Haiti

Le Président du Groupe de la Banque mondiale visite Haïti

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Communiqué de presse n°:2009/120/LCR

M. Robert B. Zoellick réaffirme son soutien ferme à Haïti pour les efforts déployés afin de venir à bout de la pauvreté

PORT-AU-PRINCE, Haïti, 22 octobre 2008 - Au terme d'une visite de deux jours effectuée dans le pays, le Président du Groupe de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick, insiste sur son soutien ferme à Haïti au vu des efforts déployés pour relever le défi de la pauvreté et pour se remettre des récentes catastrophes naturelles.

« L'État haïtien et les bailleurs de fonds doivent faire avancer le programme de développement global du pays, œuvrer ensemble sur le front des efforts de redressement et de reconstruction et promouvoir une nouvelle vision pour favoriser la croissance et le développement à moyen terme, en s'appuyant sur la Stratégie pour la croissance et pour la réduction de la pauvreté d'Haïti, » a déclaré M. Zoellick.

Le 9 octobre, M. Zoellick a annoncé un don d'urgence supplémentaire de 25 millions de dollars accordé à Haïti pour la reconstruction des principaux ponts et pour l'achèvement d'autres travaux de réhabilitation d'infrastructures clé ; ce don est aussi destiné à élargir la portée des programmes existants afin de réduire la vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles et de renforcer sa capacité à y faire face.

Au cours de sa visite, la première qu'il effectue en Haïti, M. Zoellick, qu'accompagnaient Mme Pamela Cox, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Amérique latine et Caraïbes et Mme Yvonne Tsikata, Directrice des opérations pour les Caraïbes, a souligné l'appui sans faille de la Banque à cette nation caribéenne. Il a rencontré le Président René Préval, le Premier ministre Michèle Pierre-Louis, et les membres du gouvernement, abordant dans ses entretiens des sujets tels que le redressement d'urgence, la crise alimentaire, les perspectives économiques et les plans de développement à moyen et long termes.

« Pour répondre aux catastrophes qui ont détruit notre pays, mon gouvernement a mobilisé près de 200 millions de dollars pour faire face à l'urgence et à la détresse de nos concitoyens » a déclaré la Première Ministre Pierre-Louis. « Mais notre objectif réel, est de mener, dans le cadre d'un effort national et avec l'aide de la communauté internationale, une véritable politique de reconstruction réfléchie et durable pour que nos villes et nos campagnes ne soient plus aussi vulnérables » a-t-elle ajouté.

M. Zoellick a également eu l'occasion de constater par lui-même l'étendue des dégâts causés par les inondations dans les zones affectées par les catastrophes naturelles, notamment à Gonaïves, et de se rendre compte de la destruction grave des infrastructures, en particulier les habitations, les ponts et les routes.

« Il faut donner à Haïti sa chance, et les bailleurs de fonds doivent donc aider le pays à aller de l'avant dans l'optique d'un développement qui n'exclut personne, de sorte que les populations locales contribuent, au premier chef, à l'amélioration de leurs propres conditions de vie, » a dit M. Zoellick.

Tout en insistant sur la nécessité de reconstruire le pays et de mettre en place un plan d'intervention coordonné en réponse aux catastrophes, le président de la Banque mondiale n'a pas manqué de mettre l'accent sur l'importance du programme de développement du pays qui prévoit l'accroissement de la production agricole, la sécurité nutritionnelle, ainsi que l'amélioration de l'éducation et de la santé pour tous les Haïtiens. Le calendrier du séjour de M. Zoellick à Port-au-Prince lui a permis de visiter un projet de cantines scolaires à Cité Soleil, l'une des zones les plus pauvres de la ville de Port-au-Prince. M. Zoellick a par ailleurs eu des entretiens positifs avec des représentants de la communauté des bailleurs de fonds, des dirigeants du secteur privé et des membres de la société civile.

À l'occasion d'un échange avec les médias avant son départ, M. Zoellick a souligné les difficultés qui s'opposent au développement d'Haïti et les efforts déployés par le pays pour promouvoir la croissance, lutter contre la pauvreté et améliorer le niveau de vie de sa population. M. Zoellick a en outre réitéré l'engagement du Groupe de la Banque mondiale à soutenir ces efforts.

La Banque mondiale, en intervenant principalement par le truchement de l'Association internationale de développement (l'institution membre du Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans les crédits et les dons assortis de conditions concessionnelles aux pays à faible revenu), a approuvé 240 millions de dollars d'aide à Haïti depuis 2005, y compris un don d'urgence de 10 millions de dollars accordé au pays pour l'aider à répondre à la crise née de la flambée des prix alimentaires. Ne sont compris dans ce montant ni les 25 millions de dollars supplémentaires annoncés ce mois-ci ni les quelque 14 millions de dollars de ressources en fonds fiduciaires investis en Haïti.

La Société financière internationale, l'institution membre du Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans le secteur privé, a investi quelque 51 millions de dollars dans la téléphonie cellulaire, le textile, la microfinance, et consenti une ligne de crédit au profit d'une banque locale.

Contacts :

À Port-au-Prince : Alejandro Cedeño (509) 3412-4480
acedeno@worldbank.org

À Washington : Patricia da Camara (202) 473-4019
pdacamara@worldbank.org