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Haiti

Haïti - Snapshot sur les incidents Violences Basées sur le Genre (VBG) (janvier - mai 2024)

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De Janvier à Mai 2024, 3949[1] incidents de VBG dont 72% de violences sexuelles ont été rapportés par les acteurs du SousCluster VBG. On observe une augmentation continue et significative du nombre d’incidents de VBG rapportés. En effet, pour leseul mois de Mars 2024, il est d’environ 5 fois celui de janvier-février 2024, passant 250 à 1543. Entre mars et avril-mai 2024, onobserve que le nombre de nouveaux cas rapportés a augmenté d’environ 40% passant de 1543 à 2156. Les incidents VBGrapportés concernent uniquement sept (07) départements (Ouest, Centre, Nord, Nord-Est, Artibonite, Sud et Grand Anse) et 32communes, y compris la République dominicaine. 70% des incidents VBG rapportés se sont produites dans le département del’Ouest et 26% dans le département de l’Artibonite. La majorité des survivant (e)s sont des femmes (75%) et filles (20%). Laplupart des survivant (e)s de VBG sont en statuts PDIs (61% dont 43% vivant dans la communauté et 18% dans un site dedéplacés). Ces violations sont le plus souvent commises par les membres des gangs armés (66%) dans le domicile du (de la) survivant(e)s (45%). Malgré une légère amélioration de l’accès aux services dans les 72H suivant l’incident de viol qui est passéde 25% à 27% entre fin Mars et Mai 2024, il demeure faible. L’insuffisance ou absence de structures de prise en charge avec desfermeture forcée à certains moments, le manque de personnels formés ainsi que la situation sécuritaire que connait le paysconstituent un obstacle majeur à l’accès aux services. Le fonctionnement du mécanisme de référencement des survivant (e)sreste très faible. Certaines survivantes ont connu l'horreur au point où elles ne se rappellent avec précision les faits. Elles nepensent même pas porter plainte car craignant des représailles. Les services juridiques demeurent onéreux, pas moyens pour supporter les services en continu/dysfonctionnement des tribunaux. Les safe space ou maisons de transit pour hébergement temporaire d’urgence des survivant(e)s demeurent précaires et insuffisants. Plusieurs survivant(e)s qui appellent la Hotline vivent en situation de rue dans les communautés et ne disposent pas de téléphone.