Haiti

La Banque mondiale pense à annuler la dette d'Haïti

Source
Posted
Originally published
Origin
View original
Une promesse de Robert Zoellick qui estime à plus d'1 milliard de dollars le bilan des dernières intempéries jeudi 23 octobre 2008,

Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a annoncé mercredi une possible annulation totale de la dette d'Haïti envers l'institution de Bretton Wooods, à l'issue d'une visite de trois jours consacrée à l'évaluation des énormes dégâts causés par quatre ouragans et tempêtes.

"La moitié de la dette, soit plus de 500 millions de dollars, a déjà été annulée. Le processus est enclenché pour éliminer l'autre partie. Je suis certain que cela va arriver bientôt", a indiqué M. Zoellick, précisant toutefois qu'une telle initiative serait assortie de certaines conditions. La transparence, la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance économique seront notamment exigées des autorités haïtiennes.

"Cette visite m'a permis de mesurer personnellement l'impact des ouragans qui ont frappé Haïti", a déclaré à la presse le patron de la BM qui chiffre à plus d'un milliard de dollars les pertes matérielles et économiques enregistrées en août et septembre. Robert Zoellick, qui a pu survoler à bord d'un hélicoptère onusien les régions sinistrées, a ajouté "il faut maintenant réagir pour redresser Haïti, il faut aussi saisir les opportunités pour l'avenir".

"Haïti est un pays fragile o=F9 il y a eu des émeutes de la faim et des tensions sociales que les intempéries n'ont fait qu'aggraver. Il faut être conscient de ces dangers et prendre des mesures pour y faire face", a insisté le président de la Banque mondiale.

Il a aussi promis de soumettre un rapport à la communauté internationale sur les fonds à mobiliser dans le cadre de la reconstruction des infrastructures du pays gravement affectées.

Si l'effacement de la dette d'Haïti pourrait lui épargner le remboursement de plusieurs centaines de millions de dollars et le service de la dette, en revanche il risque de confirmer la décision en vigueur depuis 2005 et en vertu de laquelle le pays n'a plus accès au crédit. Il doit se contenter des manifestations occasionnelles de la "générosité" de l'institution financière internationale à travers des dons. spp/Radio Kiskeya