Haiti

Ouanaminthe : Cap sur l’emploi pour des jeunes des quartiers sensibles du Cap-Haïtien

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En apprentissage au Cap-Haïtien (Nord) depuis octobre 2011, une centaine de jeunes ont effectué, le 27 janvier dernier, une visite d’exploration à la Compagnie de Développement Industriel (CODEVI) de Ouanaminthe (Nord-Est). Située à une quarantaine de kilomètres du Cap-Haïtien, la zone franche constitue une opportunité d’emploi pour ces jeunes selon la Section Réduction de la Violence Communautaire (RVC) de la MINUSTAH, qui finance leur formation professionnelle de 6 mois en partenariat avec le Centre de formation du Village d’Enfants SOS (VESOS).

Il s’agit de 112 des 120 jeunes âgés entre 18 et 25 ans qui bénéficient de la deuxième phase du projet « Réinsertion », financé par la RVC à hauteur de quelque 200.000 dollars américains. 70% d’entre eux proviennent de quartiers difficiles du Cap-Haïtien, les autres bénéficaires de la formation ayant été relocalisé dans cette ville suite au séisme du 12 janvier 2010. Ces 120 jeunes, dont un tiers de filles, suivent des cours en plomberie, construction-bâtiment, électricité-bâtiment, auto-mécanique, couture et cosmétologie, lesquels doivent être sanctionnés par un stage de 3 mois.

Or, la CODEVI, une entreprise franche d’exportation spécialisée dans la confection et l’assemblage de vêtements, entretient depuis 3 ans un partenariat avec le Centre de formation du VESOS. Ce qui, assure le responsable de cette structure, Chery Hubert, facilite « l’intégration, sans difficulté des étudiants dans cette entreprise ».

A travers cette visite, il s’agit donc d’aider les étudiants à mettre en pratique au sein d’une entreprise les notions théoriques acquises. Ces derniers pourraient en effet y effectuer leur stage, voire y trouver un emploi, notamment dans l’assemblage et la confection de produits textiles.

Etudiante en couture, Rose Guerline Sylvestre explique qu’« à l’école, nous avons appris à confectionner, seuls, un maillot ou une jupe. Par contre, dans l’entreprise, « le travail se fait en équipe, » se réjouit-elle. Pour sa part, Honorant Exode, actuellement formé en plomberie, dit espérer effectuer son stage à la CODEVI. Quant à Borgella Jocelyn, un étudiant en électromécanique contraint de retourner au Cap-Haïtien après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, il estime avoir déjà découvert « des opportunités » à la faveur de cette initiative.

Les formations financées par la Section RVC de la MINUSTAH offrent l’opportunité aux apprenants, grâce aux connaissances acquises, de participer au développement d’une culture de paix communautaire, par la réalisation d’activités sociales dans les différentes communes dont l’impact peut être régional, départemental, voire national.

Rédaction: Quetony SAINT-VIL
Edition : Habibatou Gologo