Protection des Mineurs Non Accompagnés, une priorité pour le GARR

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from Groupe d'Appui aux Rapatriés & Réfugiés
Published on 12 Mar 2018 View Original

« Les acteurs de protection face aux conséquences des rapatriements à la frontière », tel est le thème de l’atelier de travail organisé par le GARR le 2 février 2018, de concert avec l’IBERS.

Des représentantes et représentants d’institutions travaillant dans le domaine de la migration ainsi que des autorités locales ont pris part à cette activité. Les sujets abordés sont, entre autres, regard analytique sur la migration haitiano-dominicaine, rapatriement et violation des droits humains, situation des enfants non accompagnés sur la frontière, difficultés rencontrées et rôles des acteurs

Lors des rapatriements, il a été constaté différentes violations liées à la séparation des familles principalement au niveau des différents points frontaliers. Les mineurs non accompagnés subissent les même mauvais traitements que les adultes rapatriés des centres de détention où ils passent plus de 24 heures sans nourriture et aucun service hygiénique.

Agés entre 11 et 17 ans viennent, les mineurs non accompagnés en majeure partie, du département du Plateau central, de l’Ouest, du Nord et de l’Artibonite (Nord). La plupart d’entre eux ont émigré en passant part des champs de canne sans documents d’identité. D’autres ont été confiés par leurs parents à des passeurs, avec grands risques d’être victimes d’abus, de discriminations et du racisme.

1,795 mineurs non accompagnés ont été rapatriés pour l’année 2017 dans les différents points frontaliers des dix départements géographiques d’Haïti.