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Plein feu sur la sécurité alimentaire de la Grand’Anse : Mars 2017

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Situation d'urgence dans la Grand'Anse: près de 43 pour cent de la population serait touchée.

La Grand' Anse n'a eu de cesse d'interpeler plus d'un, quant à la situation qui y a prévalu depuis le passage de Matthew. La sécurité alimentaire s'est détériorée drastiquement au point que le département en entier a été classé en phase trois (Crise), suivant l'analyse IPC (classification intégrée de la sécurité alimentaire) réalisée en janvier dernier par la CNSA, en collaboration avec ses partenaires nationaux et internationaux.

Selon une évaluation récente (mars 2017), conduite par la Direction Départementale Agricole de la Grand'Anse (DDAGA) et la CNSA, cette région vient de connaitre "trois mois de sécheresse, de décembre à février". Si l'on reconnait que "cette période coïncide bien avec la saison sèche du département", on relève néanmoins que la situation a été exaspérée cette année, compromettant ainsi les efforts déployés en vue de la réussite de la campagne agricole d’hiver.

Les ménages agricoles, qui constituent une bonne partie de la population grandanselaise sont donc dans une situation chaotique en raison des pertes agricoles enregistrées. L'insécurité alimentaire, déjà élevée depuis le passage du cyclone Matthew, s'est alors aggravée (faible disponibilité alimentaire, aliments très peu accessibles, consommation des aliments sauvages, stratégies d'adaptation de crise, etc.), outre les problèmes de logement et d'accès à l'eau potable qui restent l'apanage de cette région. La population rurale est la plus affectée, en raison du fait que les aides humanitaires ne l'ont pas touchée au même rythme que dans les villes