconstruction de leur environnement et leurs outils de travail. Ces projets concernent plusieurs domaines : la gestion et la transformation des débris accumulés sur le littoral après le raz-de-marée ; l'aide aux communautés de pêcheurs pour la reconstruction de leurs flottes de pêche ; la réhabilitation des bassins aquacoles, le forage de puits et d'unités de filtrage, l'approvisionnement en eau et la réhabilitation d'écoles.

2. L'éducation et l'enfance

Au sud de Meulaboh, un programme de reconstruction de 13 écoles, collèges et lycées est en cours de réalisation, grâce au financement public et à l'action de l'ONG Solidarités. L'ensemble du programme couvre la re-scolarisation de plus de 3000 enfants, y compris des enfants déplacés et devrait se terminer au mois de décembre 2005. Plusieurs collectivités territoriales participent au cofinancement de ce projet et souhaitent, par ailleurs, favoriser les « parrainages » d'écoles.

3. La formation professionnelle

Un projet est en cours de finalisation afin de contribuer à la réhabilitation et à l'équipement de lycées techniques à Banda Aceh, en partenariat avec des entreprises françaises. Un programme de formation professionnelle, associant les 28 communautés villageoises du sous-district de Lhoong est développé par Triangle Génération Humanitaire.

Par ailleurs, à la demande des autorités indonésiennes, la France soutient une importante action de formation, concernant 500 cadres administratifs de la province d'Aceh, avec pour objectif le renforcement des capacités de l'administration locale, fortement affectée par la catastrophe, au moment-même où doit se mettre en place le plan de reconstruction. Depuis le 1er mai, un assistant technique français est détaché auprès des organismes locaux de planification.

4. Le secteur de la santé

Dans le cadre du projet France-Asie-Hôpital, une convention de partenariat a été signée le 29 mars 2005, entre le CHRU de Lille et l'Hôpital Zainal Abeindin de Banda Aceh. Ce partenariat qui avait porté dans un premier temps sur la pédiatrie a été précisé au cours de la venue d'une délégation indonésienne en juin dernier et comprendra , notamment, un volet gestion des déchets, formation à la maintenance du matériel biomédical.

Le financement public soutient également diverses ONG engagées dans des projets contribuant à des actions d'assainissement et d'amélioration de la qualité de l'eau par la réhabilitation de puits, l'éducation sanitaire et le contrôle des déchets dans plusieurs centres de santé communautaires.

5. Le domaine de l'eau

Les possibilités d'intervention pour la reconstruction d'unités de production d'eau potable font l'objet d'évaluations, en particulier à Banda Aceh, où la contribution française, en partenariat avec la Suisse, pourrait participer à la réhabilitation et l'extension de la principale usine de production d'eau potable.

6. La reconstruction de logements et des infrastructures

Des projets de construction et de réhabilitation de plusieurs centaines de maisons, sur les côtes est et ouest du nord de Sumatra, sont mis en œuvre par différentes ONG françaises, grâce au soutien de financements publics français.

7. L'agriculture et la pêche

Le secteur de l'aquaculture, activité économique majeure pour de nombreux Indonésiens, a été fortement touché par la catastrophe. La remise en état des canaux et des bassins d'élevages nécessitent aujourd'hui des moyens importants.

La relance des activités agricoles et de pêche par plusieurs associations françaises contribue à l'amélioration du quotidien alimentaire des populations sinistrées et au redémarrage de l'activité économique locale.

8. Prévention et sécurité civile

Le renforcement des capacités d'action en matière de sécurité civile constitue un volet majeur de notre aide à l'Indonésie.

Un accord avec le BAKORNAS, organisme indonésien de protection civile, a été signé le 8 juillet à Jakarta. Ce projet aura notamment pour objet de renforcer ses capacités de gestion des catastrophes à Jakarta ainsi que dans plusieurs régions, d'accroître les compétences des acteurs concernés et de sensibiliser les populations. Ce projet, pour lequel un financement public, d'environ 2,4 M€ est programmé, sera réalisé en partenariat étroit avec les Croix-Rouge française et indonésienne.

De plus, la France finance des projets opérationnels ou scientifiques pilotés par Météo France et le CNRS, en partenariat avec l'Université Paris-I, afin de renforcer les capacités indonésiennes de détection et de modélisation des risques. D'autres projets scientifiques, (CEA : expertise et fourniture de logiciels spécialisés, IPG de Paris /Ifremer : participation de scientifiques indonésiens à des campagnes bathymétriques) sont soutenus par l'aide publique.

L'ensemble de ces actions sont appelées à s'articuler avec la contribution que la France entend apporter à la mise en place d'un système régional d'alerte aux catastrophes dans l'Océan Indien (SATOI voir fiche spécifique).

9. Intervention de l'AFD sur prêts très concessionnels

Enfin, l'Agence Française de Développement s'emploie à intervenir en Indonésie, grâce aux facilités concessionnelles qu'elle est autorisée à consentir, pour le financement de projets d'infrastructures et de travaux d'irrigation, ainsi que pour des prêts au secteur financier local (institutions de micro-crédit), impliqué dans la reconstruction.

Dernière mise à jour : 30/07/05