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Haiti

L'impact de la situation sécuritaire de la mi-novembre sur la sécurité alimentaire des ménages - Haïti : Zone Métropolitaine de Port-au-Prince (Mars 2025)

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Points saillants

  • Une détérioration accélérée de la consommation alimentaire : la crise entraîne une augmentation de 6 points de pourcentage de la proportion de ménages ayant une consommation alimentaire pauvre, passant de 36 % à 42 % en seulement 1 mois, comparé à une variation annuelle de +8 points de pourcentage. Les communes de Port-au-Prince, de Carrefour et de Delmas sont les plus sévèrement touchées.
  • Augmentation de la privation alimentaire dans les ménages : Plus de huit (8) ménages sur 10 ont expérimenté la faim modérée ou sévère –sur l'échelle de la faim des ménages (HHS) avec une concentration alarmante dans les communes de Cité Soleil, Croix-des-Bouquets et Port-au-Prince respectivement de 90 %, 89 % et 91 % - Reduction du nombre de repas: 67 % des ménages ne prennent qu'un repas par jour (61% en novembre 2024), voire sautent des journées entières sans manger. Cette proportion atteint 73 % chez les IPDs.
  • Vulnérabilité accrue des déplacés internes ; exacerbée par des déplacements massifs avec une forte intention de migration (plus de 60 % des ménages, bien que non planifiés en raison de la crise) et une insécurité alimentaire aiguë : 89 % des déplacés internes ont une consommation alimentaire insuffisante (pauvre et limite), soit 20 points de pourcentage de plus que les non-déplacés.
  • Hausse du coût du panier alimentaire de 6%, atteignant 26 585 gourdes haïtiennes pour une famille de 5 personnes, notamment à Delmas et à Pétion-Ville. Des hausses de 2 % à Carrefour et à Cité Soleil, et de 3 % à Tabarre, ont également été observées entre la fin février et mars.
  • Volatilité des prix des denrées de base, marquée par des augmentations significatives allant de 8 % à 20 % pour des produits essentiels tels que le riz et le sucre, et de 13 % pour la farine de blé à Delmas.
  • Un niveau d'assistance faible : seuls 6 % des ménages déclarent avoir reçu une assistance humanitaire générale et 3 % des fonds ou transferts issus de la diaspora.