Haiti

Résumé de l’évaluation rapide VBG «Mission d’analyse de contexte sur les services, les comportements et les besoins spécifiques des femmes et filles face à la violence basée sur le genre »

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I. Introduction

En prévision de la réponse humanitaire post-ouragan Matthew, une équipe mixte de l’UNFPA et de la coordination du bureau départemental du MCFDF s’est rendue sur le terrain en vue de procéder à une évaluation rapide de la Violence Basée sur le Genre (VBG) du 12 au 16 Octobre 2016 dans les départements de les Nippes (Miragôane, Paillant, Petite Rivière de Nippes, Petit Trou de Nippes, Anse A Veau) et dans la Grande Anse (Jérémie, Abricot, Dame Marie).

La violence basée sur le genre (VBG) est l’une des violations des droits humains s’aggravant en période d’urgence. Elle est définie comme « tout acte nuisible/préjudiciable perpétré contre le gré de quelqu’un, et qui est basé sur des différences socialement prescrites entre hommes et femmes». Selon l’EMMUS-V, 27% des femmes haïtiennes déclarent avoir vécu des violences physiques de la part de leur mari ou d’une autre personne depuis l’âge de 15 ans ; 28% des femmes de 15 à 49 ans ont subi de violences physique depuis l’âge de 15 ans ; et 13% a été victime d’actes de violences sexuelles à n’importe quel moment de sa vie. En particulier dans la Grande Anse bien avant l’ouragan Matthew, 28, 9% des femmes a subi des violence physique depuis l’âge de 15 ans tandis que dans Les Nippes le taux était de 27,4%1. En plus, 13,8% des femmes dans la grande Anse et 10,8% des femmes dans les Nippes déclarent d’avoir subi des violences sexuelles. En effet, le risque de violence, d’exploitation et de mauvais traitement ne cesse d’augmenter, en particulier pour les femmes et les filles, dans les situations d’urgence telles que les conflits ou les catastrophes naturelles. En parallèle, les systèmes nationaux et communautaires ainsi que les réseaux de soutien social peuvent être affaiblis. Dans un climat d’impunité, la responsabilité des auteurs de ce type de violence ne sera pas reconnue. Les inégalités entre les sexes existant avant la situation de crise peuvent alors s’aggraver. Les femmes et les adolescentes sont souvent particulièrement exposées aux risques de violence, d’exploitation et d’abus sexuels, au mariage forcé ou précoce, au déni de ressources et aux pratiques traditionnelles néfastes. Les hommes et les garçons sont aussi concernés. La VBG a d’importantes répercussions durables sur la santé et le bien-être psychosocial et socio-économique des survivant(e)s et de leur famille.