Haiti

Risques urbains : « j’observe ma ville pour mieux comprendre et proposer des solutions »

Format
News and Press Release
Source
Posted
Originally published
Origin
View original

« J’observe régulièrement les effets des pluies sur la commune mais je n’ai jamais pris le temps d’identifier qui était chargé de trouver des solutions à ces problèmes, et le rôle que je pouvais moi-même jouer dans la prévention et la réponse aux désastres », témoigne Ricardo, 17 ans, résidant à Gros Morne, Département de l’Artibonite.

Gros Morne, une localité d’environ 150.000 habitants, a été frappée ces dernières années par des tempêtes tropicales ayant occasionné des inondations importantes et provoqué des dégâts considérables. Le jeune homme n’avait que 11 ans en 2008, lorsque quatre tempêtes et ouragans meurtriers ont traversé le pays, notamment cette région.

En vue de permettre à la population de jouer son rôle avant, pendant et après une catastrophe, le Comité Thématique Éducation et Sensibilisation du public (CTESP) organise des sessions d’observation urbaine dans les localités identifiées comme étant les plus sensibles à ce type de phénomènes.

Par cette initiative, le CTESP veut encourager l’implication de la communauté, au premier rang les adolescents, dans les différentes interventions de gestion des risques et désastres. Avec l’appui de ses partenaires dont le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le dit comité s’active à identifier et analyser les risques auxquels la population est exposée, et par la suite formuler de vraies propositions pour les mitiger.

La mise en œuvre, fin 2014, de trois sessions d’observation urbaine – à Petit-Goâve (Ouest), à Gros-Morne (Artibonite) et à Pétion Ville (Ouest) – relève de cette démarche.

« J’ai perdu une tante pendant le séisme de 2010, et régulièrement ma famille est affectée par des inondations. J’ai envie de pouvoir aider les personnes autour de moi en cas de catastrophe. Alors, cette initiative m’a donné la possibilité de mieux comprendre les risques auxquels tout le monde est exposé.», affirme Ricardo, acteur à part entière de la session d’observation urbaine de Gros-Morne.