Haiti

Plus de 5,000 Haï­tiens vic­times du Choléra ont porté plainte con­tre l’ONU/MINUSTAH afin d’obtenir jus­tice et répa­ra­tion

Con­tacts:

Brian Con­can­non, Jr., Esq., Insti­tute for Jus­tice & Democ­racy in Haiti, brian@ijdh.org, +1–541-263‑0029, (anglais, français, créole)

Mario Joseph, Av., Bureau des Avo­cats Inter­na­tionaux, (en Haïti), mario@ijdh.org, +509‑3701-9878, (créole, français, anglais)

Ira Kurzban, Esq., Kurzban, Kurzban, Weinger Tet­zeli & Pratt P.A., ira@kkwtlaw.com, +1–305-992‑3356 (anglais, espagnol)

Maria-Elena Kolovos, Bureau des Avo­cats Inter­na­tionaux (en Haïti), mariaelena@ijdh.org, +509‑4688-9968 (anglais)

Les avo­cats des vic­times ont déjà déposé la plainte à l’ONU/MINUSTAH deman­dant jus­tice et répa­ra­tion pour avoir intro­duit le choléra en Haïti

Mardi 8 novem­bre 2011, New York, Port-au-Prince — Le jeudi 3 novem­bre 2011, plus de 5,000 haï­tiens, vic­times, par­ents et/ou ayants droit des vic­times du choléra, ont porté plainte con­tre l’Organisation des Nations Unies (ONU) et la Mis­sion des Nations Unies pour la Sta­bil­i­sa­tion en Haïti (MINUSTAH), pour les dom­mages et préju­dices causés par l’introduction de l’épidémie du choléra en Haïti, en octo­bre 2010. Depuis lors, l’épidémie de choléra a tué plus de 6,600 haï­tiens et en a rendu malades plus de 475,000.

La plainte explique que l’ONU et la MINUSTAH sont respon­s­ables pour avoir : 1) failli à leur oblig­a­tion d’examiner et de soigner de façon adéquate les sol­dats de la MINUSTAH venant des pays où le choléra est endémique ; 2) déversé directe­ment des matières fécales (déchets humains) non traitées d’un camp de sol­dats de l’ONU dans un afflu­ent du fleuve le plus long et le plus impor­tant d’Haïti, l’Artibonite ; et 3) échoué à répon­dre de façon adéquate à l’épidémie. Les requérants deman­dent des indem­nités indi­vidu­elles, une réponse adéquate de l’ONU au niveau national, ainsi que des excuses publiques. Ils deman­dent égale­ment que la réponse au niveau national com­prenne le traite­ment médi­cal des vic­times actuelles et futures, et la con­struc­tion d’infrastructures san­i­taires et d’assainissement de l’eau, seule solu­tion pour enrayer l’épidémie de choléra en Haïti.

Me Mario Joseph, directeur du BAI a déclaré « qu’il s’agit d’une oppor­tu­nité pour l’ONU de démon­trer que ses idéaux quant à l’élimination de la mal­adie et l’encouragement du respect des droits humains en Haïti ne sont pas que des promesses creuses. »

Brian Con­can­non, le directeur de l’IJDH, a ajouté: « La majorité des faits sur lesquels s’appuie cette plainte sont tirés de rap­ports de l’ONU. L’ONU a par­ticipé au développe­ment de la plu­part des principes et dis­po­si­tions juridiques que nous citons. Nos clients enga­gent donc l’ONU à agir selon ce qu’elle sait être vrai et juste. » Pour plus d’information vis­itez www.IJDH.org.